‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 48 sur 277 · Strab., VIII · texte numérisé non relu

Strab., VIII

.". ttiad., V. 597.

'.. lliad., M. 690.

•">. Frazer, Pausanias, lll. p. 179.

1 i s phi mi uns ii i nin ssl i

petit, la iiH'inc disposition que le Caste! Tornèse, l»àii par les Vénitiens audessus de la plage de GlarcnUra. M.iis les Vénitiens avaienl à compter avec le canon : I»' ravin • I « ■ Pylos ne leur eût pas suffi. Ils installèrent donc leur Castcl rornèse sur une Ile rocheuse que les alluvions du Pénôe ont rattachée à In plaine éléenne. Entre cette Ile «'I 1rs monts cotiers, la plaine large mol un fossé de plusieurs kilomètres, donl le cours houclé el vaseux du Pénée remplit le l'ond. Castel Toi nèse a gardé jusqu à nous son nom italien, étranger. Autour de Pvlos, il esl possible que nous trouvions aussi des noms étrangers, venus de la mer. I e nom de Pvlos esl indigène : c'esl un nom grec. I ne particularité, qui toujours ;i été notée par les indigènes, lui donna naissance. Nous savons qu'une véritable porte esl aux pieds de la forteresse, lu défilé côlier étrangle en ce poinl la route terrestre <|ui longe la mer el qui unil I blide el la Messénie. Sur les buttes rocheuses, qui émergent des sables el barrenl le défilé, il y eul de iniii temps un poste de brigands ou de gendarmes. Dans les temps modernes, tous les maîtres du pays, Vénitiens, Turcs, Albanais, Egyptiens (sous Ibrahim- Pacha, fils dr Mehemet-Ali, durant la campagne de Worée), etc., ont entretenu l;i un petit fort, <|ui conserva toujours son nom indigène, to KÀeioî, lu Clef. Ce fortin était en effet la clef de cette porte : il pouvait ouvrir ou fermer le passage ,iii\ caravanes el aux armées, aux transports el aux charrois de toute sorte. Jusqu'à ces derniers temps', relie plage unie était, en paix comme en guerre, une voie fréquentée. Au début du \i\' siècle, c esl encore par ici « 1 1 1 Ibrahim- Pacha, chef de l'armée égyptienne, maintient les communications entre ses deux grandes places d occupation, Modon au Sud el Patras au .Nord : « Ibrahim- Pacha avail fait du littoral triphylien une de >es grandes mules militaires, pour communiquer avec le Nord de la péninsule par Patras. Cette voie lui paraissait préférable pour toutes ses troupes, en particulier pour sa cavalerie et ses transports, qui ne craignaient pas, dans les plaines d Ëlide el de Triphylie, les surprises el les embuscades qu'elles rencontraient ;i chaque |»;is dans les conclus montagneuses. Le pays gardera longtemps le souvenir el la trace du âge quotidien des troupes égyptiennes*. « Pour leurs chevaux el pour leurs chars de guerre, les vehéens avaienl les mêmes besoins qu'Ibrahim-Pacha, et

I ii / </»•</ de Vorée, p 16 De Pyrgos, donl les environs sont plantés de vignes, nous partîmes ii prenant la route du S. i. Etanl entrés dans une plaine, après avoir passé | >l ■ i -

i\. nous arrivâmes aui bords de I Wphée Des rives de l Uphée, i - nous rendîmes A

initzn, \ii iblc placé sur le ('«■mi h. mi d'une ntagne : les arbres des jardins il Vgo

linitzn livenl entre les habitation! el donnent au village un aspect assez pittoresque. V droite,

rvanl de pêcheries au milieu desquels I Upbée n son embouchure. En continuant la

• ni h/mm <ii in l'ne vallée de i"li> coteaux M V' ','■". pai ", couverts de

i iupc un bouquet de cyprès parmi des buissons el au delà B'éten

il>-iii ' l par le monl Smyme; elle embrasse un bel ensemble de paysage,

irois quarts d'heure de marche, nous reconnûmes un monticule sur lequel nous avions campé

lemmenl en nous rendant ■> Olympir Sous Iraversi ensuite une partie de la forêl donl les

déraciw '"I nhre pai la violence d'un orage récent et quelques instant

■ 1 1 1 . r Khan de n ,mi I idore. I c lendemain i 'parllmes en is dirigeanl au S. I!.

ni . j . - terrains rullivés, dominés dans l'éloigueinenl pai des montagnes pre qui turonnées de pins la mer étail .1 notre droileel vi i vi de uou se voyait l'extrémité de

I" I 1 i/iln/lir. |, -Jl'p

ils \ i S l \ MORI K ET EN 18IK M I M l Kl

I Iliade nous a décrit les marches dos gucrrici nu I le colle le tu

temps do Strahou, (iiiiiikI la ville h. nid' c i déjà dé crie, il uli > le loujoui en

lus le petit forl Samiuuo, ri ïauix&v *ua.

i i >ii

Mais, si le iiHin tic Pylos osl indigène, il se poul que le nom de s< tmikon oil venu il«' I étranger. Saine, Eâuoç, SàuYj, Eauix&v, dit Struhon, iguific an doulc la hauteur, cor les anciens appelaient Sorties, xàuou les lieux élevé , ràuou; xàXouv ;/ 'J'I-a- I''1 l'acine DDU) s, ///. />/.. ou HOUJ s. */' . exi le dan toute le langues sémitiques : on urabo Burloul elle :i donné de nombreux dériva siiiiiinoiiii. sainimoun , asanunoun, qui luns signifient élévation, hauteur, haut, élevé; siiiiiiiiiimi désigne la crête la plus élevée d'une montagne. Il semble donc que ce texte de Strabon nous ail conservé le double! gréco-sémitique saw-u<l/Y)Xo;, el que Samos soit un nom d'origine sémitique, apporté là parles peuples de la mer. Or, si [a topologie nous amène à penser que Samikon cl Pylos sonl une seule el môme chose, il csl facile toponymiqucincnl aussi d'expliquer celle identité. Les deux vocables ne sonl pas synonymes parce (|n ils ne furent pas inventés par les mômes gens pour île» rire la même vue de pays. Mans ce sile, les peuples de la mer voient d'abord le liant cap. dominant le golfe el la plage liasse, el ils disent Samos, lu hauteur. Les indigènes m1 distinguent pas celle colline dans le troupeau des hauteurs voisines : clic est indiscernable à leurs yeux de montagnards, parce qu'ils la dominent du haul des inouïs voisins. Mais les indigènes redoutent un peu le passage étranglé du lias, où quelque précaution n'est jamais inutile : celle Porte est soigneusement notée dans leur géographie; la Clef restera célèbre parmi leurs descendants. Cette Porte des Sables, Hjaoç Y.uaOosu, était tonte semblable alors aux Portes Chaudes. Thermo-Pyles, d'une autre côte hellénique.

Le premier fondateur de cette Porte, le père du Portier, IIjao;, IIJ/.a; on QuXûv, était l'Homme à la Clef, Kâ^ctcov (cf. xX-yja-iç, xXeùrtç, etc.). Il n'était pas de la famille de Nestor el de Nélée. Bien avant eux, il était venu lui aussi de la mer. On le disait originaire de Mégare1. Son père. Lélex, venait de mers pins lointaines encore. Car Lélex était un roi égyptien débarqué sur la côte mégarienne. Avant donc les temps homériques, la légende connaît sur ce-- rives de Pylos deux occupations des peuples de la nier. La seconde, qui dure encore an temps de la Têlémakheia, est personnifiée par Nestor et Nélée : (die esl d'origine thessalienne, acliéenne. hellénique : rien ne différencie les Pyliens des antres peuplades achéennes; ils sont les alliés d'Àgamemnon; Nestor est un roi des Grecs; l'onomastique pylienne présente des noms entièrement grecs, laPorte, Pylos, le Marais, Hélos, la Roche, Aipn. les Jones, Thryon. l'Orme, Ptéléon. .Mais la première colonie était d'origine étrangère, barbare. Lélex était venu d'Egypte pour occniter, auprès de Mégare, le débouché d'une porte côtière, tonte semblable à Pylos (Skiron, petit-fils de Lélex, donnera son nom an défilé des Roches Skiro-

Page 1