‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 50 sur 277 · Bochart, Chanaan, p · texte numérisé non relu

Bochart, Chanaan, p

\. bérard. — 1. '.i

131) 'I I n MU SICIENS II l 0DYSS1 I'.

|mh les Kaukoues. Uhèna sous la liguée de Mentor u conduit Télétnaque jusqu'à Pylos; là, elle prétexte une dette à recouvrer chez les Kaukoues magnanimes*. Hérodote -;iii que plus tard les Vlinyens, pour s'emparer «lu |m\s. en chassèrent les Paroréates el les Kaukoues, • les Kaukoues Pyliens », ajoute-t-il ailleurs.

\ Lé| i. nu inontrail le portrait du héros Kaukon, qui |t;iss;iii chei les Mes-

séniens pour le fondateur des mystères d' Indanic. I>;uis ces mystères, on adorait . * • i — > i la Source el les Déesses de la Purification, Wval ©«al*. Oimml on \<>ului rattacher Vndanie aux mystères d'Eleusis, on inventa une généalogie qui faisait de Kaukon un fils il«' Phlyos l'Athénien3. Mais la vieille tradition se souvenait que les Kaukones étaient dés étrangers venus tic la nier : Kaukon était fils de Poséidon. L'épithète xyvij, /'/ Pure, que portent les déesses de toute cette région esi ■ épithète habituelle îles Vphrodites el des Atargatis syriennes,

\ . îoovrr, xvvt), àyvr, 6sô{, ivvr, ^opoôÎTr, \-.iyyj-.\:, \-.yy-j.-:; -/--/y, 8e6ç, etc — Le ne s.uii peut-être là que rencontres fortuites. Mais voici qui me |>;u;iii | »l i is convaincant.

I.n II. Mit île l.i \eil;i el ilu COUloil' (le I \l|diée. le l.\eée (liesse s;i einie cilllili-

uante. Il domine de sa guette les golfes cl les plaines de tout ce Péloponnèse sud-occidental, routes les routes terrestres passent à ses pieds. Il semble que ce haut lieu ail accueilli les dieux étrangers. Dans le détail, les ressemblances sont frappantes entre le /eus du Lycée el les Baals sémitiques: je renvoie encore le lecteur ;i mon élude sur V Origine des Cultes Arcadiens. Les sacrifices

liilliuiilis. le culte des deu\ Colonnes, le l;ilieni;iele ;i\ee ses liddes el ses aigles,

le saint de saints, Yabaton, où nul ne doit mettre le pied, tout le matériel et les rites de ce culte gardent encore la marque de l'étranger*. Les archéologues se i éci leni sur celle pénétration sémitique à une si grande distance de la mer ! Ils devraient méditer un peu la remarque d'Helbig : » Les Phéniciens poursuivaient une politique uniquement commerciale. Ils cherchaient à maintenir des relations pacifiques avec la population des pays où ils avaient affaire. La civilisation apportée par eus pouvait réagir d'abord sur les indigènes de la côte el se ramifier ensuite dans l'intérieur du pays. » les Hellènes suivirent une politique bien différente : « Les colonies grecques étaient non seulement commerciales, nuis encore agricoles. L'occupation des \;isie-. terrains nécessaires à l'agriculture occasionne des conflits avec les indigènes8. » La pénétration des

Hellènes, g e;ii|se de eelle hostilité, lie dé|Uss;i guère la lésion llUllilillie. I,M

pénétration des Phéniciens avait, au contraire, poussé fort loin dans I intérieur. Il faut comparer l'exploitation phénicienne, non pas à l'occupation grecque qui suivit, m. us bien pluiùi à la manière toute commerciale doni les Arabes mil

1 Odyst III 506

2 II I IV, 148; I r,: Strab., mu 545; pauB#) \. ;,. ;,. pau8#) |\. |. ;,; 28, '■

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'» i aurai plus i ird A r**aii> i les théories <l Evans sur le culte du pilier : Zeus Lykoios i >i le di

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nu dieu indigé émitisé.

'. II. ii.i.- 1 1 /"•/,, , Homérique, p, 16

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mosquées —

Pour l'evenir à Pylos, il est possible que la généalogie légendnire de Ne i"i nous rournisse un dernier indice. Nestor descendait de I yro, lillc de Salmourm . que Poséidon avail aimée sons les traits du beau fleuve Ënineus. ''n ne sait an juste où cette amoureuse violence avail pris place. Strabon retrouvail en Klide le lleuvc Ënineus el la source Salmoueus. D'autres les mcllaicnl en rbessalie. Le nom de Tyro offro une parfaite ressemblance avec celui de Tyroa que les Grecs donnent à la ville phénicienne de Sour : nous verrons par la suite la légitimité de cette transcription grecque Tyvos pour le mol sémitique tï. Sour ou Tour, la Hoche. L'Ecriture nous fournit, d'autre part, des noms de lieux de In forme Salmon, YVCïïY, on Salmona, n:r27V. qui se rapportent à la racine D7ïf, s. I. m., tailler, confier. Dans le mont Kaiapha, au-dessus de la prairie de lardanos,

on montre les Hoches Titillées, IliT^a'. AtcÔtou.0'., i|iii sont aussi le-* Hoches

des Achéens, 'Avouai. Je crois bien qu'au temps où la Hauteur recul le nom de Sanios cl le Fleuve celui de lardanos, cette Hoche Taillée s appelai! Tour Salmon, comme tel promontoire rocheux de la Crète pointé vers la Phénicie, que les Grecs nomment Salmonion. Im Tour Salmon sémitique, les Hellènes ont ensuite tiré leur généalogie pylienne, quanti ils cessèrent de comprendre

le double! des Hoches Taillées Helrni Apotomoi-Tour Salmon. La suite des

légendes odysséennes va nous renseigner longuement sur ce procédé général de la mythologie hellénique Dans sa coutume de vouloir toul humaniser, l'Hellène prend souvent le l'irée pour un homme : Nestor, le sire de la Hoche Taillée, devient le lils de la Hoche et le petit-fils du Précipice, le descendant de Tyro el de Salmoneus.

En résumé, la topologie et la toponymie de Pylos prouvent, je crois, la vérité historique des traditions anciennes, qui montrent ce pays disputé entre les tribus montagnardes et les peuples maritimes. Il suffirait, au reste, d'en étudier l'histoire récente et l'état actuel. Aujourd'hui, débarrassée des peuples de la mer el des conquérants étrangers, Francs, Vénitiens. Turcs et Allumais, celte côte se peuple de communautés arcadiennes1. Dans la plaine maritime duPénée el de l'Alphée, non loin des échelles de Glarentza el de Katakolo. les Arcadiens de Magouliana et de Phénée ont l'onde leurs villages de Phonaïtika et IVfagou-

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