Uiad., I\. v. 85-160; II. v
i. Cf. les sept villes chaldêennes au bord de la mer. (I. Maspero, Hist. lue. I. p. 561.
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mouillages semblent avoir des noms sémitiques (Marathon, Brasiai, etc.)1. Si
Ion veut d'autres exemples, est-ce un hasard que dans VIliade le bouclier
\ i\. lut de sept peaux de bœuf, — - « * i I l'œuvre "lu béotien Tychios, qui habite
le pays de Kadmos el de rhèbes aux sept portes*? est-ce un hasard que la
iule homérique d'Héraklès fasse naître le héros ;i m'/>/ mois el lui fasse attaquer [lion avec une flottille de six barques1? est-ce un hasard encore que le cratère d argent, œuvre des Sidoniens habiles, contienne six mesures*? Dans la
iule de tiharybde el Skylla, est-ce toujours un hasard « 1 1 1 < ' celle même alternance des deux numérations? Skylla, monstre horrible, a douze pieds, six cous, ci vc tapil dans une caverne si haute «pi avec vingl mains el vingl pieds un mortel ne saurai! l'atteindre5. Or Skylla (nous I ;i \ »»n> déjà \u el nous le verrons mieux encore) esl sortie de la môme onomastique phénicienne que Kalypso. D'ailleurs si I on n admel \>n> l'usage de la semaine, il esl des légendes de V Odyssée qui sonl impossibles à comprendre. De môme, en effet, que la
mie l'hodiennc connaît les sepl Héliades, fils du Soleil, de môme V Odyssée non- parle des sepl troupeaux de bœufs el des sept troupeaux de brebis, de "cinquante tôles chacun (dans le Lévitique, cinquante esl aussi le nombre rituel, le nombre parfait, 7-7 19), que dans l'Ile *\\\ Soleil gardent les (\c\\\ nvmphes Phaéthousa el Lampétie, Mlle- d llélios el de lu divine Néaira,
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Dans cette Ile du Soleil, les compagnons d'Ulysse fonl leurs sept jours de bombance. Les sepl troupes de bœufs représentent les jours (le même mol sémitique npa, bakar el boker, signifie bœuf el matin), el les sept troupes de brebis, les nuits : par la suite nous venons toute celle légende du Soleil el de s,i femme Néaira rentrer dans la série des doublets Kalypso-Ispania et Kirkè-Aiaiè. DionCassius, ;i propos des Juifs el de leur sabbat, nous dit que la semaine n'a été introduite .i Rome que ^^ son temps, ou peu s en faut, el que le- ani lens Grecs ne l'ont jamais connue . Les Grecs en effet, aux temps historiques, ne divisaient pas leur- mois en semaines, mais en décades. Si aux temps homériques il en esl autrement, c'est que la civilisation homérique esl un mélange de coutumes indigènes el de modes exotiques. Le phénomène n'a rien de surprenant. Au wii el win siècles, le- marins occidentaux, de chrétienté latine, imposèrent aux insulaires levantins, de chrétienté orthodoxe, leurs fêtes el leur calendrier avec leurs marchandises : aux Iles, il- importèrent des Jésuites et des fêtes, des Capucins el <\>^ dévotions, en même temps que des lis-ns el des armes. Grâce
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Lu Grèce historique, n uyunl plus le eontuel aussi fréquent il'- Séiniti s'affranchit île la semaine, en même lenipi que de lu dépeudunre commercialr
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légendes populaires elle gardait le souvenir il une [»ériode préliellénii|ue, où le nombre sept jouuil un rùle rituel. Si rilellude connut les dix orateurs atliques, la Grèce primitive avait eu les sept sages, donl deux toul au moins, pensaient les Grecs, avaient été les élèves des Phéniciens : Phérécydc, né dans notre Ile de
Sua. cl Thaïes, lils il un Milcsicu de 1 ace phénicienne. Pareillement, si la Grèce primitive avait connu les sept Iles de la Médi terra née, l'Helladc historique connut les dix iles du monde. « Ptolémée, «lit Eustalhe, veut trouver ili\ grandes îles au monde, Taprobane, Bretagne, Chersonnèse Dorée, Ibcrnie, Péloponnèse, Sicile. Sardaigne, Cuise. Crète et Chypre. Il a voulu faire la décade, ci il a dû compter deux presqu'îles, juvapiôuôiv xuTaïç xat 8ûo /zzyJ'/r~fyj;. (■>: av. o'.vy.. tr,v oixiox «uviivri1 ». Ce n'est pas autremenl que nous avons vu Hérodote substituer dans les mesures de la Libye le nombre dix au nombre sept des Sémites, et le môme Hérodote substituer cinq jours de marche aux sept jouis qu'il faut pour traverser l'Asie Mineure, el le même Hérodote encore substituer cinq bouches seulement aux sept embouchures du Nil : « Le Nil, dit Strabon, a sept bouches, du moins sept bouches importantes, car il ni a un plus grand nombre, mais secondaires. XeircoTepat 8è reXeiouç1 ». « Si Hérodote appelle le Nil « aux cinq bouches ». dit Eustalhe, c'est que deux de ses bouches ne sont pas naturelles, mais creusées de main d'hommes5. » Le Nil n'a jamais eu cinq bouches ni sept bouches : « Les Grecs, dit C. .Maspero. reconnaissaient sept embouchures du Nil, à côté desquelles les autres n'étaient que de fausses bouches (duodecim enim reperiuntur superque quatuor quae falsa ora appell(i;>l'). Il n"\ avait en réalité que trois percées maîtresses, la Canopique, la Pélusiaque et la Sébennytique5. »
La Grèce primitive avait eu aussi les sept merveilles du monde et, dans la terre de Kadmos. les sept portes de Thèbes el les sept héros qui marchèrent contre elles. Les poètes gardèrent l'habitude de diviser la vie humaine en semaines d années, de considérer comme l'apogée la fin de la. septième semaine, la cinquantaine (7x7 = 49), et de régler toute l'éducation et toute la