‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 39 sur 277 · I. sumI... \|||. 612: lliad., 1. 179 ol suiv · texte numérisé non relu

I. sumI... \|||. 612: lliad., 1. 179 ol suiv

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neul heures de relie nuil d'été, quatre-vingts a quatre-vingt-dix kilomètres. Prenons encore le grand maximum de cent kilomètres. C'esl là. je le répète, un i.ni'l maximum que la petite navigation voilière n'atteint presque jamais. Dans res parages, il esl asseï rare < 1 1 1< * la brise se maintienne liuil ou neuf heures ^.iii- changei ni faiblir : bu long de ces eûtes découpées, à travers ces chenaux el ces pointes, le \ » • 1 1 1 se masque ou se renverse. Comptons pourtant cenl kilomètres. Des deux Pylos que nous connaissons sur la côte péloponnésienne, il i -n esl une que ce calcul écarte aussitôt. Entre la dernière pointe d'Ithaque el la Pvlos de Vlessénie, la distance en droite ligne, à vol d'oiseau, serai! déjà de cenl quatre-vingts kilomètres, "i la ville d'I lysse n'étail |>as sur la dernière pointe d'Ithaque : nous la retrouverons au contraire à l'autre boul de l'Ile, presque à l'extrémité septentrionale du canal de Képhallénie, en face de l'ilol d'Astéris; il faudrait donc ajouter encore la longueur de ce canal, soit une vingtaine de kilomètres. Km outre la distance à vol d'oiseau n'est pas la distance a vol de navire. Ces vieilles marines ne naviguent pas en droite ligne à travers la mer libre. Elles suivent les côtes et contournent caps el sinuosités. Elles n'abandonnent la terre qu'au dernier promontoire ri vonl atterrir au promontoire le plus voisin, rélémaque a d'abord doublé toutes les pointes du canal de Képhallénie. Puis il s'est dirigé sur l«' cap le plus occidental du Péloponnèse. Il a atterri tout au boul de la plaine éléenne vers le promontoire Chélonatas. Il a longé cette plaine. Le poète ne nous décrit pas minutieusement cette navigation dans le vovage d'aller. Mais, pour le retour, il nous montre le navire quittant l'\ lt>-. longeant les côtes de l'Élide el saluant au passage les | >« • t i t s. fleuves et l«is

Caps :

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Ce n'est |>lu^ alors deux cents, mais deux cenl cinquante ou deux cenl quatrevingts kilomètres qu'il faut compter entre le porl d'Ithaque cl la rade «le Navarin. Vvcc la luise la plus favorable, deux nuits ne suffiraient |»as à Télémaque pour atteindre la Pvlos messénienne, et relie difficulté sur l'ensemble <ln voyage se 'omplique dans le détail. Le poète nous donne une étape de la traversée an cap Pheia, cl il nous donne la longueur approximative de cette étape. Le cap Pheia esl situé au Nord-Ouest des bouches de I Alphée, a quinze ou vingt kilomètres de ces bouches. Entre Pylos el le cap Pheia, la navigation de Télémaque ut- doil durer que quelques heures. Etudiez, en effet, le voyage de retour, rélémaque, ayant quitté son ami Pisistrate sur la plage de Pylos, s'embarque et met a la voile. Il a encore pour lui le vent favorable que lui envoie Athèna.

1 >• navire courl sur la mer. ■ \|nè> le soleil couché, à l'heure « on toutes lr^ rues ->>ni emplies d'ombrei . d double le cap Pheia. Or Télémaque n'esl

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FIG. 11. LA PYLOS MKSSKN1KN.NK

Photogravure de la planclie 0 de l'Expédition de Morée.

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voyagé s|" lo chur do Pisistrate uno partie! ilu jour. Do roiulu do voilure, il ,i\.ni encore perdu s<>n temps h In plage : le vaisseau était tiré b oi . il i\;iii Fallu I*' remettre à Mol el l'armer. Iletards encore pour accueillir un suppliant, pour BQcritler aux dieux el onfin pour la manœuvre de départ. On ri avail donc mis à la voile que longtemps après le milieu du jour. Vu maximum, c u i une petite demi-journée de navigation qui sépare Pylos <lu cap Phoia : la l\l<> messénienno on osl à plus de cenl vingl kilomètres.

Nouvelles difficultés encore, si l'on veul appliquer h la Pvlos messénienno quelques particularités de la description homérique. En l»a-> de Pylos, qui c^i une haute ville, VOdyssée mentionne une plaine où paissent les troupeaux de bœufs, où s'élancenl 1rs chevaux el les chars, rcsSiovSe, i; rceSîov. En has de la Pylos n u*ss^t" 1 1 i*1 1 1 1 1 » * . il n \ ;i qu'une lagune el la mer : le beau plan do l'Expédition «le Morée, dont je donne une photogravure, nous montre bien que ccltt' roche du Koryphasion n'esl qu'un ancien ilol échoué entre la lagune el la nier. Ajoutez que la Pylos homérique est un grand port, la capitale d'un peuple marin. Son mouillage doit être conforme aux nécessités el

aux habitudes des marines contemporaines. Or nous venons pourquoi ces marines primitives fuient les golfes profonds el les rades doses. La rade de Navarin, avec l'ilot de Sphagia {ancienne Sphaktérie) qui la ferme, peut nous sembler l'idéal d'un mouillage moderne : en travers du chenal Sikia el sur le promontoire de Paléo Avarino, la Pylos du Koryphasion commande la rade el la petite lagune Dagh-Liani. Mais les marines à voile ont toujours dédaigné cette rade. D'entrée et de sortit» difficiles, ce mouillage ne peut servir que par certains vents, et l'histoire récente nous montre le danger que court une flotte bloquée dans ce cul-de-sac : le pacha d'Egypte y vit flamber ses vaisseaux sans pouvoir en sortir.... C'est une loi de ces marines primitives, — je demande un crédit provisoire pour cette affirmation, — que leurs poils et débarcadères ne sont jamais au tond d'une rade close, mais à portée de la mer libre : sur la mer libre, la roche du Koryphasion ne préseule qu'une façade abrupte sans pente d'échouago.

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Fig. 12. — Rade de Navarin1.

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