‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 216 sur 277 · Hérod., II. 10: Eustath., <ul Dion · texte numérisé non relu

Hérod., II. 10: Eustath., <ul Dion

i. l'Iin.. V. 1(1.

■'■ i.. Maspero, Hist. . [ne. , I, p 5.

v. BKRARD. — I. r.ll

, I ,1 !S l'IM MCIENS II L'ODYSSI l

• enduite des hommes suivant ce rhythme de sept ans : « pourtant, dil Vristote, il

esl visible que ce système ne cadra pas du tout avec la réalité1 » \ Uhènes,

un ne donnait un nom aux enfants que le huitième jour. Ce n esl pas autrement que les choses se passent dans imis les récits de naissance des Mille et une Nuit»\ 1rs enfants \ -<>ni toujours circoncis el dénommés le huitième jour: route femme, du I»' Lévitique, qui accouchera il un mâle, sera impure durant sepl jours et, le huitième, elle circoncira •son fils. •• Les Uhéniens, qui avaient oublié le motif rituel de cet usage, inventèrent une raison d'expérience el de praliquc : ■ pendant la première semaine, disaient-ils, les enfants ont trop chance de n ii m n ii : il esl inutile de leur » loi mer un nom avant d'être sur qu'ils vivront*. » I esprit grec apparaît mieux encore dans une autre interprétation ilu môme nombre *<•/>/. \ Samothrace, dans l'une de ces Iles Hautes au nom sémitique, .. \/ji . 1rs Grecs eurent des mvstères i|u ils croyaient il importation phénicienne; le nombre sepl \ était rituel : ° c'est que /eus étant né, s'était mis à rire el pendant sept jours il ;i\.iil ri avant de se reposer. » Quelle aimable différence! I âpre dieu des Sémites se met au travail le premier jour el se repose le septième; le charmant dieu des Grecs commence la vie par des éclats de rire, par une semaine de gaité. C'est Hiéodorc de Samothrace qui nous donne cette explication : il devait être documenté sur les mystères el sur les dogmes de s;i pati n' ■

Les traditions géographiques, surtout, el les légendes maritimes gardèrent lidèlemenl ce nombre sepl : sept grandes Iles, lleuve des SVpf-Bouches ou dos iSVp/-Gués, détroit de sepl ou de septante stades, confédérations de sept ports, nous avons eu de nombreux exemples déjà, el pour ces villes confédérées, en particulier, le choix était aussi difficile qu'entre les sepl patries d'Homère*. C'est nu tribut de sepl garçons el de sepl lilles que, durant neuf ans, Minos exige dos Uhéniens, el Thésée esl !"• premier des sept. Ce môme Thésée, dans s;i cinquantième année (7 7 19), enlève la petite Hellène qui n a que sept uns encore '. ont 1rs (dus vieux auteurs, Hellanikos surtout, qui nous mil transmis ers mies. Les polygra plies des siècles postérieurs nous en mil conservé de similaires. Dans l'Hellade historique, ôtres el choses de la mer suivenl encore le rhythme sept. I. Eu ripe se reposait tous 1rs sept du mois. Dans I Ile «I Andros, une fontaine merveilleuse donnait du vin ;i certains intervalles de sept jours, statis ihrlnis seplenh . C esl par semaines <|u il faut mesurer la gestation des poissons, ■ n les uns portent plus de trente jouis, les autres moins, mais tous un nombre

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ol ilr\ nient leurs petits, pendant les deux einnine île enline nue Zeu avnil établies pour eux bu milieu de In muuvni e li on < étaient le joui ■ l< \ •» nions, 8t*pl jours uvuul el sept jours après le solstice il liivoi Zen réeompen ri i 1

ainsi la fidélité du he"ros Keyjc, KVti/ . et de n fei ■ Uki/ouè, 0.xu(î>vr|( qu'il

nvail métamorphosés en alcyons1.

Celle légende nous ramène à nos vers odysséens el au récil d'Eumée : le septième jour, In nurse phénicienne tomhe n fond de ealc comme une kea marine.

il./.' 01 0OUOV },')/ . [ / ■>. ht/ K >0vUoV,

Iw,ç. x/j-/;. y./jf^. xàfOCÇ, xv'/j;. ce nom /. ci/.c OU /■<'./■ \arie si>ii\riil iluilliu-

graphe autour des trois consonnes fondamentales, k u x, x-u-ç. La seconde < l< ■ ces consonnes |>;ir;iil avoir été a l'origine un digamma que l'on rendit ensuite par un 'j ou un [3, car on a aussi xio/;. on que simplement I on supprima. Or il existe de singulières ressemblances entre les noms d'oiseaux dans |,i langue homérique et en hébreu*. Nous avons déjà le doublel goup-oionos, yûAowov6ç. Mais il en esi beaucoup d'autres. Le nom grec de l'aigle, aetos ou aielos, 7.;.:toç ou y.z-ô;, esl la transcription exacte «le 'C',\ ail ■. nous savons commenl le " initial tombe souvent dans les transcriptions grecques (en arabe, la racine a un aïn, non un gain) el commenl le id esl ordinairement rendu par un t. Le mol homérique anopaia, àvoicala, esl un i--/: Xerôuevov qui ne se rencontre qu'une lois dans VOdyssée,

y, u.£V j.z o>; z'.t.oj?' y-ior, vXauxw7ci<; AO////, . oovtc o' wç àvorrala SléitraTO '

Les Grecs postérieurs semblent ne plus connaître ni même comprendre ce mol qui désigne sûrement un oiseau, niais lequel? « C'est un oiseau, disent les uns. semblable à l'orfraie6. » D'autres traduisent ivà o— y,v et écrivent av' oracta, /mr /<v fenêtre. - D'autres encore disent : ivoraxta c'est iôpa-roç (a — oiî), Sià tô (oç Spviç xa^stoç ôz'kl^x'. — Le Lévitique et le Deutéronome, parmi les oiseaux d'eau impurs, citenl nsJN, anap'a, vapàSpioç, traduisent les Septante : pluvier. La transcription en àv<maïa est rigoureusement évade, a = n, v — :, - = £. y. = n — Un autre a-a; Xeyé{ji.svov di1 VOdyssée, mcwiteç, embarrasse tout autant

1. ^rist., ///v/. I//.. VI, 17 : xûouat 8è to'jtwv Sviot p.èv où itXstou; rptstxovxa fjjispoiv, <}'. '3' IXdxTova ypôvov. -iv-::; ô' iv ypôvoiç Siatpoujxsvotî si- 70/ tûv É63o[ià8wv ipi6[iôv.

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