‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 268 sur 277 · I. Photographie de M"" V. Gérard · texte numérisé non relu

I. Photographie de M"" V. Gérard

.'. Photographie de M"" V. liera ni.

I l S ! Ml Mi lINs I I L'ODYSSI I

mi qui tirent | .11 d'i m I e fond esl sablonneux, il<' bonne tenue.... Deux torrents, qui prennent naissance dans l'intérieur des montagnes de l'Albanie et vont se décharger ù la mei I eur eau, qui est d'une excellente qualité, sert pour la provision des navigateurs

et l'alinienl il des Parguinotes. Elle arrose aussi plusieurs jardins potagers où l'on

cultive beaucoup de citronniers et d'orangers. Au milieu de ces jardins, est bâtie la

maison de campagne de l'un des primats.... Le petit terrain «In Parguinote est très fertile : il produit du blé, du vin, de l'huile et des liqueurs ; cependant ces <lrn\ derniers [articles suffisent j --riils à la consommation ; pour les deux autres, on s'adresse aux voisins. Le territoire enlièrcmenl cultivé ne peut avoir de pâturages ni. par conséquent, nourrir des troupeaux. Les Parguinotes n'onl que quelques bœufs employés au labourage el ils tirent le bétail de leurs voisins, avec qui les primats du [ ■ - • n •— entretiennent des relations et des intelligences. Le bois ne manque pas; il- vont le couper dans les forêts de l'Albanie lesmoins

éloigi s. Leurs besoins satisfaits, il> peuvent en porter aux insulaires voisins. La popu

lation est d'environ quatre mille .une--. Elle habite en grande partie sur le rocher.

\ droite, sur la pente «lu rivage où tient ce rocher, est bâtie une espèce de village habité par le reste * I « * l.i population ".

Sur place, j ;ii vérifié moi-même tous les détails de cette, description (28- 16 avril I90f |. Nos photographies ru prouvent

li... 05. — Citadelle di P

1 1... 96. — Jardins de P u i

l'exactitude. J'ai voulu u \ pas changer un mot. Notre auteur, en la faisant, ne songeai! sùremenl pas ,i la Ville (I Mkinoos. Pourtanl ses moindres mots nous fournissent un commentaire .i tous les mots • I ■ i texte odvsséen. \illr <lr navigateurs, station des marines étrangères, Parga esl venue se bâtir à l'écarl du pays albanais.

i. pi i ■ i. ■ ii ii.

I oyagi ■ < p KM . 1" i 1 1 .h m de M V. Bei m cl.

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dans un corclc tics tinutoa montagne • nui lu rouvrent loul oiitoui

Son promontoire insulaire est fait d'une roche abrupte, nu un i llimo bu roi tache à la terre (les cartes marines onl ici la morne erreui nue | >• > < 1 1 la ville de Phéacions; elles indiqucnl par do forte hachurci une ligue de coteaux qui uniraient la citudclle do Parga aux talus des mont! aihanai . mai qui n'exi tcnl pas : l'isthme est plat; sur la copie que j'en don ne ici, j ai corrige! cette erreur de la carte marine). Le promontoire pointe entre les deux poi i . Telle que notre Ville d'Alkinoos, la roche de Parga présente à la mer une Caçadc accore, couronnée des remparts de la citadelle, el à la terre nue pente assez raide donl la ville en terrasses a recouverl le flanc. Duranl des siècles, cette ville, indépendante tles terriens el sujette seulement des thalassocrates, a connu la prospérité. Elle avait nue renommée île richesse parmi les montagnards voisins. Elle devait se défendre contre eux el c'est contre eux d'abord qu'elle ;i\;iil dressé ses seuls ouvrages de défense, su muraille en travers de l'isthme : tel notre mur

<le l>ois <les Phéaciens abandonnée des thalassocrates, Parga tomba sous le

joug des terriens. Ce fui la ruine de sa fortune. Elle ne fut plus que l'embarcadère ou le débarcadère des caïques indigènes. Son rocher devint nue forteresse terrienne, que les Turcs ceignirent d'un rempart au-dessus de la mer. la Ville d'Alkinoos ne fut plus qu'un château Saint-Ange.... Entre Parga el la Ville d'Alkinoos, notez pourtant quelque différence. Les deux ports de Parga, mal couverts et semés d'écueils. sont intenables par les rafales qui brusquement tombent du Nord :

Le port de Parga, disent les Instructions, est divisé en deux baies par la saillie de |,i côte sur laquelle se trouve la citadelle. La haie de l'Ouest, la pins grande (comme l'un de nos ports phéaciens, elle pourrait s'appeler le Port San Spiridione : un couvent de Sainl-Spiridion couvre son extrême promontoire), deini-circnlaire, bordée dans le tond par une plage de sable, avec trois encablures de largeur ou de profondeur, est ouvert." au Sud. L'autre baie (comme l'autre port des Phéaciens, elle est sons la protection de Saint-Nicolas, dont une chapelle occupe un des îlots) dans le S.-K. de la citadelle est considérée comme le port de Parga. Elle estabritée par une chaîne d'îlots et de rochers. Ces deux haies ne peuvent recevoir que de petits navires et les caboteurs monillent ordinairement dans celle de l'Est. Pendant les beaux temps d'été, les navires trouveront un mouillage temporaire à trois encablures de la citadelle et les barques l'ont le va-etvient entre la marine el les navires mouillés an large '. Le tond est sablonneux, de bonne tenue (ajoutent les voyageurs); mais il s'y rencontre des quartiers de roches, qui dans les gros temps hachent les câbles et mettent les bâtiments en danger. Ils sont exposés entièrement aux coups de vent d'Ouest, de N.-O. et du S.-O. Sur la gauche en entrant, est un môle que les Parguinotes fabriquèrent eux-mêmes pour la sûreté de leurs barques*.

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