i|iian.. Pun., I.WY
7. cf. Muss vrnolt, p. 120. Ce mol a dû revenir aux Arabes par l'intermédiaire des Grecs ou des Romains ; il s'écril en arabe avec un p el non un 3.
s. Odyss., I\. 708-700.
v . BÉRARD. — I. ."•'
I l v l'Ill Mi IKNS M L'ODYSSl I
iux li unes, cl iU "til ni I arintttoHQ eis korsavikon pour dire armer en corsaire, -ly./.'.-j. jusqu'au jour où les puristes on! voulu chasser de l;i
I iii^ue ces mois intrus el revenir aux expressions classiques : ils disent aujour-
il Iiiii Lalaihnuul.ini . xomtàpotUXOV, ;iii liiMi de l.orsuril.ou ' . L'Odyssée a traduit
de même kwkoure, el l;i meilleure traduction de ce mol nous est encore fournie I'.h elle: c'esl vr,û; Boti, un vaisseau-rapide (une galère-subtile, diraient les i'u> du wii siècle), un croiseur. C'esl une v/,0ç 8otj, un croiseur, que Poséidon change en pierre sur 1rs côtes de Kerkyra,
/.•Jl'r/ evvi18i ~-J.:t :
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1 e n esl pas un de ces lourds vaisseaux de charge, une de ces larges phortides, que connaît ;ui^>i V Odyssée. .1 ;ii dit que ces vaisseaux de charge ne sonl mentionnés que deux fois dans le poème il\. 523; \ . 250). Les héros homériques |miiii leurs courses el croisières ne se servent guère que de croiseurs. Les deux mots vaisseau-rapide deviennent presque inséparables pour désigner le vaisseau homérique; ils arrivent à ne faire qu'un mol composé auquel on ajoute 1rs mêmes épithètes qu'à ruisseau imii seul : le poème nous parle des « vaisseaux noirs « el des • vaisseaux-rapides noirs ».
ex Tpotac iviôv~ot Bovî tjv vri uieXaîvTi,
des • vaisseaux agiles » el des ■ vaisseaux-rapides agiles »
•/f-ji\ ôofciv TO'lve neicoi8ÔTeç toxeunffiy*,
el voilà qui va nous expliquer le second nom, le nom homérique, de Corfou, Schêrie, Syepîr,. Car Schérie n'esl qu'une épithète de Kerkyra.
I>;iu^ la mer Adriatique, les anciens connaissent une autre Kerkyre ou Korkyre, t|u ils appellent la Noire, Korkyra Melaina, Képxuca MéXaiva. C'est l'Ile actuelle de Curzola, au long de la côte dalmate, sous la presqu'île de Sabionccllo. Cette lie el sa voisine, Meleda, sonl 1rs premières que rencontrenl les navigateurs venus du Sud. .1 1 i^i | m ';« ers lies, la mer Adriatique n'a offert à ces navigateurs qu'un déserl inhospitalier : i<i commence la bordure d'archipels qui vont s'aligner nu long <\c la côte dalmate jusqu'au fond du golfe adriatique. Curzola H Meleda, par cette situation, sonl Ac^ Pliions de grande utilité et même c\r nécessité vitale pour les marines venues du Sud. Car la remontée <\e la mer Adriatique ne peut se faire qu'au long *\<' ces côtes orientales.
II esl impossible de suivre les côtes italiennes à cause du terrible Bora, qui soufflant >\c droite, du N.-E., risquerait de jeter les voiliers ;i gauche sur la 1 f»te italienne, el le dénûmenl de mouillages esl si grand sur cette façade <\c l'Italie que le naufi âge sci ail im;\ itable.
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III ftl \ -.-,' VII, "i
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li iiiiviuiilion, disent li' Intti'Hclioii* tmittiiiui • • ■ itmi l > tdriati(|ii< i
si'iiciisc attention Kilt1 pré putu aux bâtiment ù voi!«a de i imli iliflli uld
surtout (Ion brumoN ôpai <■ cl de iiiiiuvui lomp fréquent I > prud ille <
cause iln Hoi'o, ili' naviguer li' 1 1 h i •• di" li côte dalmate poui bIIci du N I m N 0 m|1
inversement, lui'ii qu'ensuivant la pouto «lu \ t) ou s l on doivo re olroi di
courants ennlrniroi I i cote italienne n oITranl nucuii refuge .1 mm- i nntro lo m m temps, mi -.ci .ni n ion -l 'M ici il expo! c .1 \ 1.11 n' ii.mii iige i l'on y était nrpri par un coup de vont. I.c Iihil; « If la «die orionlalo, au conlrairo, on trouve partout do lion ports « > ■ 1 île lions ,1 li n s lu cie eopondanl ol dam dos conditions fuvoi 1 1 • I • * - . un navire bien conditionne peut en descendant du Nord au Sud suivre la cote 0 cidcutale, où le
seul endroit qui offrirai! quelque sécurité esl le mouillage de Manfrod a sous le mont
Gargano, avec le mouillage des Iles Tremiti ; m, us. ces doux mouillai v < ko plé . tous les autres de la côte occidentale] sont très mauvais et très dangereux.
Entrés dans le canal <l (Miaule, les bateaux \cinis du Sud longenl d'abord les plages boueuses de l'Albanie. Quelques anciens iluis rocheux, que les alluvions oui soudés au marais, ne leur offrent que des mouillages temporaires. En deux points cependant, les Hellènes établiront leurs colonies d'Apollonia el de Dyrrhachion. Dépendants de ce pays sauvage, à la merci d'un coup de main (l'histoire de Dyrrhachion n'esl qu'une lutte constante contre les rennes indigènes), ces mouillages sont intenables quand une garnison nombreuse el permanente ne défend pas leur rocher contre la cupidité des Amantes. Puis, au boul des plages albanaises, la côte monténégrine offre ses haies à double el triple fond, ses bouches de Gattaro el deRaguse, nasses perfides où les vieilles marines ne s'aventurent pas. Puis Meleda et Curzola, parallèles à la grande terre, ouvrent enfin leurs chenaux el leurs petites rades. Allongées du S.-E. au N.-O., ces lies ont, par tous les temps, des mouillages assurés contre les deux vents dominants, le Bora et le Sirocco. .Nos Instructions nautiques décrivent encore minutieusement huiles les anses de ces refuges.
Il semble donc probable que Curzola, la Korkyra dalmate, a pu servir de refuge aux mêmes navigateurs qui, venus du Sud ou du Sud-Ouest, ont salué du nom de Korkyra la Roche corfiote. Entre les deux Korkyres, les Anciens établissaient déjà des rapports de parenté. La Korkyra dalmate, disaient les uns. avait reçu sou nom de colons grecs, de Knidiens : lo nom Korkyra, emprunté par eux à la grandi» île, avait été transporté ici. D'autres, au contraire, savaient que les Liburnes, les Dalmates avaient un instant possédé la Korkyra corfiote et que les premiers colons grecs les en avaient chassés1. Je crois que les deux Korkyres datent, en effet, de la même thalassocratie, car les marins, qui fréquentent l'une, fréquentent l'autre aussi : « l.'isle de Corfou, disait déjà l'hydrographe Belin au xvme siècle, est située à l'entrée du golfe de Venise dont elle esl en quelque façon la clef », et nos Instructions conseillent encore aux bâtiments, qui remontent de la Méditerranée dans l'Adriatique, d'aller