‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 26 sur 277 · Scvimi. t'.hi.. v · texte numérisé non relu

Scvimi. t'.hi.. v

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l'hemin des eldorados, la longueur du voyage ri le retour à travers la mer poissonneuse.

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Il Luit donc étudier el traduire YOdyssèe, non pas a l;i façon « I * * -^ rhéteurs cl manieurs de Gradus, qui n \ voienl qu'un assemblage de beautés el d'épilhètes poétiques. Dès l'antiquité, certains ne tenaient Homère que pour un conteur de lubies : Kratosthèue, ilii Strabon, prétend que loni poète ne cherche que I amuseincnl cl non la vérité*. •• Mais une école adverse, celle « des Plus Homériques qui suivent vers par vers l'épopée », oi S 'Ou^pixtÛTepoi toïç btcwiv xxoXo'jQ --;i\;iii que la géographie d'Homère n'esl pas inventée, que « le

|iuèie est, .m contraire, le chef de la science géographique », :iy/r;;ï~rti rît;

'-;:y.y: : s,^ récits --«Mil exacts. « |diis e\;iels hien souvent (|lie

ceux des âges postérieurs; ils contiennent sans doute une pari d'allégories, d'apprêts, d'artifices pour le populaire; mais toujours, el surtout dans les Voyages d'Ulysse, ils ont un fondement scientifique ». ôV ixoiêeta^ 'Ou.7)soç xal

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--. ' • >„- ll/.y.vY.v . Plus on avance dans l'étude des Voyages d'Ulysse el mieux nu vérifie la justesse de celle phrase. Les descriptions odysséennes les plus fantaisistes en apparence ne sont toujours qu'une exacte, liés exacte copie de la réalité. Le pins souvent, «mi regard de I Odyssée, on peul copier quelque passage de nos Instructions nautiques.

La description de Charvbde et de Skylla n'esl qu'une instruction nautique d une précision parfaite. « Voici mes instructions, pilote, » dil t lysse à I entrée du détroit, ■ lu vois celle vapeur el ce remous; liens le navire en dehors; ne perds pas de vue le roi lier qui est sur la côte en lace, de peur que le navire ne I échappe el que tu ne nous jettes en perdition » :

to;. 8è, YuêeavfîO', t&S' ï-'.-i/j/j't.v.'.... toutou u.èv xairvoû xal xûuaToe bxtoc eepve /ra* 7j oè i/.rj-ï//yj ETîiaateo •>./, t: Xâ6r.?iv t Èeopur.aaaa xal Èc xaxôv xaue SàXr.a'Oa4.

Nous ouvrons nos Instructions nautiques1 : » La navigation de ce détroit demande quelques précautions à cause de la rapidité el de l'irrégularité des courants qui produisent des remous ou tourbillons dangereux pour les navires i voiles. I n outre, devant les hautes terres, les vents jouent el de fortes rafales

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tombent dos vallées et di 01 ■•'■ .de orto qu'un navire peut nrrivei > ne plu

ri ic miillre de su manœuvre. Lu peneontre de deux couru ni nppo r | luil

i'n divers points du détroit, dos tourbillons ri de '. ■ i .nul rei i uppclc nnro

fuli (œillets) dans lu localité. Les principaux Boni nui lu rôlr di Sicile ol onl aussi appelés cavioddi : c'est le Churyhde des ancien ••

a le détroit, dil Kirke V I lysse, est bordé de deux roche l une Ici haute, où habile Skylla, l'autre très basse. 9ous laquelle Charybde engloutit lillois. Rapproche-toi de Skylla, qui te prendra six compagnons. Mai il vaut

mieux perdre six hommes que loul ton équipage.

Les Instruction* nautiques recommandent encore lu mémo manœuvre. (Juand on vienl il»1 lu mer Tyrrhénicnne, il faut s'écarter de la côte sicilienne et rapprocher «le la côte calabraise <>ù l'on trouve lu marée plus favorable. Pui . l.i région des garofali étant dépassée, «»n gouverne au milieu du canal el I on \a sans difficulté soi I à Messine, snii à Reggio, sur I un ou l'autre bord du détroit. Ulysse, qui vient «lu Nord, gouverne ainsi. Il longe d'abord Skylla sur la côte de Calabre. Puis il revient au milieu de lu passe et de là il entend les mugissements «les troupeaux siciliens. Il met alors le cap sur la côte sicilienne et débarque au Port-Creux, à Messine — En sens inverse, après le massacre des troupeaux divins et le naufrage qui en esi In punition, Ulysse, mu- son épave, est d'abord jeté vers Charybde, puis vers Skylla. Il retourne vers le Nord. Il est exilé de nouveau par les dieux vers les terreurs el les enchantements de lu grande mer Occidentale, où l'attend la captivité de Kalypso.

Pour mieux illustrer l'exactitude des descriptions odysséennes, on verra par la suile que les caries el photographies des lieux sont d'un indispensable secours, (les documents scientifiques donnent l'explication précise de lous les mois du poète. Quand autour de la Grotte du Kyklope il nous décrit le rond de pins el d'arbres à la haute chevelure, c'esl que, eu réalité, actuellement encore, le^ rivages du Kyklope el la grotte elle-même sont ombragés de grands chênes et de pins-parasols, tout différents des chênes verts el des pins rabougris qui bordent les mers helléniques. W. Helbig protestait déjà contre les gens qui ne tiennent pas un compte rigoureux de lous les mots du texte : « Les épithèles homériques, dit-il, traduisent la qualité essentielle de Tobjet qu'elles doivent caractériser1.» Ce ne sont pas des épithètes poétiques que l'on peut traduire ou négliger selon la fantaisie du moment. Il faut suivre la méthode des Plus Homériques el s'attacher à tous les mots de l'épopée, ~ol; etcsoxv àxoXouGoûvTsç : le livre de W. Helbig est là pour montrer quels résultats on peut espérer d'une pareille méthode. Il est néanmoins assez plaisant de trouver sous la plume du même Helbig, en ce même ouvrage (p. "2\\. des phrases de ce ton : >< Les recherches de Hercher (Homerische Aufsàtze) onl démontré que le fond topographique de l'Epopée est traité avec une grande liberté, que des fleuves, des montagnes, des

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