‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 256 sur 277 · I i plaii -i mi il; r · texte numérisé non relu

I i plaii -i mi il; r

tokrator semble pencher -mi regard sur le défilé

de roches qui, sens elle.

mène à la terre des l'Iiéa-

ciens : d'ici, la coupure

du passage est nettement

dessinée; les deux \il-

la^es de Liapadais et de

Dukadais la dominent de

leurs olivettes. L'aiguille

du Saint -Georges i 392

mètres) tombe aussi vers

un défilé qui entame la sierra jusqu'au niveau de la plaine : c'esl par là que

le lleuve de Ropa s'enfuit à la mer. De la porte du fleuve à ta porte des Phéa-

ciens, la Sierra en fronton découpé est continue. Deux pointes en émergent

qui, surveillant au loin la mer occidentale, servirent tour ;i tour d'observatoire, de guette, aux indigènes et aux étrangers. \ ers le milieu du fronton, |»lu- voisine drs villages grecs, la pointe de Skopi garde son nom hellénique, ncoittà;

plus proche de la haie

d'Ermonais où peuvent débarquer les peuples de la mer, la pointe de l ï-

glia a |>ris un nom ila-

lien. Vers la cuvette, la Sierra dévale en pentes assez longues, chargées de blancs villages et d'olivettes. Les arbres descendent jusqu'à la plaine et s'arrêtent en parfait alignement : devant ce front de verdure, quelques cyprès

I ie. M La plaine de Ropn

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droits do roseaux, puis, Lournaul brusquement vei l'Ouc t, il vienl u ji*lt*i nu llcuve pour gagner avec lui le défilé el lu mer. Le fleuve \ icnl d'ailleurs. Nous allons en voir les sources.

Nous contournons le dernier lalus des collines <lu Sud. La plaine s'étend [à noire droite, sans un ressaul . alisoluinenl plaie.

Elle s'allonge, uniecomme la surface d'un lac, jusqu'à la muraille <lu l'aulokrator. Les aiguilles de quelques expiés, les dômes

<le quelques mûriers parsèment le damier monotone. Dans un redenl de- collines méridionales, au bord de la roule, bouillonnent une dizaine de grosses sources, de « lèles de sources ». kephalovrysis, comme disent les Grecs : ce sont en ell'et les têtes émergeantes tics émissaires souterrains, qui seuls déchargent le trop-plein dos lacs solitaires, des plainettes closes, des marais sans issue dont le centre de l'île est couvert. A gros bouillons, par dix ou quinze fontaines, ces eaux reparaissent ici et leurs ruisseaux unis tonnent aussitôt une rivière, un petit llcuve. conservant toute l'année la même abondance. C'est à vrai dire le seul fleuve courant de cette plaine, car on ne peut donner le nom de fleuve au lusse de joncs et de houe qui se traîne du Nord au Sud. Le fleuve commence ici et, contournant le talus des collines méridionales, il va gagner le défilé qui le conduira à la baie d'Ermonais. Des terrasses de vignes et d'oliviers accompagnent ses méan-

Fig. S'2. — Le seuil de ruches-.

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