‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 217 sur 277 · fWi/vs.. XV · texte numérisé non relu

fWi/vs.. XV

i. Cf. II. Lewy, p. S el suiv.

ti. Eustath., I ila. Ill : elôôî 7-.'/:; ôpvéou XsyoufflV '-f '"','"', ÈOlXÔXOç v.ai ô [iciaêoXîù; Ar,;.i.0 7fJ:Vr ; o-jtu 7T,v

: I uslath., 1419, 33

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les naturalistes ri commentateurs anciens. Pour le poète odysséen, les skopes sont des oiseaux h la large envergure, «tvuffwrrspoi, qui peuplent les arbres de Kalyp6o,

:'):: TavoffWrrepoi sùvâÇovTO tx< .://..,■ - Xtorool t: xopûvai*.

i es oiseaux m existent plus, » disait Pline, neque ipsaejam aves nascuntur*. Vristote rangeait les skopes parmi les oiseaux nue I on ne voit « 1 1 1 un joui par .m: il pensai! aussi qu'ils ne mangeaient pas, étant immortels*. \ côté de I iimip a. les listes «In Lévitique et du Deutèronome portent un oiseau impur, que l»'s Septante traduisent par Xâpo;, semble-t-il, /'/ mouette : <• Vsi nrw, skhap. La transcription ru skopes, -■/.'■<-.:;. souffrirait h première vue quelque difficulté : le n est d ordinaire rendu en grec par un y ou supprimé. Mais le y dans l'alphabet grec est d'invention récente et lou trouverait plus d'un exemple du

x rendant !<• n : la ville de mn, Charra, /<■ Trou. TotJjYXat, est tantôt Kàopa ou

11 ii

K . /•.. l.miui Xappà; la ville de vw, Jéricho, devient dans Strabon, leoîxouc, etc.

La transcription de skhap en trxuri lui s;uis doute influencée par une étymo-

■ populaire qui rapprocha ce mol étranger des racines grecques (nciirroaat cf. xÀûkI ••! // :":■. /) ou ïxwtcto), ainsi que ne manquent pas de le faire encore les philologues modernes.

lieux ou kex ou kavax rentre dans la même catégorie de noms exotiques. 1 ai c est aussi un -/-•/; / Evéuevov odysséen, qui ne se rencontre que dans notre vers <\r ['Odyssée, en plein récit de navigation phénicienne, et que, seuls, quelques poètes ont ensuite conservé. Les commentateurs expliquent difficilement ce mol l 1 une mouette, disent les uns. Non, disent les autres; Homère connaît la mouette son-, les noms de Xâpo; ou xiQuia : c'est plutôt le goéland,

jo;. 1 D'autres tiennent pour l'alouette de mer' — Le Lévitique et le Deutèronome citent le koux, D13, parmi 1rs oiseaux d'eau impurs; les diverses transcriptions grecques xauau;, xâêx!*, y.f,A. s'appliquent également bien, •/. = 2, j cl 6 = 1, ç = D. Les Septante traduisent par corbeau <!<■ nuit, vuxnxôpaÇ, ce <|iii semble un lointain à-peu-près; car le koux ligure dans l'énumération des

n\ de mer, auprès <\r nis, l'épervier marin. Or si la légende mégarienne nous ,1. par un doublet, révélé le vrai sens de Nisos-I Épervier, une autre légende

que iiou - donne aussi pour koux un doublet gi'éco-sémilique. Keyx, ami et parent d'Héraklès, était un roi des Maliens. Il habitait surin mer il Eu bée, près des Thermopyles, un lieu <|iii s'appelait lu Hoche, Tpàviç, et nui plus tard lui nommée la Ville dllêraklès, HpxxXeîa. Keyx et sa femme

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est lu 1 1 . m 1 1 1 < I mu grecque. Mais si, nom lii Pierre de VEperviei iiiéguriflnue, nous avons les doux mots lie I original phénicien, nkoula cl nin, il cmlilu ijiir,

pOUI" lfl lia lie ilr I [IcUOn, imiis n ;i\uils ici que lfl SflCOIld île, dfllIX tfll'IlK!

si'ioii iques, /.on. r, I autre ;i\;ini été traduit cl non transcrit en grec, ,-'/'■ Poi lu suite, nous retrouverons suis peine ce premier mot de I original phénicien. Nous le connaissons déjà : c'est Souv, la Roche, <pn nous a donné Tyro» «ni Syws et Si/riti ■. s<>uf Koux ou Kouss (étant donnée l'équivalence du : et

des tt) rsl devenu sur les ciilcs ilr Sicile la ville de Si/rn-l.niissa . Eupàxouroat,

fondée, ilis;iii (a légende, par les deux nymphes Syra, Sûpa, et Kousta, Koûroa. Celle Roche aux Alliions, en face de \ llr aux Cailles, OpTUvia, es| lurn le modèle des établissements phéniciens que Thucydide connut sur le pourtour

des côtes siciliennes : un Ilot côtier ei un promontoire dominant la mer

Mais les autres légendes odysséennes nous ramèneront à celle côte de Sicile. Pour le moment, je crois que le douldel koux-alcyon, xyju^-àXxuwvr,, nous est acquis au même titre que le douldel mégarien, nis-épervier, vwroç-ïepal;, au même titre que le douldel odvssêen. aiè-épervière, aui-xfoxr,. Nous verrons que toute la famille de Kirkè, avec son frère Aièlès el sa mère Perse, n'est qu'une bande d'oiseaux juchée sur une série de promontoires qui bordent la côte italienne, comme Nisos el Keyx bordent de leur roche ou de leur pierre les côtes helléniques.

A ces oiseaux marins, il faut joindre un comparse. UOdyssée connaît les phoques, tpûxaç, aux pieds nageurs, vsitoSsç, au ventre rebondi, tout plein de nourriture, Ça-cpecDeiç, qui vivenl en troupes el qui sentent mauvais. Ce mot phoque ne se rencontre que dans Aoux épisodes de l'Odyssée. Les Phéniciens de notre récit jettenl par-dessus bord le cadavre de la nurse : « Il servira de pâture aux phoques el aux poissons2 ». Ménélas a connu dans les parages de l'Egypte les troupeaux de phoques ^w merveilleux IVolèe: ils sortent de la mer et viennent se coucher sur les sables de l'baros '. Les grammairiens ont vainement cherché une étymologie grecque au mol tpwxr,, dont l'origine, disent-ils. est incertaine: mais la racine hébraïque p2. p.ou.k, signifie boiter, chanceler, claudiquer. Le mol tpwx7) serait la transcription très exact»1 de npis, phok'a, que les Hébreux emploient pour signifier achoppement et que les Phéniciens auraient appliqué à cet animal boiteux, dont la marche justifie cent fois celle appellation.

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