Paus., IV. r>0. 1 : VI
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nicimes). kléson riaii lils de cel Kgyptien ou de ce \;iss;d de l'Egypte (e'esl toul un dans la légende grecque). Si donc cette tradition était véridique, il faudrait, avanl l.i Pylos achéenne, rétablir en nos parages triphyliens une ville étrangère, égyptienne ou à demi égyptienne, levantine. Or la topologic et la toponymie de ire vont nous prouver bientùl que la tradition mégarienne est l'écho d'une réelle vérité. L'échelle de Mégarc ;i bien été la station d'une marine étrangère. N>n mouillage de Minoa lui connu des \;iss;m\ de l'Egypte. Il esl possible que Mégarc elle-même ;iit été Fondée |>;u ces marins, <|iii parlaient une langue sémitique et i|ni venaient probablement de Phénicie. .le donnerai, dans le chapitre
mus. ml. les preuves de cette affirmation Faut-il nous étonner alors que,
mélangés aux noms grecs, des noms de lieu apparemment sémitiques se retrouvenl -m notre côte pylienne, t»ù le lils du Phénicien Lélex était venu s'établir?
Samos se présente à nous comme un nom sémitique. 'Mi a voulu trouver une pareille origine au nom de l'autre roche qui borne vers le Nord le golfe de l'Alphée : Pheia, cpéot, epeta, ^i::i, ou cpeiat, sérail la transcription grecque du sémitique ~z phea, l'extrémité, In pointe1. La transcription en coeta ou ©éa serait régulière - . n== : ou -.. -h la terminaison grecque x). Le nom conviendrai! bien ;i celte lie étroite, rocheuse et aiguë, que les alluvions n'ont soudée à la plaine que pai son extrémité Nord et qui pointe, longue el droite, vers la haute mer. Mais aucun doublet ne vient nous certifier lu valeur de cette étymologie.
Si, l'.u contre, on réunit en système les noms des fleuves débouchant sur celle côte, Uphée, lardanos, Néda, il esl assez remarquable <|ii'ils n'aient Ions mienne étvmologie grecque, <>u a, depuis Olshausen, rapproché le lardanos pylien (comme aussi les lardanoi de Crète, de Lydie el d'Elide) du fleuve de l'Ecriture, HT, lardan "ii lordan. Ce nom hébraïque parait signifier le Fleuve de la Descente : il conviendrai! particulièrement à notre fleuve de Pylos et à cette descente des Àrcadiens — <>n a cru voir missi dans VAlphée le Fleuve des Bœufs. Le mot sémitique 37K, a. l.p., qui veut dire bœuf, esl arrivé aux Hellènes sous la forme emphatique Hjhn* alpha, nom de leur première lettre. La transcription en X/^-'.o; serai! régulière h > • h K S=<p»K^ei, -t- In terminaison grecque o;). L'appellation conviendrai! ici encore. L'Alphée esl célèbre par ses histoires ou ses légendes de bœufs : écuries d'Augîas, troupeaux il Apollon, bœufs de Mélampous, etc. Le bœuf, qui n'abonde pas dans le reste de la Grèce lilleuse, ;i toujours trouvé dans cette plaine maritime des pâturages el des eaux convenables. Nestor raconte les belles raizias de bœufs, de chèvres, de cochons, <\r chevaux el de moutons, qu'on allai! raire dans la plaine des Ëpéens.
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Gorlyiiios, lu Boupluign . lu Lndou, I Klissou, In Kladéo . I I ryiuaiillic II oublie Qiiloiuonl nu il on n cité lui môme beaucoup il mitre (le Mylaon, pai cxcmpli cl l'on voil bion qu il esl un pou embarrassé pour mettre d'accord eu •) n il con naît aveu la tradition tics sept affluents'. Or nous retrouverons pai lu uite bien des exemples de ce chiffre sept applique par les Grecs a de! phénomène qiij«uc le comportent pas : souvent *r chiffre sept paratl subsister comme la marque
il une période ancienne où sept étail le nombre rituel Pour I Uphée, lus
légendes d'IIéraklès1 peuvenl s'invoquer aussi, ri l,i situation du sanctuaire il (H\ mpie.
Sur le lleuve, à une courte étape de la nier, près du dernier poinl où remontent les barques, les Hellènes eurent leur grand sanctuaire d'Olympie. Pourquoi les grands sanctuaires de la Grèce antique, Delphes, Isthme, Némée, Héraion d'Argos, Hyakinthion d'Amyclées, Olympieion d'Elide, sont-ils ainsi placés à une étape environ de la côte, dans l;i même situation que les bazars étudiés plus haut, au point où les caravanes de la mer peuvent rencontrer les caravanes de l'intérieur?... La légende unissait les nomsd'Héraklès et d'Olympie. C'est près d'Olympie qu'Héraklès avait détourné l'AIphée pour nettoyer lesétables à bœufs. C'était un Héraklès venu de Crète <pii avait fondé les Jeux olympiques et l'autel de /eus olympien : VOdyssêe va nous parler des relations maritimes établies entre la Crète el l'Élide par les barques phéniciennes. Héraklès avait introduit à Olympie le culte du Dieu «les Mouches. Zens Apomyios, que nous avons déjà rencontré à Aliphèra. Héraklès avait apporté le peuplier blancs.
C'esl près de l'AIphée que les Hellènes ont le Marche des Bœufs, Bou7tpà<Tiov, connu déjà des poètes homériques, et V Avale-Bœuf, Boucpàyoç. Bouprasion, bourg éléen cité par VIliade, avait disparu au temps de Strabon, xaTowcuc r?,ç 'HXeîaç, ■J) vjv ojy.i-' s<mv*. La contrée entre Klis et Dymé conservait ce vieux nom. Sur cette côte occidentale du Péloponnèse, il va toujours eu dans l'intérieur, mais non loin de la mer, un marché de bestiaux où les îles voisines viennent s'approvisionner de gros bétail. Caries lies rocheuses, MOixr, aiytêo-roç, -yr,-/z~.y., Eàp) -y.-x)sjZ77x, ne nourrissent que des chèvres, des moulons et des porcs : « Aucune des iles n'est bonne aux chevaux et n'a de belles prairies. Ithaque est sans larges espaces, sans pâturages » :
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I. Paus., V. 1.7 : -ozx'xw/ ax\ it/.Atov -/al \6-(OU [laXiaxa à;i(ov i"à i; xù^àv peovruv. '.'. Sur tout ceci, «T. Clermont-Ganneau, le Dieu Satrape el les Phéniciens dans le Pélopont Journal Asiatique, \. p. » r » t > el suiv. 3. Paus., V. 7. i; V, S. I : V. 14, 5; V. 5, ± — Odyss., Mil. 2Î2. 't. Strab., VIII. :>',■!.
.Y Odyss., IV. 605-607.
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I lysse ii .1 que des chevriers el des porchers pour garder ses troupeaux \u\
lemps homériques, le marché du gros bétail esl donc à Bouprasion. \n lt'in|ts de Strabon, ce marché e-l dans rAmphidolide, bv r. xai xxzk uâiva àyopàv tuvôyouviv al rccptotxoi*. \n temps des rurcs cl de nos jours, c'est Gastouni,
non loin du Pé i de la côte, qui longtemps esl resté le grand, le seul marché
.1 bœufs de toul le Péloponnèse*. <ni peul donc admettre que VAlpheioa fui pour les premiers navigateurs le Fleuve des Bwufs. Mais, ici encore, il nous manque l.i preuve décisive de cette étymologie, je veux dire un doublet gréco-sémitique.
Pour la Néda, il en va différemment : « La Néda, tlil Strabon, est un fleuve rapide qui descend des monts Arcadiens; sa source fut ouverte par Rhéa qui \inl s'j purifier après avoir accouché de Zeus . auprès de la Source Purifiante, llagno, les Vrcadiens adorenl lés trois nourrices de /eus. Theisoa, Néda el llagno, qui nui chacune leur source dans le moni Lycée. « Descendue «lu Lycée, l.i Néda, ilii Pausanias, reçoil toul prés de Phigalie la petite rivière de l'Impureté, le Lumax. Ce nom lui vienl des purifications de Rhéa. Les nymphes lavèrent <l;ms ce fleuve Rhéa nouvellement accouchée H \ jetèrent 1rs impuretés, xaôàpaei;, que les anciens nommaient lumata* ». Le mol grec impureté, xàOapviç ou ijyj. aurait pour traduction exacte en hébreu n~: nida. Nida désigne toutes les souillures, mais spécialement les impuretés des femmes, les souillures de l;i menstruation ou de l'accouchement, H YEcriture nomme r!~j"'>,2 Mei~Nida, eaux de C impureté, les eaux qui servent à l;i purification rituelle. Il semble <|iic nous ayons dans Néda- Lumax un « I < > ■ 1 1 > I « * l gréco-sémitique pour désigner ce Fleuve de T Impureté ou delà Purification, »•! que ces eaux aient servi jadis. comme If voulait la légende, à des cérémonies «le purifications.
Cette Rivière de l'Impureté coule au pied de Phigalie. Les Sémites <>nl la racine phayal pour désigner les choses impures : de celle racine 7-r. />//. g. /., on tirerai! régulièrement un substantif rnss, phigalea, dont Phigàlia, QvyoiklcL, serait la transcription grecque adéquate. Tonte celle onomastique nous serait sans doute expliquée par la présence des eaux chaudes el île- bains, Bepuà -ri i?-: i'.j- auprès desquels passe le Lumax. Comme les bains des Nymphes
Vnigrides, an pied du Kaiapha, ci de- Nymphes lonides, an pied «In Pholoé, on venaient en foule les lépreux, galeux, cancéreux el miséreux de toute peau, les bains de Phigalie devaient cire fréquentés par nue clientèle qui valut à la capitale des Kaukoncs voisins le nom de I ille <lrs Lépreux, Lépréon, toïç -.',, >../.< i - i, <',-'>> -77;.'/ Emvevéar(jai Xérpav '. La lèpre étail pour les
Sémites une impureté donl le- lui- religieuses connaissent. Le Lévilique a de Ii»m- chapitres ^iw la purification des lépreux. Les marins étrangers avaient-ils introduit dans notre région pylienne les rites purificateurs de la lèpre et des
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divine, où régnent les Kpécus '. .. Si le-. Phéniciens oui été maître ilu trafic ci'il ii t. ils (ml ih'i naviguer aussi sur lu Nédu ol rcinontoi lu route lerro Iro ju i|u b Phigalie: « Lu Nt'ila. ilii Pausunias, csl un lieu vu capable u son embouchure <l<porter les linrqurs '. » -. ^ •
Lu vallée de lu Nédu lui toujours mu' route pour les innrclnuuls de In uni ;i son extrémité supérieure, Phigalie ou tndrilzénu furcnl toujours un grand bnzar. Or il semble que Phigalie ait, comme Uiphcra, conserva dans ses cultes nu souvenir îles marins étrangers. Les \illcs syriennes udoraicnl une déesse el un dieu poissons. Sur un grand nombre de monnaies el de monuments syriens, figurent ces divinités que Lucien nous décrit : « En Pbénicie, je vis lu statue de In dresse Ucrkélo, spectacle étrange, e;\i. n moitié femme, elle se termine à partir des cuisses ru queue de poisson5, b « A Phigalie, dit Pausanias, au confluent môme du Lumax cl de In Néda, on voil un temple d Eurynomè doul In statue, femme jusqu'aux cuisses, se termine en poisson*.» Dans le môme pays de Phigalie, on adore une déesse qui, femme pour le reste du corps, n la tête el In crinière d'un cheval cl qui lient, comme symboles, le dauphin ri lu colombe8. Simulacre el symboles, il semble bien qu'ici encore nous ayons une dresse orientale, une Asturté !» la colombe, au poisson el h lu tôte de taureau uu de cheval. J'ai trop longuement parlé de ces symboles, dans mon livre sur V Origine des Cultes Arcadiens, pour avoir besoin d'y revenir ici6. Notons seulement auprès des simulacres un certain nombre de rites : « A Uiérapolis de Syrie, les jeunes tilles laissent pousser dès l'enfance les boucles qu'elles coupent avant leur mariage el qu'elles vont offrir dans le temple7. » A Phigalie, les enfants vont offrir leurs boucles n la Néda8. A Phigalie encore, on fabriquait certains pains rituels, mazes, que nous retrouverons sur les eûtes n pourpre de l'Archipel, dans la fontaine de l'Ino laconienne. (les pains étaient servis durant un grand t'esliu religieux appelé mazon9 : Bochart nvnil déjà remarqué la similitude avec l'hébraïque maze, qui veut dire pain sans levain, et mazon qui veut dire nounnture, repas*0. Mais je réserve cette discussion pour l'étude que nous aurons à faire des côtes laconiennes el de leurs aiguades....
La Télémakheia nous apprend que celle vallée de In Néda était alors occupée
I. Odyss., Mil. •■IÏ'I-î'a. Je reviendrai longuement là-dessus.
'.'. Paus., VIII. il. T> : Ta os ~pô; ÔoXiîTf, ivotiîXsTtat vautrîv où [isyxXaiç.
T>. Lucian., De tira Si/rin. 14: cf. Diod. Sir.. II. t. 2-5.