I. Hygin., fab
-2. Odyss., iv. ;;•->.
T.. Odyss., IV. v. lui el suiv.
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>ni lr rhythme septénaire, VÊcriture cl les textes chaldéens fourniraienl mille exemples. Les Chaldéens ont leur semaine du déluge qui se termine par des sacrifices où I on dresse sepl ri sept vases. Eabani passe nu»' semaine dans
les plaisirs de I i ur, comme I lysse dans les plaisirs du festin. Dans l'odyssée
de (lilgamcs, les héros dorment -i\ jours el sepl nuits. Les tours chaldéennes ont sept étages en l'honneur des dieux. Bel ;i sepl MU. génies destructeurs. 1rs l'êtes de dédicace comportent une semaine de réjouissances. Les messagers
il V i sont .ni nombre sept, les Sept Vents. L'Enfer esl entouré de sept hautes
murailles el fermé de sept portes, etc., etc. : < Les Égyptiens, dil (1. Maspero, employaienl presque exclusivement le système décimal qui ;i prévalu chez nous; les Chaldéens combinaient les systèmes duodécimal el décimal'. » Il faudrait aussi, j côté il''- textes homériques ou t\r^ vieilles légendes grecques, citer vingt passages des Mille <■/ / //'■ \uits, en commençant par les sept voyages de Sindbad le marin el en continuant par le- aventures du Barbier et de ses six frères. Si I mi ne veul pas descendre jusqu'à l'Islam, il suffît d'ouvrir les auteurs de I antiquité classique : historiens ri géographes de l'antiquité, lorsqu ils parlent des Sémites leurs contemporains, peuvent nous donner quelques exemples typiques de la numération par sept.
Car, à l'époque classique le nombre sepl joue encore If même rôle dans l'onomastique el dans l<"- traditions tir- mers fréquentées par les Phéniciens, Carthaginois, Vrabes ri autres Sémites. Nous avons longuement expliqué les udes el mesures septénaires des côtes espagnoles. La Septième, EêSouo;, esl une ville carthaginoise: l'Ecriture a une ville de même nom. Carthage, qui avait été fondée 21 <7 - 3) ans avant la prise d'Ilion, passail pour avoir eu sept cenl mille habitants*. Les archipels de la mer Occidentale doivenl avoir
sepl Iles : certains veulent que les Baléares soient au nombre «If sept Mais
Strabon n en mentionne que deux* >•: les Baléares en réalité sonl au nombre de quatre grandes Iles avec une multitude de rochers. LesLipari si ml au nombre de Iniii un ili\ Ilots, ce i|ni n empêche |>;i^ les Anciens de parler toujours «1rs sept île- boliennes. Toute l'antiquité -;i\;iil que les Baléares étaient nue colonie phénicienne '■! Y Odyssée nous montrera dans l'Ile d'Eole une station des Sémites.
Il de même, à I autre extrémité ilu monde ancien, en d'autres mers sémitiques. 1.-7/ 'I'-.vt/. les Sept-Puits, -mil une station arabe. Hérodote s;iil qu'il Luit sepl pierres dressées pour les cérémonies du serment arabe*. Les mesures de l.i mer Vrabiqueel des routes qui \ n in in il semblent rhythméespar le chiffre -.///, des sept bouches du \\\ aux sepl bouches du Sindh, avec les sepl lies
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le mémo Hérodote niins (ii-( i M le bazar phénicien installa sur la plage do I ti
Iule, ce snnl les mêmes chiffres que (la II I (UhjHHÔV : le ni, in lie < 1 1 1 1 ■ - i ilHl on
bix jours; le septième, on renne el l'on embarque*. Hérodote onouro, sans le vouloir, nous fournil un meilleur argument dans son récil de la colonisation théréenne .
I i le île San torin, jadis appelée la Très Belle, KaXXlonr,, ;i\;iil reçu ce premier nom des Phéniciens : Kadmos } avail fondé les autels de Poséidon el d'Athèna', comme à Rhodes, et, comme a Rhodes, il avail à Santorin laissé nue colonie. Un desccndanl de Kadmos. venu de Lacônic el nommé Théras, Im donna ensuite le nom de Thèra, ft^pa : elle avail gardé son premier nom de Très Belle pendant huit générations. Or un descendant de Théras, qui régnait sur l'Ile, étanl allé consulter l'oracle, la Pythie lui ordonna de coloniser l;i Libye. Mais la Libye, pour les Théréens, étail une contrée inconnue; ils négligèrenl I oracle : pendant sept ans ils n'eurent pas de pluie. La Pythie, consultée de nouveau, répéta -es ordres, lu Cretois d'Itanos emmena alors une expédition théréenne el découvrit sur la côte d'Afrique l'île Plate. Les Théréens prennenl des colons dans leurs sept cantons, i~o -ôr; vtopwv àiîàvrwv l--v. èqvrtov, el I on tonde sur la côte en face de Plateia, la ville d'Aziris, où l'on reste six ans; mais la septième année, on abandonne A/iris pour kyrèno".
Ce récit est beaucoup moins légendaire qu'on ne pourrait croire. Il contient une part de réalité indiscutable. Thèra devait avoir sept cantons, el le nombre sept devait jouer un grand rôle dans ses institutions, ses mœurs et ses légendes : « les Théréens, dit Eustathe8, ne pleuraient ni ceux qui mouraient à cinquante ans ni ceux qui mouraient à sept ». Quant à la colonisation de Thèra par les Phéniciens, rien ne permet de suspecter le témoignage d'Hérodote, que confirment tous les dires des Anciens el que vérifie l'étude des lieux et des noms. Si jamais los Phéniciens oui fréquenté l'Archipel, Thèra dut être une de leurs stations : elle joua pour eux lo rôle que plus tard Milo joua pour les lianes. Au Sud (h* l'Archipel, Thèra et Milo sont, en effet, dans le même rapport que Syra