lliad., XI
i. Odyss., III. 10-11.
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ville haute n esl pas loin. Elle doil être loute proche même. Relisez l'arrivée de lelcmaque. Près du Poseidion de la plage, le festin se prolonge jusqu'à l;i nuit. l'uni regagner lu ville haute où Ton dormira, un ne quitte la plage qu'après le soleil couché. Le lendemain, dès I aube, on envoie chercher les compagnons de lelcmaque qui oui dormi près du vaisseau. IU arrivent aussitôt prendre pari au nouveau sacrifice • 1 1 m - I mi célèbre dans la ville haute — De môme, voyez Télémaque rentrant nV Sparte. Il arrive dans la plaine qui s'étend aux pieds de la ville. Il esl pressé de s'embarquer. Il demande à son cocher Pisistrate de ne pas le l'aire remonter là-haut. Il crainl le long diner des adieux el l'affectueux bavarde N'estor. Il veul partir ce jour même : « Alors Pisistrate tourna les chevaux vers le navire el vers lu plage, el répondil : « lia te- toi de l'embarquer avant que, rentré a la maison, j'annonce la chose au vieillard. Car il ne le laisserai! pas partir. Il viendra lui-même ici el lu peux être sûr qu'il ne rentrera pas seul. " Puis il retourna les chevaux vers la ville des Pyliens el il arriva rapidement aux maisons1. » Il faul que la ville haute soil toute voisine :je l'imagine dominant la plage même.
Donc une plage de sables, bordant uni' plaine, an pied (Inné ville haute, cl. sur cette plage, un sanctuaire de Poséidon : voilà le site. El ce siie ne doil pas être éloigné de l'Alphée « qui traverse la terre des Pyliens ». L'Alphée se jette à la mer dan- la l»aif qui, dès l'antiquité, portail le nom de golfe de Kyparissia ou d trkadia, ,:i cause de la ville de ce donlilc nom. Ce golfe, entre la pointe rocheuse de Pheia au Nord el la côte rocheuse de Kyparissia au Sud, n'esl qu'un demi-cercle de dunes : « Sur presque tout son contour, disent les Instructions nautiques, le rivage est bas, sablonneux, bordé en arrière-plan par une terre montagneuse. C'est une plage de sable uniforme à travers laquelle plusieurs cours d'eau se jettent à la mer . » Derrière cette plage, une bande de plaine bien arrosée est plantée de I><»i> et *\t' bosquets, qui de l»nii temps ont fait I admiration des vovajjeurs. Pausanias el Strabon vantent, comme Beulé, Boutan el r'razer, la joliesse el la fertilité <\<' ce pays. « Cette terre esl pleine de sanctuaires d'Artémis, d Aphrodite el des Nymphes, au milieu <\c bosquets fleuris qu'alimentent les eaux abondantes ; les sanctuaires d'Hermès bordent les routes; les sanctuaires de Poséidon jalonnent les promontoires8. » Ces Poseidia antiques <»nl été remplacés aujourd hui par les églises de saint Nicolas. Ce grand saint, qui sauva jadis les enfants dans la cuve, sauve encore les marins en péril de mer — Kl. longeant relie plaine, les montagnes aux longues pentes envoient jusqu'à quelques kilomètres en un point, jusqu'à quelques mètres de la ri\e leurs contreforts chargés de vignes el de villages. Toutes les habitations sonl aujourd'hui encore ^\\i la hauteur. La rive est déserte. Mais à chacun des I mu gs élevés correspond, ^-m la plage ou près de la plage, une station complé-
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S Initruet naul . TP 801, p. 88-80.
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KIC. i:,. — LE GOLFE DE I. M.l'HKK
Photogravure d'après la carie marine a0 5209.
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ayons ici toutes les condition du ile homérique. Mai . aujourd liui, dvoii
en ce golfe quelque chose déplus. Il raut ajouter au pay lige un trail qui i i d'origine récente. Ce soûl des lagunes que ni Pausaiiiai ni Stral n oui ignal
\n temps <lc Pausanias, déjà, les rivières el les ruisseaux descendu (je la haute terre éprouvaient quelques difficultés à pousser jus4|u'à la mer, Leui eaux s'arrêtaient dans les sables, quand elles avaient à lutter contre le vent. Car les vents d'Ouest son I violents sur cette façade <l m Péloponnèse. Les anciens v avaient îles cultes de Notre-Dame-du-Vent, Athèna Anémotis. Les Grecs modernes v ont des Bourg* du Vent, Anémochorion -. « Le fleuve Anigros se jette à la mer. Mais souvent le courant est rebroussé par le souffle des vents très violents qui, soulevant le sable de l;i mer. arrêtent l'écoulement des eaux », «lit Pausanias. Strabon ajoute que l;i plaine voisine esl en contre-bas, souvent inondée. La plaine de l'Anigros, c'est-à-dire la rive »lu golfe <pii s'étend au pied <lu mont Railla on Kaiapha, fiait donc un marais intermittent. De môme, an Nord de l'Alphée, derrière le cap Pheia, près de Létrini, l'antiquité connaissait déjà une autre flaque, constante celle-là, un petit lac de trois stades environ1. Aujourd'hui, le golfe sur la moitié de son pourtour est bordé de longues el larges lagunes. Le petit lac de Létrini, qui mesurait trois stades au temps de Pausanias, esl devenu la lagune de Mouria, longue de six kilomètres, large par endroits <lf deux. La plaine marécageuse de l'Anigros est devenue, sur trois ou quatre kilomètres de long, la lagune de Kaiaplia. Entre ces deux lagunes, sonl encore survenues les Pêcheries d'Agoulinitza qui forment nue vraie petite mer intérieure, mu douze ou quinze kilomètres de long et deux, trois on quatre kilomètres de large.
Cette dernière flaque d'èau salée est. tout entière, d'origine récente. Elle est coupée de la hante mer par un cordon littoral, dont les allusions de l'Alphée et les sables du Tond ont fourni les matériaux. Durant l'antiquité, tout porte à croire que cette petite mer n'existait pas. Nous voyons le vaisseau de Télémaque longer les krounoi el le Chalkis au beau courant.
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Ce vers 295 du chant \V a été mis entre crochets par les philologues. Il passe, sans aucune raison connue, pour une interpolation. A coup sûr il existait déjà dans le texte odysséen que connut Strabon; car Strabon le cite et le commente-. Cela seul importe à noire discussion. Au Sud de l'Alphée, au long de la montagne Makistia. Strabon retrouve le fleuve Chalkis et la source Krounoi. Il ne dit rien des Pêcheries. Celte montagne Makistia « qui sépare la Triphylie de