‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 265 sur 277 · Odyss., Ml · texte numérisé non relu

Odyss., Ml

I I S Nil SICIE.NS i: I L'ODYSSÉE.

Ii Mini, le matin du vingt-quatrième, nous rencontrâmes plus de vingt calques rie u nu voit d'espace en espace sur celle coste italienne] qui est belle el

fertile, d'asseï grosses tours sur lesquelles il \ a quelques pièces de canon avec <li\ ou riouie hommes pour les garder el pour avertir en e;is qu'ils vissent que «les bâtiments turcs voulussent aborder.

Nmii- crû > descendre auprès de la tour de Saint-Jean; mais nous fûmes surpris de

voir plus de quarante hommes avec des fusils qui nous crièrent de nous retirer sinon qu'ils alloienl tirer sur nous. Il fallul doue reprendre la mer, el environ après trois h >ures nous abordâmes .'i une .mire tour donl le> gardiens plus traitables nous appori des provisions pour de l'argent. Nous \ demeurâmes ainsi deux jours à nous v bien nourrir el à nous fournir de provisions pour continuer notre voyage. Le vingtsixième nous arrivâmes à (i.dlipoli... Le vingt-septième nous allâmes mouiller devanl une tour, où il j ;i un forl bon port; nous \ passâmes la nuit. Le vingt-huitième el le lingt-neuvième . le venl toujours favorable nous Rj ranger en peu de temps les côtes de

I Vpoiulle1.

Les Phéacîens oui I»' monopole de ce passage <d ils le défendent jalousement, comme les thalassocrates de imis les temps onl défendu leurs monopoles. Les Carthaginois coulent tout navire étranger qui, pour surprendre le chemin de l'étain el de l'argent, navigue sur les côtes sardes <>u espagnoles, el ils racontent a leurs clients mille légendes horrifiques mu les dangers de l'Océan'. C'esl par ces deux moyens, contes effrayants el coulages impitoyables, que les Portugais el les Espagnols défendront leur monopole des Eldorados d'Amérique ou d'Afrique. \ Venise comme à Cadix, les routes commerciales sont des secrets d'Etal el l'on réprime violemment l'espionnage étranger. Les Phéaciens ne se comportent p;is autrement. Les monstres de la mer Occidentale, qui font si grand peur aux marines achéennes, Charybde, Skylla, Kyklopes, Kirkè el Lestrygons smii de leur invention : < Marche en silence, dit Athèna à I Ivsse; ne regarde personne dans la ville; n'interroge personne. Ces gens-ci ne tolèrent p;is toujours I étranger el leur accueil n'est pas amical à imis ceux qui viennent du dehors,»

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Cette défiance de l'étranger, grâce auquel pourtant on s'enrichit, fut jusqu'à nos jours commune a toutes les \illes maritimes. Athèna, mol pour mot, eût adressé les mêmes conseils aux marchands français <>u flamands visitant la

Venise du \\i siècle Vyahl le monopole «lu « passage», les Phéaciens

en tirent d'énormes bénéfices. La richesse de leurs palais, leurs mobiliers '■' l.ii.niis d or, d'émail cl d'argent, In beauté de leurs I >i l n - 1< > i el de leurs œuvres

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