I. Photogravure d'après la carte marine n
LES PHÉNICIENS ET l.'ODYSSI I
J .h mentionné déjà l'impossibilité pour un char de trouver sa route entre iin el Sparte, a travers les contreforts de l'Ithome d'abord. |»uis à travers la sien*» * 1 1 ■ ravgète. Certains archéologues tiennent pourtanl à cel itinéraire. Ils uni exploré les ruines de Phèros sur les premiers contreforts du Taygète. Ils onl découvert, aux abords de In ville ancienne, une nmorce de chaussée pavée. Ils en onl conclu que la chaussée continuai! jadis à travers le massif. J'ai dit que les ingénieurs français el grecs, moins habiles, cherchaient encore un passage i irrossable entre Sparte el Kalamata1 — Le texte homérique, du moins, aurait 1 1 i'i mettre en garde ces archéologues. Les poèmes homériques connaissent plusieurs Phères, qu'il ne faut pas confondre. D'après V Odyssée, la Phères où séjourne Télémaque est la propriété du roi Dioclès, fils d'Orsilochos, lils de l'Alphée. L'Iliade, d'autre part, mentionne la Phères messénienne avec les six villes voisines de Kardamylè, Enopè, Ira, Antheia, Aipeia el Pédasos. Ces villes messéniennes forment une heptapole maritime, qui est aux mains des Achéens el dans la dépendance d'Agamemnon. Le roi des rois promet de donner à Vchille celle heptapole,
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l.a Phères messénienne appartient donc à Agamemnon cl non pas à Dioclès. Ce n'est pas en Messénie qu'il faut chercher la demeure de Dioclès, petit-fils de
I Uphée. L'Alphée, qui n'est pas un fleuve messénien, traverse l'Arcadieet l'Elide.
II esl dune vraisemblable que les descendants de l'Alphée possèdent quelque canton de <<^ pays. Un autre fils de l'Alphée, Phégeus, règne dans la Psophis
arcadienne En bas de la Phères de Dioclès, ['Odyssée mentionne une plaine,
où les chevaux de Télémaque, tournés vers Sparte, volent à travers les champs de blé, -/ Tcyproôoov : la Phères messénienne esl déjà dans la montagne
cl c'esl la montagne inculte el nue qu'il faudrait franchir pour atteindre la vallée de Sparte.
Voilà bien des difficultés ou des impossibilités, si l'on veut s'en tenir à la Pvlos messénienne. L'usage, il esl vrai, n'est pas d'étudier les détails du texte odvsséen : M est si commode el si classique de toujours invoquer le laineux droit des poètes a inventer ce qui leur plait el à écrire ce qui leur chante!... Vovons pourtanl si la Pylos de Triphylie ne légitimerait pas la théorie des Plus Homériques touchant la parfaite réalité de la géographie odysséenne
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Dans les | m >«i 1 1< - 1 1 <> 1 1 1 1 - 1 1 1 1 m i ■ . Ici nom de l'ylo l'uniriic le nom il \vij< désigne toul ;i lu fois uno ville ut un territoire iwtoffav ^v ywaav x*/ •. IIûaov ôuuvûuKuç ta wi) '. ' Le territoire s'étend entre I Upliée, > qui travci élu terre dos Pyliena », el I hcptapolc messéuienne i ijui e i \"i ine de Pylo ' u le seul villes maritimes, dil le poète, louchent il Pyloi .
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el Thryoessu, nui Lient le gué de I Uphéc louche aussi w pylos, •
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Le territoire de Pylos esl (lune situé quelque pari entre l'Alphéeel lu Mcssénie. La ville, è le moi le du temps, esl une ville haute, *wcu ntoXUOaov : c'esl la \ i • - i 1 1 < capitale de Nélée el tic Nestor. IMos, comme ville el comme territoire, esl un site bien caractérisé. Sur le pourtour de cette Grèce rocailleuse, où les falaises abruptes ne sont guère interrompues que par des deltas vaseux ou des estuaires dormants, IMos esl sablonneuse. 'HuaOéei;, ht Sableuse, esl son épithète constante. Dans les poèmes homériques, toujours cette épithète lui esl appliquée. El cette épithète lui esl réservée. Le monde homérique n'a pas d'autres rivages de sables. C'est la « Porte des Dunes ». Su plage est unie, sans roches. Les vaisseaux peuvent aborder sans précautions, perpendiculairement à la rive, puis s'échouer sans risque d'avaries :
oî 0 '.Où; xaTavovTO 18' \i~vj. v/,oç £'.~r,ç TcetXav ieîoavTEs ty.v 0 âpuwav*.
Derrière celle plage de sables, s'étend une riante contrée, la bonne Pylos, llJAo^ r.yaOif,. Nestor, roi de la sablonneuse Pylos, règne aussi sur la charmante Arénè. Il a des prairies pour ses troupeaux de génisses et de taureaux, pour ses haras et ses chevaux. Il esl le héros cavalier. Derrière la plage aussi, tout au bord de la plaine, se dressent de hautes et rocheuses collines, qui fournissent un emplacement et des matériaux pour les villes « hautes, bien bâties ». On esl encore à l'époque où la mer infestée de pirates est d'un voisinage dangereux . « Errez-vous sur la mer comme des pirates cherchant le mal du voisin? » est la première question de .Nestor. Les villes doivent se réfugier sur les monts. La plage esl déserte. Quand les marins étrangers n'y viennent pas installer un campement el un bazar temporaires, les indigènes n'y descendent que pour adorer les dieux de la mer. En bas de Pylos. parmi les sables marins, stcI liajxàQoiç iXÎ7j<nv, Télémaque trouve les Pyliens en train de sacrifier à Poséidon. Mais la