L ILE DU CROISEUR
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Strab., \ I. 2.MI.
Ulysse ;i quitté l'ile dcKalypso. Il revient vers son Ithaque. D'Espagne, il rentre dans les mers grecques. Assis au gaillard d'arrière, il lienl le gouvernail de son radeau et, pour suivre le droil chemin, pour ne pas dériver vers les mers septentrionales des Baléares el de la Sardaigne, il veille en méditanl les conseils <!<■ la Nymphe, en gardanl toujours le Nord sur sa gauche. Dix-sept jours il navigue sans que la bonace l'arrête. Une brise tiède le pousse; il fail du chemin. Cette brise favorable el douce, à-/,;j.<.>v, Xiapéç, qui pousse le radeau par derrière, oupov om?8ev, est un venl d'Ouesl :
Dans les parages de Gibraltar el le long des côtes algériennes, les vents, disent les Instructions nautiques, se réduisent à deux : les vents d'Esl et les \enls d'Ouest, que l'on nomme dans le pays Levantes et Ponientes. Les vents d'Esl sont annoncés longtemps avant leur vernie : nue grande humidité, un brouillard au-dessus des terres, en sont des indices presque certains, qui continuent pendant toute la durée du vent : le> Levantes, au lieu d'être secs, sent humides \\ec les vents d'Ouest, les nuages disparaissent complètement. L'atmosphère devient pins sèche. Les montagnes et le ciel deviennent clairs '.
Poussé par ces clairs vents d'Ouest, Ulysse passe les nuits à contempler les constellations. Mais « sur les côtes de Grèce, les vents ne conservent plus la même régularité ». Quand Ulysse arrive devant les côtes phéaciennes, une terrible tempête surgit. Tous les vents se conjurent : « l'Euros (Sud-Est), le Notos (Sud-Ouest, le sirocco), le Zéphyros (Nord-Ouest) el le Borée (Nord-Est) qui tombe de la nue et roule de hautes vagues ».
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