‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 260 sur 277 · Photographie de Mme V. Bérard · texte numérisé non relu

Photographie de Mme V. Bérard

Fig. '.H>. — L<> lavoirs*.

I ES PHENICIENS E I L'ODYSSÉE.

Puis elles onl apporté leur linge à ces bassins peu profonds; à qui mieux mieux, elles le battent el le foulenl dans l'eau propre; mais relie eau parait noire au milieu de ces cascades d'écumes,

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Klles vonl ensuite étendis leur lessive sur la plage, en un coin où la vague des tempêtes lave les petits cailloux,

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La plage offre en effel deux aspects très différents. Aux bouches mêmes du fleuve, elle esl jonchée, sur une grande épaisseur, d'herbes el de feuilles, qui lentement décomposées dans le marais ou séchées au fond des canaux de la plaine, onl élé brusquement entraînées par les pluies de l'hiver. Sous le Monl Saint-Georges, le calcaire éboulé, mangeant la plage, n'a semé la rive que de cailloux ou de rochers. Sous le Muni Viglia, au contraire, la vague a décomposé le conglomérai en ses menus éléments el la falaise esl bordée d'une pente, non de sable fin, mais de graviers el de cailloutis, de « petites pierres » où le linge doil sécher en effel bien plus vite que sur un sable humide el bien plus proprement que sur le-, détritus du fleuve — Nausikaa et ses femmes déjeunent, puis jouent à la

halle : la plage unie esl un beau leri aiu de jeux. Mais un coup maladroit envoie

le ballon dans l'un des grands irons d'eau de la cascade,

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Les femmes poussent un cri. Ulysse se réveille, et, sortant du bois; il apparaît sur la pente. Les femmes s'enfuient vers les plages avancées, î~' r,i6va; îcoou- /'jjzji. Nausikaa les rappelle el les envoie porter au naufragé un phave, un

chlton el des linges, derrière une roche du fleuve OÙ le héros pourra se laver.

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I lysse ne prend pas un bain : le fleuve n'est pas assez profond; dans le palais d'Alkinoos, quand les servantes d'Arétè auront préparé la baignoire, I lysse se réjouira pane que, depuis son départ de l'Ile de Kalypso, il n'a pas connu la douceui du bain. Mais, dans l'un des bassins de la cascade, Ulysse prend un tub ■. il se lave les épaules, le buste el les membres,

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Puis il rcvél les habits donnés par Nausikaa el l'on remonte de la plage vers I endroit où l'on a laissé le char. On rattrape les mules. Ou les attelle. La belle

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lessive blanche, bien pliée, rein pi il la voil el le remine uu rel le poui

roui plus monter dessus, comme sur lo linge aie qu'on apporta il b l'allci Elles marcheronl derrière le char avec I lysse. La seule Nau ikan i vctii pi

sur le siège —

Nous sommes remontés aussi vers la voiture qui nous attendait en liaul île moulins. Nous reprenons ta route • I « - Nausikaa b travoi les champ el le œuvres des hommes ». I ne route plate enfilant toute la vallée de Ropa. Ion vers le Nord le pied de la Sierra côlière el mène b travers la plaine, du défile du fleuve à la porto de la Phéacie. Depuis les moulins, il faudrait une heure el demie pour atteindre Palaio-Castrizza el la N 1 1 le des Phéacicns. La route nctucllc est une route neuve, construite par les ingénieurs et chargée de macadam.

Mais elle est doublée d'une vieille piste, qui serpente dans les haies et dans la terre noire el que de vieux petits ponts portent sur le fleuve el sur les torrents «lo la Sierra.

De tout temps les chars indigènes ont pu rouler au bord de cette plaine, el de tout temps ils allaient au fleuve porter le grain et chercher la

farine comme au siècle dernier, ou porter le linge sale el ramener le linge blanc comme au temps de Nausikaa. Sous les dernières ramures des olivettes, tout au bord de la plaine. Nausikaa et ses femmes ont pris cette piste. Les mules galopaient sur ce terrain durci et plat,

xi S' su uièv Todjvwv eu o; izklwoYZO nôosauiv. Elles avaient bientôt tourné le dos au courant du fleuve,

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Kilos suivaient le bord du marais jusqu'au pied du Pantokrator. . . .

Nous les laissons rentrer chez elles et, prenant à droite, nous quittons leur route pour traverser le marais el revenir à la ville de Corfou. Les carie- tracent nue rivière qui, du .Nord au Sud. couperait le marais et descendrait jusqu'au fleuve en traversant toute cette plaine de Ropa. J'ai déjà dit que cette prétendue rivière n'est qu'un fossé bourbeux d'eaux croupies, immobiles, que chassent seulement les crues des orages ou de l'hiver. Une route, qui franchit la plaine

Fig. 91. — Sous les dernières ramures1.

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