I. o. Kiemann. Recherches si» Cor fou. p
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D'autres vers —' » 1 1 1 recopiés ici d'un autre chanl «lu poème: /Ukinoos dit ici v. 505-570 ce qu'il répétera au chanl Mil (v. 173-178). Mais au chanl Mil ces vers son! à leur place : le peuple phéacien vienl de voir son vaisseau pétrifié en pleine mer par la colère de Poséidon : « Mon père m'avail bien dit. s^'ciic Alkinoos, que Poséidon nous punirait de taire le métier de passeurs, qu'il pétrifierai! l'un de nos vaisseaux el couvrirait notre ville d'une montagne! » Au chanl \lll. ces vers n'onl que faire. Ils sonl même déplacés : si /Ukinoos pensait d'avance à ce malheur probable, il n'engagerait pas les Phéaciens, el ceux-ci ne consentiraient pas, ii reconduire l lysse — Restent enfin les sept vers <>ù sonl entassées toutes les folies concernant les vaisseaux de Phéacie : « Ils n'ont ni les pilotes m le gouvernail qu'ont les autres vaisseaux. Mais eux-mêmes connaissent les pensées ii 1rs desseins des hommes H ils savent les villes el les champs fertiles de ions les liiiiiinies el iU traversent très rapidement l'abime de la mer couverts d'air cl de nuée, el il n'est pas à craindre qu'ils soient endommagés ou périssent. Ces ver- valent comme facture les précédents; si l'on veut bien les relire dans le texte,
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on s'apercevra bientôt ipiils sont, eux aussi, copiés ou paraphrasés d'un autre passage du poème : < leurs vaisseaux, dit Uhèna à I lysse, sonl rapides comme
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-<-vi •/::: (uxeîat '■>,' ei îrrepôv y: vôr.ua1. I. iulei polalcur a repris ce mol de penser, vorjua, el il en a tiré les sottises
qu'on vient de lire sur les pensées, vor^aaTa, que connaissent les vaisseaux.
II a repris de même un mot d'Alkinoos au chant VII iv. 318-320) : « Ton départ, sache-le bien, je le fixe à demain, el tandis que lu seras conclu'', dompté par le sommeil, nos gens frapperont la mer calme afin que lu rentres dans la pairie », ci le bateau pari en cilci durant la nuit, nous savons pourquoi, et il navigue dans les ténèbres jusqu'à l'aube. L'interpolateur en conclut que les vaisseaux phéaciens ne naviguent jamais que dans les ténèbres, « entourés de brume el de nuée
l*ii discours d'Alkinoos, il faut donc, je crois, rejeter ces trente vers interpolés (542-572), et, du coup, disparaissent les invraisemblances fantastiques et les ■ tératologies • touchant les navires des Phéaciens. Ces croiseurs filent
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parmi les contemporains no rhucydidc, rcltc opinion lui loi l Ile enl mômr une singulière influence sur les destinées do I llo, rar ollo so Iradui :iil ilmi In poli tique dos Corflotos : « Los Korkyréens méprisent un peu Gorinthe, leui uiùiv putriOi b cause do leurs richesses, de leurs runes el do l untîquc renommée que valul à leur llo l'établissement des Phéacicns, //:/ ?r,v .<■<' $aiàx< <•.•./.! t\.<
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tosthènes rejetait, comme on peul s'j attendre, cette identification : puisque! toute la géographie homérique n'esl qu'un lissu de fables, la Phéacie n avait pas eu plus d'existence réelle que la Kyklopic <»u la Lestrygonic. Mais les mishomériques ne purent jamais, durant l'antiquité, convaincre l'opinion populaire. Les géographes, philologues el commentateurs modernes se sonl pai tagés entre ces deux affirmations. Il est inutile de réfaire ici l'exposé de ce débat. <hi le trouvera résumé dans le livre consciencieux d'O. Riemann, Recherches sur les Iles Ionienne* (Bibliothèque des Ecoles françaises de Rome el d'Athènes, 1879). (tu en trouvera une bibliographie plus complète el plus récente dans le beau mémoire de Partsch, Die Insel Korfu (Petermann's Mittheilungen, Ergânzungsband, \l\. 1887-1888, n° 88). Toul ce que les trois ou quatre siècles onl produit sur l'île est catalogué ilaus ces deux ouvrages, auxquels je renverrai constamment le lecteur pour ne pas m'astreindre à recopier des listes bibliographiques.
L'Ile des Phéaciens dans ['Odyssée s'appelle Sellerie. Syeptr,,
■}t'xy.-', y.' tly.07~C) ïy:v//,v spîêoAov ixoito
«l'y.v/xov Èc vatav*
On a voulu expliquer ce nom par une étymologie grecque, en le rapprochant des expressions èv^spio, èitKj^spw., que l'on rencontre dans Vlliade pour désigner des objets ou des personnages placésà lasuite les uns desautres, continûment*. Je ne vois pas ce que, dans toute onomastique, pourrait signifier Vile Continue :
le propre d'une île est, au contraire, sa disjonction de la grande terre. Mais parmi toutes les îles, la Phéacie mériterait encore moins ce nom. s'il pouvait
avoir quelque sens : elle est placée loin de tout, à l'écart le ne cite que pour
mémoire nue autre étymologie qui de s^spoç l'ait '/spo'oç et de Schérie, Chersie, la Péninsulaire. Les selioliastes anciens avaient eu plus de hou sens en leurs inventions : « Démèter pria Poséidon d'arrêter les eaux du déluge pour ne pas submerger l'île, et les eaux s'étant arrêtées, syeOév-wv o-3v xtov uSâ^wv, l'île s'appela l'Ile de l'Arrêt, T/yJ.%. » En réalité, le nom de Sellerie rentre dans la (lasse de ces noms insulaires, qui ne présentaient plus de sens aux oreilles