Theophr. d'après Schol. ad. Pind. Pyth., VI. II
7. Hérod., IV. 145 el suiv. Pour toul ceci, voir l'admirable livre de H. \<>n Gaertringen, Die Insel Thera, Berlin, Reimer, 1899.
8. Eustath., Comment. <nl Dion.. ,">r>i): dans les légendes mythologiques, rime les sept Niobides s'appelle Thèra.
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el Mykonos au centre. Symétriquement disposées el opposées, elles s'offrent au rquemenl de marines venues de directions contraires : pour une marine orientale, rhèra est exactemenl ce que peul être Milo pour une marine occidentale. Ce sont les deux lies que rencontrent les navigateurs, après avoir franchi les deux portes du I evanl el du Couchant, soil qu ils viennent de la Crète, soil qu ils arrivenl de plus loin, lui jour où les Français fréquentèrent l'Archipel, Mi lo lui une de leurs relâches, « cl ^m port, qui esl des meilleurs el des plus L'rands de lu Méditerranée, serl de retraite ;i tous les bâtiments qui vonl en Levant ou qui m reviennent, car elle esl située ;i l'entrée de l'Archipel1. » Pendant ili-iix siècles, Milo lui la grande foire de I Irchipel; les Français \ • • i . i î i ■ 1 1 1 toujours en nombre; ils \ avaient des églises el des Capucins : « Le roi .1 donné mille écus pour cel édifice : les marchands français, les capitaines de vaisseaux, les corsaires mêmes ont contribué selon leurs facultés*, o Les Miliotes s'étaient mi^ au service de l'étranger : « par l'usage el la connaissance des terres de l'Archipel, ils servent de pilotes à la plupart des vaisseaux étrangers . Remplacez les Francs par les Phéniciens etThèra \;i prendre la place de Milo. \u temps de Touniefort, on \;i de la Crète aux Cyclades en partant «les ports occidentaux de la Crète, la Sude ou la Canée, el en pointant sur Milo : Hérodote nous montre les mêmes rapports établis entre Thèra el Itanos, qui esl le port le plus oriental de la Crète. Au débouché du détroit de Kasos, Thèra s'offrait aux Orientaux comme Milo s'offre aux Occidentaux après le détroit de Kvthère; c'esl vers l'Est que Thèra présente ses mouillages, de môme que Mi I * » hii\ iv sa gi ande rade vers I ' luest.
I i partie occidentale de Thèra est, en effet, un volcan effondré, dont le cratère sous les eaux fail bouillonner le centre de la rade. Cette rade esl sans côtes el sans mouillages. Partoul des falaises tombant à pic bordenl une mer suis fond. \u sommet de la falaise, les villages dominent l;i rive de plusieurs centaines de mètres. Le seul lieu de débarquement possible, l'Échelle actuelle, est au ims de l'eau sur une petite plate-forme naturelle, à peine assez grande pour porter quelques maisons : au flanc de lu falaise à pic, un escalier monte à la ville. i i pourtant à cette Échelle que doil arriver aujourd'hui le commerce grec ou étranger : Thèra grecque el européenne doil avoir son port cl su capitale du côté île la Grèce h de l'Europe. Les navires se fixent ;i l'Echelle par des chaînes <|u ils attachent a des bornes taillées dans la falaise. Sur relie face occidentale il u \ ;i pas d'autre mouillage I ■• face orientale de Thèra esl toute différente. Elle esl laite des pentes *\r l'ancien volcan. I n long talus de pierre ponce descend jn>i|ii ,i la mer Orientale. De ce talus, émergent au Sud*Esl deux hauts massifs cal( aire . dont le-- extrémités plongent dans la mer en deux caps accores. Entre i ap I xomiti cl Messavouno, s'ouvre en éventail une plaine bien arrosée el
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Nord grâce aux montagnes m ulairc . ol le moi source* nlioiidanlc Iqui
uissanl a l'aigunde. Il c'esl encore le môme site de In \ 1 1 !•• elle meïne nu oui
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l n . . 56. rhèra1 .
iih'I de la montagne, -6'/.'.; ï-\ opouç lopu^évr,*. Sur l'un des caps, tout au sommet du Messavouno, qui ^iii|>I*»iii I»** I aiguade el le mouillage, la vieille capitale de l'île étail perchée. Isolée des monts voisins par des ravins profonds « 1 1 1 ï ne laissenl qu'un chemin d'accès, mais pourvue dans la plaine de champs fertiles qui peuvenl la nourrir, de sources qui peuvent l'abreuver, et de deux ports, île deux échelles, Oia el Eleusis, où les -ms de la mer peuvenl venir a étaler leur cargaison » et « remplir leur vaisseau creux », cette vieille ville esl encore un bel exemple des Hautes Villes homériques : c'est l'exacte copie d'Ilion ou de Pylos. Aujourd'hui, le bourg descendu dans la plaine, s'appelle Le Marché, Ivji-gv.ov. De la vieille ville primitive, il semble ne rien subsister : aux temps hellénistiques, une grande cité prit sa place et celle ville plus récente montre encore dans ses ruines quelle lui sa prospérité en ces temps hellénistiques el à quel genre de vie elle dul celle richesse. Ses bâtiments, temples,