BÉRARD. — I. S
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Pvlos ul Phères, il m \ ,i donc que quelques heures de chemin : il me semble que les .'• kilomètres de notre route correspondent à ces données.
I» Ui pliera a Sparte, l'étape est fort longue, 90 ou 100 kilomètres. Mais pour deux chevaux légèrement chargés, elle n'esl pas impossible à franchir en une longue journée coupée d'un arrêt. Télémaque el Pisistrate partent de Phères dès I aurore. IU n'arrivent à Sparte qu'à la nuil close. IK l'uni la roule, dit le poète,
Ice a la vélocité de leurs chevaux,
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Il ne faul pas oublier llelbig dans son Epopée homérique a raison d'insister là-dessus que ces chars sont extrêmement légers. Ils « volent » à travers les champs < le bataille, sans être arrêtés par les morts ni par les débris il armes qui jonchent le sol :
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ll> sautent par-dessus les fossés :
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Eu mélos tire -<>n char lui-même. Diomède se demande s'il ne chargera pas sur ses épaules le char de Rhésos*. lu pareil véhicule, attelé de deux trotteurs, peut ■ voler > en un jour d'Aliphèra à Sparte : cinq ou six heures de route le malin, quatre heure-, de repos diirani la unisse chaleur iln jour, cinq OU six heures de route le soir, el les quatre-vingt-dix ou cent kilomètres sont franchis. I,i route est assez commode. Le couloir de l'Alphée munie à la plaine parrhasienne, d'où le couloir de l'Eurotas redescend vers Sparte. D'Aliphèra jusqu'à la plaine parrhasienne, la montée n'est ni longue ni difficile. La traversée de la plaine. |»iiis la descente vers Sparte sonl moins dures encore.
Quelque jour, un chemin de fer reliera par ici les golfes d'Élide et de Laconie. De tout ieui|is une route fréquentée des étrangers a sui\j ce couloir. Turcs, Vénitiens <m Francs, les armées el caravanes étrangères montaient et descendaient d un golfe i l'autre, el la forteresse de Karytaina surveillait le passage du seul défilé dangereux : Karytaina, perchée tout en haut d'une ruche, dresse sr> créneaux ^\\\ la rive droite de l'Alphée; mais aujourd'hui Karytaina esl en ruines. Pour la Grèce libérée, celle forteresse étrangère a perdu toute important >'. en même temps que la route des étrangers. Le trafic des Hellènes est allé vers les ports helléniques de la nier grecque par excellence, vers l'Archipel : ce n'esl plus entre le golfe de Laconie el le golfe d'Elide que circule la grande route péloponnésicnne : le chemin de fer unit le golfe de Vfessénie au golfe
I Odyu III 195 MM
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nulle des étrangers ; '<>s Pélasgos oui sur lu 1 Ive gauche de I Mphéo, ju le «n fui do Kuryluino cl surveillanl comme elle le passage, leur ville de Lykn oura. Ville haute, elle iiussi, ci ville préhcllénique, Lykosuura eut, comme Pylu
une rem née de puissance el do civilisation dans le monde des origine Klle
disparut, comme Pylos, dans le soulèvemenl du monde grei , C était lu pre ire
des villes que produisit la terre et que vit le soleil1. C'est la que les arcadiens plaçaient les débuts de toute leur légende. C'est là que régna Lykuon, fils de Pélasgos : sur la montagne voisine, sur le Lycée, trônait le dieu suprême, le dieu fédéral des Arcadiens. En dehors de l'Arcadie, la tradition panhcllénique acceptait la légende de Lykosoura1, el les géographes expliquaient comment les hès anciennes villes seul au sommet îles muni--, témoin Lykosoura; 1rs plus
récentes seul au liane des munis, témoin Munies; les villes neuves suiil au bord
de la mec. témoins Idioties, le Pirée el les \illes ioniennes. Le site de Lykosoura dénonce, en effet, une ville préhellénique. L'Arcadie des Hellènes délaissa quelque peu ces cantons pastoraux du Sud-Ouest el transporta ses villes, Tégée, Manlinée, Orchomène, Phénée, Stymphale el Klilor, dans les cantons agricoles,
dans les plaines cluses de l'Est el du Nord.
Avec leurs grasses terres d'alluvions, leurs eaux, leurs lacs, leurs champs facilement irrigables, leurs routes tacites vers les golfes vraiment grecs de l'Archipel, chacune de ces plaines pouvait en effet nourrir une ou deux villes. La plus grande eut les deux capitales rivales de l'Arcadie grecque, Tégée et Mantinée, et la capitale du Péloponnèse turc. Tripoli tza. (Test en vain qu'Épaminondas essaya de ramener aux cantons de l'Alphée la Grande Ville des Arcadiens. Il fonda Mégalopolis au milieu de la plaine parrhasienne, à quelques lieues de l.ykosoura. Fondation artificielle, œuvre de la politique et de la force, Mégalopolis fut éphémère el sans importance. La nature des lieux n'appelait pas une grande ville grecque en cet endroit. Bouleversée de torrents, encombrée de graviers, de sables, de roches et de cailloux, la plaine n'a pas (retendues arables. Elle peut nourrir quelques villages. Elle n'a de réelle utilité que comme lieu de passage, grâce aux portes qui descendent vers la mer. des quatre coins de ce carrefour. Honte du Nord-Est vers Tégée et Argos, route dn Sud-Est vers Sparte el le golfe de l'Kurotas. route du Sud vers la Messénie et le golfe de kalamala, route de l'Ouest vers Phigalie et la vallée maritime de la Néda. route du .Nord-Ouest enfin vers la mer d'Élide par Karytaina et l'Alphée. c'est comme une- ruse de roules divergentes. Au carrefour, un gîte d'étape et un relai peuvent prospérer, et un poste de garde est nécessaire. Aujourd'hui, la gare du chemin
1. Pour ceci el la suite, je renvoie à mou étude sur ['Origine rfcx Cultes Arcadiens.