‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 254 sur 277 · Photographie tic ï™ V. Bérard · texte numérisé non relu

Photographie tic ï™ V. Bérard

l-'u;. 7(i. — Le caïque mouillé8.

-LES Nil NICIENS II l ODYSSÉE.

taille1. Les Phéaciens, séparés du monde el habitant a l'écart, ne redoutent personne : ils l^. : > i • » I « ' 1 1 1 leurs simples palissades.

I i source retrouvée nous montre qu'Ulysse est bien venu par le fond de Porl Vlipa. < est de ce côté qu'il faut donc chercher aussi le bois sacré d'Athèna :

\n bord du chemin, il est un bois brillant de peupliers avec une source el tout autour une prairie : là, mon père a un enclos cl un jardin plein de verdures; ce jardin n'est éloigné de la ville que d'une portée de voix ».

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.Ni. u^ revenons vers l'intérieur de Corfou, en refaisant le lour de Porl Alipa. \u fond tir ce port, dans la crique septentrionale, la route franchit sur un |>nnl de pierre le ravin d'un petit ruisseau, dont les \i\es verdures ('■(•latent parmi le feuillage plus terne de l'olivette. Des paysans descendus de Lakonais bêchent en ce coin leurs champs de levés. Comme nous leur demandons si quelque source jaillil dans le voisinage, ils nous déclarent que, tonte l'année, ce ruisseau fournit de l'eau courante grâce à nue belle source tonte voisine : en amont du pont, ils nous conduisent à celle source. Un peu au-dessus de la roule, dans un vallon qu'ombragenl les oliviers, nue source abondante jaillit. C'est, dans tout ce fond de la baie de Liapadais, disent les paysans, la seule fontaine qui fournisse toujours de l'eau. Jamais elle ne tarit. Les cultures maraîchères mit pu s'installer au long de son ruisseau. Les pentes mêmes de ce vallon en terrasses, qui linii brusquement contre la falaise de l'Ârakli, ne sont vêtues que d'une terre rouge el caillouteuse et ne portent que des oliviers el des cyprès. Mais ici,

dans le fond, des murs de pierres sèches on des enclos d'épines défendent ci ni Ire les chè\ i es |(-s carrés de légumes; dans le ra\ in, jusqu'à la nier, de petits (anaux irriguenl les riVi s el mit l'ail croître des saules, quelques peupliers, des

amandiers, des figuiers avec un coin de vigne. I ne maison el quelques Imites abritent deux ou trois familles. Jadis on descendait de Lakonais le malin el l'on \ remontai! le soir pendant l'époque des travaux ou de la récolte; mais on n'habîtail pas ici tonte l'année par crainte des Barbaresques. Ces habitudes d'autrefois commencent à se modifier. Il faudra de longues années encore pour déplacer le village el le fixer ici; les Barbaresques onl disparu depuis deux générations el I on continue de vivre comme au temps de leurs descentes En

aval du pont, entre la roule el la mer. les deux bords du ra\in élargi portent

des jardinets, des figuiers, des lauriers-roses cl des arbres fruitiers enclos de

haies. Sauf le jardin des moines sur la roche de l'alaio-Lastri/za, VOÎCÎ le Seul

coin de Phéacie présentant des arbres verts, de l'herbe verte, des légumes el

i il. uni , i i: I it et I bipiez, VII, p. "7.

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I \ \ Il I I II II 1 1 I I \ I

Entre li'- branches de l'olivctlc '.

des feuillages a brillants p. Partout uillcui . imi lu., ni pille ilr oli\iei .entre les fleurons Je noirs cyprès, la terre rougcAlre n'c i Piwta 'ii"' de lirou sjiillrs el il nsphodclcs. M.i i^ voici lu pruiric, te lioi m i é «I le jardin «I Ukimi Imis 1rs détails du texte odysséen s'j peiiveul uppliqucr. I n droite ligue, île la

ville des Pliraririis ;i CC

rond de Porl Uipa, lu distance est de "iiio ,;i .".'il) mètres. Lu \«»i\ porte sans peine jusqu'ici <■! nos paysans interpellent les matelolsdu caïque mouillé sons le cap. I> iii la haute ville el le palais s'offraient aux regardsd'l lysse : entre les branches de l'olivette, l;i haute montagne se prolilc sur le ciel doré «lu couchant et, de l'esplanade

«lu sommet, se détachent nettement découpées les ruines de Saint-Georges. \ i m - i devait apparaître le palais d'Alkinoos » si facile à reconnaître qu'un enfant même t'y conduirait, car il se distingue de toutes les autres maisons des Phéaciens ». Pour les gens de l;« \ ille, les branches de l'olivette et les peupliers devaient masquer un |>«'u la vue «lu jardin el de la roule. Nausikaa veut que l'étranger s'arrête ici : sans lui, elle rentrera dans la ville. Par crainte «les mauvaises langues, elle ne veut |>;is être vue en compagnie d'un inconnu. C'est bien ici qu'Ulysse sVsl arrêté pen- «laul que Nausikaa el ses femmes le précédaient à la ville. Nous avons donc les deuxdernières étapes de la route odysséenne, la source du faubourg et le jardin du roi. Reste le fleuve. Au dernier fond de la hait» de Liapadais, «laus l'anse d'iophilia, les cartes indiquent une rivière qui descend de l'Arakli. La route traverse, en effet, un liant pont de pierre. Mais il n'y a pas d'eau dessous. Nous descendons la rivière

Fie. 78. — L'anse de [ophilia*.

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