Odyss., VI
i. Cf. Ebeling, Lex. llom., s. v.
I l v i in \n uns I I I ODYSSÉI
Mlii -M.i. n,.ii> l.i figure d'une vierge à la cruche, conduit I lysse an palais el lui donne quelques conseils Entre dans le palais. Ne crains rien. Vvecun peu d'à m lare, un mène h toutes les affaires. C'esl la reine que lu vas rencontrer d'abord dans le palais. Elle s'appelle Vrète de son nom. Elle esl fille des mêmes parents ipii onl engendré Vlkinoos.... Elle a un • grande influence sur ses enfants, sur Ukinoos lui-même ef sur I • peuple, qui la considère un peu comme un • divinité el qui dans les rues la salue de icclamations. C'esl un • vraiment elle ne manque ni d'un espril de sagesse ni de bonnes intentions : elle apaise les querelles. Si jamais elle te prend en affection, tu peux être sur de revoir tes ami-- et ton palais dans la terre de ta patrie1, o
petit discours esl trè9 clair, très bien ordonné el forl utile à entendre pour le héros qu'il renseigne. De plus, il esl complet : rien n'y manque el il n'a besoin d'aucun commentaire. J'en ai pourtant retranché les treize vers qui, dans notre texte actuel, vont du vers 56 au vers 69. C'esl là que la piété de Pinterpolateur s'esl donné carrière :
Elle esl fille des mêmes parents qui ont engendré Atkinoos. Car Poséidon engendra d'abord Nausithoos, de Périboia, la plus belle des femmes el la fille aînée du vaillant Eurym idon.qui régnait sur les Géants et qui se perdit, lui et son peuple. Donc Poséidon, uni i Périboia, engendra Nausithoos qui régna sur les Phéaciens. Nausithoos engendra llhéxènor el Ukinoos. Le premier mourut jeun • en ne laissant qu'une fille, Arétè, dont Vlkinoos lii sa femme el il l'honora plus qu'épouse au monde n'est honorée de son mari. Elle a une grande influence, etc —
(>n senl combien ce bavardage esl inutile el comment celle généalogie n'intervient que pour légitimer le contre-sens de parents = ancêtres, tox^wv = -y>vovcov. Les noms de Rhéxènor el de Périboia ne reparaîtront plus dans le poème, sauf en un vers qui, étanl aussi une interpolation, se retranche sans difficulté i\. 1 16 du même chanl . Que l'on relise le texte restitué el que l'on dise si du vers 56 au vers 69 il esl besoin de la moindre addition.
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la traduction parents — ancêtres, toxiftov = rcpoYÔvwv, n'est pas seulemenl un contresens verbal : ce me semble en outre un contresens historique. Si les Hellènes n'admettent pas le mariage entre frère el sœur, il y a des peuples qui le pratiquent, el de préférence à toul autre. Le poème odysséen lui-môme nous
donne un autre exemple de ces unions scandaleuses : le roi Aiolos a six lils el
-a\ filles, qu'il a mariés deux à deux el qui vivent tous dans son palais.
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i o toxto 110 poul bouIcvoi le moindre iloule : le i"i Violn .1 donne' v i\ 1 1 1 1 ■ pour épouse h 13 ix fils. Les Pharaon » ■■• \ pi 1 • ' 1 1 (Mi usent ni uni
\ l.i cour d'Egypte, dil (I Ma pero1, lu rumillc royale 'lui lr< noinl 1
femmes ne 1 ecrulaienl chez les hnul ei 111*111 de In coin et 1 lii'i le I • 1 u< ni
1 Inux, M. ns 'encontrnil misai parmi elli benucoup d'éti 111 èr< fllli du opui
des petits roitelets lihyqucs, nubiens ou n iinti<|ue I Ile venaient aux l)i > de IMinrnon comme otages et garantissaient la fidélité de leur peuple. Toutes ne joui lienl pa> 'l un traitemenl identique ni d'une considération pareille, cl leur condition première réglai! leur étal dans le harem, à moins nue le caprice amoureux 'In maître n en décidai auti ment. La plupart demeurnienl simples concubines leur vie durant. D'auli vaienl
.m r.iii^ d'épouses royales, I ne au moins recevait le litre cl les privilège d< grande épouse «m de reine
Chez Alkinoos, Anitè esl la mande dame, la maîtresse, oéorcoiva.
... C'était raremenl une étrangère, presque toujours une princesse née dans la pourpre, une fille de Râ, autant que possible une sœur du Pharaon; héritant au même degré et dans dt's proportions égales la chair et le sang du soleil, elle avait plus < j 1 1< ' personne au monde qualité pour partager la couche et le trône de mim frère. Elle possédait sa maison particulière, son train de serviteurs et d'employés. Tandis qu'on séquestrait à peu près les femmes secondaires dans le palais, elle entrait ou sortait librement, se montrait en public avec on sans son mari....
îji'.oï/ ~j.~-j.: [xûOoiaiv 'axe srzi'/r^s Kvi acT'j.]
Le protocole reconnaît solennellement en elle la suivante del'Horus vivant, l'associée au Seigneur du Vautour et de l'Ureus, la 1res douce, la 1res louable, celle qui voit son
llorus ou l'Horus et le Sil face à lace. Son union avec le roi-dieu la l'ail déesse,
[ot [At'v bx 8eôv 10; Et<jooô<i>VTeç]
et lui impose l'obligation d'accomplir pour lui toutes les fonctions dont les dé< sses s'acquittenl à côté des dieux.... Ellemarche derrière l'époux dans les processions, donne audience avec lui.
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gouverne pour lui pendant qu'il guerroie au dehors ou qu'il parcourt son royaume*.... Le rôle des princesses grandit singulièrement depuis la XIIe dynastie. On distingue au
moins autant de reines que de rois parmi les personnages qui président aux destinées de l'Egypte. Les fils conservent la prépondérance sur les filles, quand les uns et les autres naissent de l'union d'un frère et d'une sieur utérins et consanguins à la fois et se trouvent par conséquent de conditions égales. Les fils en revanche perdent la prépondérance dès qu'il leur manque le moindre quartier de noblesse du côté maternel et ils s'éloignent d'autant plus du trône que leur mère tenait de moins près à la lignée de lia. Toutes leurs sœurs, issues de ces mariages qui nous semblent incestueux, prennent le pas sur eux et l'aînée devient le Pharaon légitime3.