‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 221 sur 277 · I. Il pod i · texte numérisé non relu

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Je voudrais ne pas dépasser encore la portée de ecs constatations. I. élude de Kalypso nous ;i\;iil conduits à cette idée nue, --i l'on ne veul pas recoui il .1 des étymologics el à des conceptions sémitiques, I Odyssée esl inexplicable. El voici d'autre part qu'une longue étude de la tbalassocratic phénicienne nous prouve que V Odyssée connaît les navigations des Sidonicns : elle serl à les expliquer cl inversement ces navigations seules peuvent nous rendre compte de mille faits iloni V Odyssée esl sûrement contemporaine. Dans les mers du Levant el de l'Archipel, les mêmes doublets gréco-sémitiques sont répandus, que nous a\ 011s retrouvés dans ['Odyssée elle-même : Vile de l'Ecume, Kdw-oç- A yw . ou Vile des Gémissements, P7Jvsuc-KeXà8oua,o,a, sonl de même origine et de même date que Vile de VÊpervière, vtJo-os Kîpxr,?- Atair,, ou Vile de la Cachette, vyto: \\y.'/.jlfyj;-'\y-yy;.7.. Nous pouvons maintenant revenir à notre Odysseia. Strabon nous disail : » Si Homère décrivit exactement les contrées tant il»* la Mer Intérieure que de la Mer Extérieure, c'est qu'il tenait sa science des Phéniciens. Nous ne pouvons |>a> dire encore que ci" mot de Strabon soit l'expression de la vérité. Mais déjà nous voyons clairement que le poème odysséen fui postérieure la thalassocratie phénicienne el que la langue, comme les habitudes el les conceptions des marins odysséens, garde la trace tic- influences levantines. Reste à prouver maintenanl que V Odysseia tout entière n'esl qu'un témoin <lc celle influence phénicienne, que des périples phéniciens en furent la source première el que l'auteur de celle œuvre grecque était un disciple des géographes sidoniens. Reprenons donc celle Odysseia au point où nous l'avons laissée : sur sou cadeau. Ulysse quitte la Cachette et rentre mus les mers de la patrie.

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