‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 275 sur 277 · Riemann, op. laud., p · texte numérisé non relu

Riemann, op. laud., p

■ils i 1 1 1 \|i | EN S Kl I ODYSSÉE.

.t l.i Fantaisie arabe, les voyages d'I lysse el les vova^es de Sinbad; c'est, je le répète, méconnaître » I « * parti pris les caractères fondamentaux de l'hellénisme.

/ comment les Grecs eux-mêmes jugenl l'œuvre d'Homère : « Tous ses

mythes, nous «lit Strabon, ne soûl que de véridiques histoires à peine embellies,

; tj'ivj; r-'j tww '•>•/ iv&Ywv, car un défilé tlf vains miracles sans

réalité ni vérité n'esl pas homérique, èx u.rlo'c>ôc 8è à).r/joJ> àvàimiv xev/jv

7',/v ■.-/■/ '>jy viv,-,'.'/.'//1 ». VOdyssêe n'esl pas une tératologie; comme toutes les œuvres grecques, • ce n'est qu'une peinture poétique de réalités authentiquemcnl vraies, Xo&ov v./.rjiî, taûniv xtjv U7u68satv icoi^Tixcof 8ie- Quelle valeur prennent tous ces mots de Strabon après notre étude de la Phéacie! Dans nos Instructions nautiques el sur nos cartes marines, nous avons trouvé le commentaire littéral el les plans topographiques de noire pré-

tendu cont lysséen. Sans la carie marine el sans les Instructions, il était

impossible, el l'exemple des commentateurs anciens ou modernes est là pour nous avertir, de discerner sous la légère broderie poétique la haine réelle de toute cette histoire: on ne voyait que le conte parce que l'on ignorai! la réalité. Mais vous prenez les cartes el descriptions de nos marins et, loul aussitôt, vous retrouvez la trame <lu poème ; sous la broderie, apparail un tissu compact, serré, île faits géographiques rigoureusement exacts ci minutieusement notés. Quand \mh avez, par le détail, \u commenl chaque épithète du poème correspond à une particularité du site, commenl chaque aspect de côtes .•I de montagnes, chaque disposition de promontoires ou de poils, ci les distances réciproques des fleuves el des villes, cl les alentours des sources el fontaines, bref louiez les descriptions, sont conformes à la réalité tangible, à la vérité scientifique cl expérimentale : il ne vous est plus possible de penser encore à des

souvenirs de matelots. Vous ne pouvez plus souper, je crois, qu'à un journal de

navigateur, à un périple. En mettant boul à bout les descriptions odysséennes de la Phéacie, vous reconstitueriez nue pape de nos Instructions nautiques. El

rette page, la voici dans ses grandes lignes •.

L'Ile des Phéaciens est élevée; ses montagnes boisées apparaissent de loin; elle pré- -. n t .• ,i l.i m. t sauvage une côte abrupte avec des falaises droites ci des écueils dangereux1. Mais elle .1 quelques mouillages. Un rencontre d'abord nue petite anse couverte • In vent avec une plage de graviers, des fourrés de joncs et îles pentes d'olivettes. Il faut prendre garde aui cailloux coupants. Delà mer, on voit les cascades d'un Heine qui tombe sur la plage par une série de bassins où les femmes viennent laver.

Puis mi rencontre la ville des Phéaciens. III'' est loin du fleuve, mais une imite plate vers la plaine de l'intérieur v peut conduire aussi. Dans un cercle de liantes mon-

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