‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 224 sur 277 · I .il i 1)1 i KOISI i i · texte numérisé non relu

I .il i 1)1 i KOISI i i

pal ai'iMl UOIll fttl'CI in lllll lieu ■ e. l'i eue/ uiir liiii|ir|c k I i i . i I i i | i h . 1 • 1 1 < • < 1 1 1 • ' l I.i

iliriil un ni, uni il lllljourd Imi. I .iniii. il iii'l.u Slliylll', l»| i • m 1 1 ■ / ni ic/.ud |.i leuipéle il I lySHO :

I ,(■ !• .iuiiI I S 11). | rl.ii iikuiiIIi' in mu' nilCI'i1 'lui |(> |>< lil port l>- I< I

l'ici hIii l.r m. lllll, je VÎH ili' llllflgf lli(|lllrl,ilil 1 1 1 1 < • 1 1 1 1 K ' . I.l Mille Il II mi . Il1 d Hi|> < ni rit' rcniaripiahlcnifiil 1)0011. l.r VPÎll 'lui II 1 1 s I) II' llll H • •• livide . Iiliic ) > 1 1 ■ i •

sunilii ■(' ci l'aspect général iln cul h iiini .i ii. h. mi liin l.i|.i. midi, l'horizon

tlovinl aussi noir que possible ci celte teinte pnnii uil <l nutnul | > I ■ i ombre <|n elle était surmontée d'une bonde de nuages hlanca el cotonneux.... Quelques minute nprê

un violent coup de venl du V (| soufflait évidemment, quoique nous enti irore

au mouillage les venta de s.-u. plus forts peut-être que dona la mol coi le nu

étaient tous chassés a droite el a gauche. La scène devint alors magnifique : «les ma

de nuages en mouvement depuis le zénith jusqu'à l'horizon laissaient voir par n nta

u 1 1 ciel d'airain.

Poséidon assembla les nuages, bouleversa les Mois ci souleva les rafales des vents dans toutes les directions. Il couvrit de brume la terre el la mer : la nuil montai! du ciel cl ions les vents en tombaient à la fois — De quelles terribles nuées le ciel se eiui\ re !

(o^ evitàw Ttivavev vscpéXac, ETapaee 8s îcÔvtov i i • i •

yspal Tptaivav IXwv -v.i-j.^ S' opôOuvsv ■j.ïij.v.: Ttavcoîwv avsuwv, tÙv ôè veœéefffft xàÀu&sv

vatav 6u.oû xal -ovtov opwpsi 8' oupav68sv vue

o'.cc.T'.v vs<psea,<n ïcepwraécpst oùpavwv tvpùv. ■ i i i i t

— Les pécheurs, continue l'amiral anglais, couraient à la côte, et les marins, aidés de la population, cherchaient ;'i échouer leurs barques dans les rues. A la lin, de larges gouttes de pluie commencèrent à tomber el l'atmosphère sembla se changer en une fumée noire. A ce moment nous vîmes venir sur nous un épais nuage de poussière chassé par le veut du Nord. La rafale tomba aussi («M à bord en rugissant affreusement, avec une violence telle que nus {\vu\ amarres furent cassées comme des lîls. Tous les bateaux du port furent submergés ou chavirés. Les avirons, les gouvernails, les bancs flottaient de tous côtés et Ions les navires furent jetés les uns sur les autres à la côte....

-Une grande vague, tombant violemment d'en haut, fil tournoyer le radeau; Ulysse fut balayé du plancher; le gouvernail lui échappa dos mains, lue terrible rafale, faite de tous les vents, cassa le mât par le milieu el balaya dans la mer la voile et la hune.

sXowsv Ltsya xûua -/.?-' axpvK Ssivèv Èitsca'uuLsvov tziz\ ol o-yeStav IXiXiHsv ty,A£ o" à~ô Ty£0'//-,ç 7'jtÔç ~î-jî, TrrçSàXtOV or èx ysipûv Tcpoéinxs" ixsfrov oi ol larov eaHev Ssivy) ^'.T-'o^ivcov ivéatov i).0oj-a. QûsXXa,

T/.AO'J 0; T-J^vOV xal STtîx.OlOV SUTCSdS — ovtm.

I. Récits copiés textuellemenl des bistrucl. naut., u0 70(i. p. II. en non

. LES Nil SU il SS ET L'ODYSSÉE.

roui tni été détruit certainement, reprend l'amiral anglais, si le coup de venl continua plus longtemps avec cette violence. Heureusement il ne dura que quelques

minutes '•! dans moins d'une heure tout avait repris son cali rdinaire. Le dégât lui

encore plus considérable a terre que sur mer. I ne grande quantité d'arbres lurent déracinés, des toits de maisons enlevés, « I • ■- fenêtres p| di^ portes enfoncées, et jusqu'à des planchers déplacés et précipités dans les étages inférieurs....

Poséidon souleva une grande vague, terrible, lourde el recourbée... : ci un me le venl impétueux renverse un tas de pailles qu'il disperse de tous eûtes, ainsi la vague disjoignit les poutres du plancher,

(i.T. o Eitl uÀyct xj'/y. Hoo>eioâ(ov EvoaîvOtov > > > /.

osivôv t ftpyàXeôv ~: xotnipeœic ij.y.z: 8' xut&v

('■i; o zv£uo{ Çaftc 7|îwv 97)u.ôiva uvàçin

xopœaXétov tv. 'jùv 5p ts SiEaxéoaa-' xXXuoi; y/./.rt. i t •'

u>c t/ ; ooûoa?a uaxpà SieaxéSowE

Mais soudain Athèna intervienl pour établir le venl du .Nord fixe qui \;i durer Irois jours. I e Uni se calme un peu. Il reste seulement une forte houle. L'horizon s'rsi éclairci. A l'aurore du troisième jour, I lysse du haul d'une grande vague aperçoit la terre des Phéaciens.

I ne heure après, conclut l'amiral anglais, la violence du venl ayant diminué, il tomba de larges gouttes de pluies, el deux ou trois jours durant, nous avions une lui se Ira ic lie de Nord avec beau temps.

La tempête ;< cessé. Le beau temps réparait. M;iis la vague reste forte. I lysse ;i -.n-i une poutre. Il bsI à cheval el dirige sa monture. Il nage désespérémenl pendant <lcn\ jours el deux uuils :

: /'r/ oûcu vûxra; oûo -' r/j.y.-y. xûiiaTt -r--('.>

-/ yl.-.fj.

Deux jours de nage s;ms boire el sans manger! deux jours sur une épave ! disenl les philologues. Quel conte! » <mi lit dans le Petit Temps du mercredi 12 décembre 1900 : • Le gardien de phare de Carterel a recueilli un naufragéde nationalité anglaise nommé Whiteway, faisant, comme mécanicien, partie de l'équipage du steamer Hosgull, qui lil naufrage la semaine dernière cuire Jersej et Guernesev. C'esl vers onze heures du snir que le navire coula après que les passagers el l'équipage se furent embarqués dans 1rs canots. Celui dans lequel Whitewaj avail pris place chavira et, quoique blessé à la tête, il put se cramponner a un espar, sur lequel il se laissa flotter ;i la dérive. Il resta ainsi quarante-trois heures sans manger, éprouvant de violentes douleurs aux j a mites. Il lui recueilli a un mille de la cote par le gardien de phare de Carteret, qui lui prodigua tous les soins nécessaires. » Ulysse a connu, lui aussi, ces violentes

i n i m i noisi i h.

douloUI'8 ,m\ ln.i il UUS jlUIlhc . 1*1 (lllillicl II" I'Ih.h ini I m \ ilri mil ,i Inii

jeux, il se récusera il iihonl : « il est encore Irop Intij in' il i i im ■ bri

Bl Ii"- l'Iiéacioils comprennent COtte CXCUSC • Il CI I \i.nim-nl lu, n I .. i I i ipirllr

cuisses, quels mollets, el plus hnul quelles mains! nuque uerveu <• el I poitrine, e'csl mi homme encore jeune; mois il b beaucoup pâti el il n e i pa en forme. Il n \ u rien de tel que lu mer pour vous casser I homme le pin vigou roux »,

ou •■/', - (.i - lu xaxÛTtpov ni', 8a) i -. ,

i i i /. I ii i

(•u \nil qu'ici encore la pari de merveilleux dans les récits odyssécii! e i minime : la Phéacie ne doil pas être une terre de rêve el l'on peul chercher dans les parages de l'Adriatique cette terre des Phéacicns que toute l'antiquité s'accordait à retrouver dans l'Ile * 1 < ■ Corfou.

Gîte, site, aspect, distances, la Phéacie esl bien L'île de Corfou : il suffil de lire le texte à la façon des Plus Homériques.

Pour le gîte d'abord, VOdyssée nous dit que 'es Phéaciens habitent à l'écart des civilisés, « loin des hommes qui mangent de la farine ». éxàç ivSpûv àX^7|<rtàu)v. Les philologues hésitenl parfois suc le sens exact de celle épithète àAsr.TT^ç, farinier1. Mais VOdyssée elle-même nous en fournit la claire explication : « A l'arc, dit Ulysse, je suis plus fort que tous les mortels qui suc la terre mangenl du grain*. « L'arc est une arme de civilisé; les sauvages, Kyklopes ou Lestrygons, n'usent que de pierres ou d'épieux. Les civilisés mangent i\u pain : ils se nourrissent du fruit de la glèbe, àpoûpr,; xopirov eSovteç. Les sauvages vivent d'un autre régime, puisqu'ils ne cultivent pas la glèbe. Il y a donc deux humanités à la surface de la terre, l'humanité civilisée qui mange du pain. farînière, àXcpr,<mr,ç, et l'autre. Les géographes de l'antiquité grecque et romaine conserveront cette classification des diverses humanités. Pour eux. ce qui distingue les peuples, ce n'est pas la race ni la langue, mais la nourriture. Leurs marines connaîtront sur les côtes de la Mec Rouge une collection de sauvages qui ne mangent pas la farine, mais qui vivent de chasse et.de pèche : on les catalogue suivant la viande, les racines ou les fruits qu'ils dévorent, en Mangeurs de Poissons. 'IvÔuocpâvo'., Mangeurs de Racines, 'PiÇooàvoi, Mangeurs de Chair, Kpsoœàyot, Mangeurs d'Éléphants. d'Autruches, de Sauterelles, de

Page 1