I. Instruct. iituii.. n° 691, p
'1. Photogravure d'après la carte marine n° 7>x'>'.
•". IMin.. IV. 19, 2.
'.. Odyss., Mil. 160 ri suiv.
I ES PHENICIENS | | L'UUYSSl I
leur < roiscui . ".->; 8ot„ le-* ramène. Il arrive près « 1 « * la lerre phéacienne, voguant .h. ore à pleines voiles,
... i. Si piâXa ffysSèv i'/.j'i: Ttovroiropoç v^û* Suoxouiw .
Il n'est pas encore entré dans le porl : il monte de la grande mer nébuleuse. ex ïtou/rrr^ aLvioûaav èv TieposiSéi -'>/t(;>.
Il h .1 pas encore l'ail la manœuvre habituelle aux bateaux homériques, qui. pour venir dans I intérieur du mouillage, démûtenl ou carguenl la voile cl nenl a la rame l« • 1 1 1 remise sur la plage de débarquement. Le croiseur esl encore maté; il esl encore sous voiles — Soudain Poséidon en lait une pierre qu'il enracine parmi les Ilots,
',,- •>•:/ /.j-j/ Vitv.i xal èppt£o)o,£v êvspOev.
Il voilà bien notre Roche du Bateau avec sa mâture, sa voile triangulaire el — - • » 1 1 canot ;i la remorque. C'esl bien, proche de terre, une roche semblable ;i un croiseur,
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vr.l Bofî ixeXov.
i esl bien un bateau toul entier, arrêté en pleine course,
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Il l'uni noter soigneusement les moindres détails de ce texte. Car, sur l'autre face de Corfou, dans le détroit de la Serpe, nos marins connaissent nue autre roche qu'ils appellent la Barque ou la Barquette : ■ In petit rocher, nommé Barchetta, la Petite Barque, émergeant de quelques pieds seulement el accore, gil dans I Est de Tignoso : il Paul se tenir à mi-distance entre la côte et ce rocher llnrchetta, qui n'esl pas plus grand qu'une embarcation la quille en l'air', » <hi voit l.i différence entre cette barque naufragée, retournée, à peine visible au ras de I eau, émergeant de quelques pieds seulement, el notre bateau maté, garni de toile, haut de 30 mètres, voguant à travers les chenaux de roches. Il semble donc bien que nous ayons ni la Roche odysséenne du Croiseur. Les mies populaires n'ont jamais oublié l'origine miraculeuse de celle pierre. Poui les Grecs modernes, c'esl le successeur de Poséidon dans l'empire de la mer, saint Nicolas, qui voulut punir les irrévérences d'un capitaine el d'un équipage mécréants : il pétrifia leur vaisseau. D'autres racontent nue plus belle histoire : « Il j .i\;iii jadis sur le promontoire corfiote d'Aphiona une grande
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bord, Pumphlagonu, lu roino légitime, coiuiul lu Irulii on ol ■ ihU.i Iciii rctoui Quand leur iicfnppurul a I horizon, elle invoqua le < liAtiincnl de .uni Nicolu . qui pétrifia lu nel '. »
M;iis m nulle l\;ii;i\i. nnlie RutCUll, C I le Cl III IlOlllél n|iir. <i > 'r,i.
nous allons comprendre peut-être le vieux nom de Cor fou, Korkyre ou Kerkyr\ , K . Késxuaa, Le kerkoure mi kerkure, rercurux, osl une sorte
de vaisseau don I le nom se rencontre pour lu première fois dans Hérodote La Hotte de Xerxès comprend trois mille navires environ, tanl Irièkontorcs ou pcnlnkontoi'cs que kerkoures el vaisseaux à chevaux : dans cotte Hotte, les meilleurs voiliers son! fournis par 1rs Phéniciens et, parmi les Phéniciens, par les Sidouiens, toÛtgjv ôè xoiaroc îtXeoûffa; rcapeîvovTO véa: Qoîvixe; xai twv 4>oivtxiov SiSwvioi*. Pline rapporte aux Chypriotes l'invention du kerkyre . el les scholiustes ajoutent que c'csl un vaisseau de course, un vaisseau léger el non un lourd vaisseau de charge. Le kerkoure figure dans 1rs flottes de Cartilage*. Les Arabes oui encore des kurkura, a vaisseau long el grand . Ce mol kerkoure ne veut rien dire en grec ni en latin; mais il a une claire étymologic sémitique. Les Hébreux appellent ""c-c. kerkera, les chamelles tir course, les coureuses : Bpouâç, dromas, disent les Hellènes, dont nous avons rail dromadaire. Kerkera-dromas, lu Coureuse, forment un doublel gréco-sémitique. Cette épithète coureuse devint un nom commun, que les ici lions appliquaient à louis bêtes de course : les gens de mer l'appliquèrent, je crois, à leurs croiseurs •■ qui sont les chevaux de la mer ».
VYïtoV (OXU'ïïÔptDV E7Ct.eaiVSU.SV att 0" iXÔv ''.T.-',:
àvooj.T'. vîwovrat8.
Los Phéniciens eurent dans leurs (lottes des kerkoures, comme les Hellènes eurent des coureurs, 8pôu.tov : kerkyra-dromon sera ri un autre doublet fort exact. Le l»as latin cursoritis, dont nous avons fait coursaire ou corsaire, nous en donnerait une juste traduction : comme les Grecs anciens axaient emprunté kerkoure aux Sémites, les Grecs modernes ont emprunté korsarikon, xopoapixov
1. Cf. Partsch, p. 73, Partsch déclare avoir l'ait grand usage d'une description manuscrite, rédigée en 1824 par un médecin du corps d'occupation anglais, le D' Bcntza. Partsch connut ce manuscrit à Corfou, cuire les mains ilu professeur Romanos. En Avril-Mai 1901, j'ai vaincmenl cherché ce manuscrit. Le professeur Romanos étanl mort, ses héritiers onl vendu ses papiers ri ses livres à un libraire de Naples, m*a-t-on dit.
•1. Cf. II. Lewy, S, -mit. Fremdw., p. 152.