Odym., Mil
t. Cf. Ebeling, Lear. Hom., s. v.
l I s l*ll l' ni* Il Ns ET L'ODYSSÉE.
mouilleraient leur vaisseau dans la mer humide, comme dit M. de la Palisse; mais le poète odysséen ne parle pas comme M. de la Palisse. « Notion, disent quelques autres (on ne >ait pourquoi) désigne le point où ne souffle aucune brise violente. » Jamais notion n'a eu cette signification et c'est précisément le contraire d'un endroit couver! que voulaient atteindre nos gens en faisant cette manœuvre; car ils veulent sortir du port abrité et venir chercher au bord de la mer ouverte les premiers souffles de la brise de terre — Le scholiaste ancien a raison : * Notion est la partie Sud-Est, la partie du Notos, ~<;> rcpèçvôxov
Nos marins parlent encore des vents de la partie Nord, des vents de la partie Sud, etc. Les marins de l'antiquité devaienl parler le même langage et ils donnaient les noms de boreion à la partie du bora, de zephyrion à la partie <ln zfphyre, de notion à la partie du notos. Dans l'onomastique ancienne, ces noms sont demeurés aux caps et aui mouillages dirigés vers telle ou telle pointe de h pose des \enh : la l'.\ i énaïque avait son promontoire Boreion; la même i yrénalque, la Crète, Chypre, la Cilicie, la Karie et vingt antres côtes avaient leur cap Zephyrion; Kolophon avait son port Notion situé en effet dans le Sml
de la ville continentale et tourné \ers le Sud. Hérodote appelle nolio, VOTtct
'r//-/77Y,. la Mer <! i > Sml qui s'ouvre au Sud-Est <le l'Egypte et <ln monde connu, au delà de la Mer Rouge : c'est notre Océan Indien1. 'Ev votIij) désigne donc purement et simplement la partie Sud-Est. Les Phéaciens sortis du port conduisent leur vaisseau a l'extrême promontoire, au bord de la haute mer, dans
la partie Sud-Est.
Prenez seulement la carte et les Instructions nautiques : « Les deux ports Alipa et San Spiridionc ouverts un Sud, sont accessibles seulement aux caboteurs et aux bateaux de pêche1. » De ces ports ouverts au Sud, nos matelots sortent donc vers le Sml et ils mouillent leur bateau dans la partie Sud-Est. Puis M- laissent quelques hommes de garde à bord. Les autres débarquent et gravissent le sentier forl raide, qui, parti de l'extrême promontoire Sud, grimpe jusqu'à la ville par la façade maritime. Ils viennent dans le palais d'Alkinoos
prendre leur p. ni du festin et des réjouissances — I l\sse et Alkinoos, pendant cciic manœuvre, sonl remontés de l'agora jusqu'au palais, à travers les ruelles de la ville qui couvrent l'autre façade du rocher. Tons les seigneurs et notables armateurs de Phéacie les accompagnent. <'n rentre au palais. On y
ni ve bientôt l'équipage du bateau, dont les hommes ont grimpé le sentier
de la falaise. On rôtit douze mouton-, huit cochons et deux bœufs. <bi l'ait l'un de ces festins pantagruéliques auxquels s'habituent les estomacs des marins à terre. On boit. On chante. Puis ions redescendent, à travers les ruelles de la ville, jusqu'à l'agora. Le peuple fait cortège. Les jeux commencent auprès de l'agora, dans la plaine de l'isthme : • Là s'étendait, depuis la borne, un champ de