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lu.. I. - Les capitales <!■• l' trgolide'.
petit rocher, Hrynthe n esl pas comme Aiguës-Mortes une cité de commerce el une grande place de guerre. Tirynthe n'est qu'un château féodal, un |>;il;iis fortifié avec des magasins bastionnés ou taillés dans le roc. Elle esl semblable de tous points aux résidences de beys turcs el albanais ou d'émirs druses el arabes, que nos marines onl connu ou connaissent encore sir 1rs rivages de l;i Turquie : c'est une forteresse contenanl des palais pour le seigneur el ses femmes, el des magasins pour ses récoltes H ses dîmes. In voyageur franc, il Vrvieux, noua décrit ;i Tripoli, à Beyrouth, à Caïfa, sur toute l;i côte syrienne, lr> Tirynthes construites de son temps par les émirs druses :
\ Vkka, en revenant vers l'embouchure «In port, on voit les ruines d'un ancien patois que les princes druses ont fait bâtir sur les ruines d'une église. \ quelque distance rie li. il \ .i uni tour carrée que l'on nomme par honneur le Château. Ce i la
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i c il pua tuili'cmonl (noua reviendrons à ce sujet) que, suivant lu tradition,
les émirs de Tirynthc uvuienl fait venir des constructeurs élrungci | la ftirli
lien lion el l'embellissement de leur résidence. Passon a Mycènc! cl l'aile le moines comparaisons, ^u flanc des monts, à l'angle le plus retiré de la plsiue, il une étape environ de la côte, auprès de sources constantes (chose rare en cette contrée aride, dans celle Vrgolidc de la Soif, «oXuStytov V'.' • ''l'" derrière les rochers el parmi les ravins, cachant son entrée et couvrant ses derrières, Mycènes esl un repaire de gens il armes. Les archéologues se demaudenl pourquoi tanl de remparts el de tour9 :
Toutes les précautions avaient été prises pour fermer la route à l'invasion. Ici c'est une tour, qui se dresse au bord <lu chemin, à l'entrée d'un défilé, \illeurs c esl une sorte de place d'armes qui pouvait contenir trois ou quatre cents hommes. I»'1 ces camp:
retranchés, le plus curieux est celui dont le rempart enveloppe la ci du mont Elie
(800 mètres au-dessus de la nier). On se demande ;'i quoi ;i pu servir -ur ce faite loul cet appareil de murs et de portes.... Il semble que les Mycéniens accoutumés à entasser les quartiers de rocs aient bâti ce fort pour le plaisir de bâtir el qu'ils aient pris in une peine vraiment inutile.... En revanche, c'était un site merveilleusement choisi pour une tour de guet. De ce sommet la vue se promène sur tous les monts d'Argolide, «tu golfe Saronique au golfe d'Argos, el découvre le fond île toutes les vallées par lesquelles une armée peut déboucher devant Mycènes3.
En réalité, .Mycènes esl toute semblable à ces guettes d'armatoles ou de dervendjis, que les caravanes du siècle dernier rencontraient à l<m^ les délilés, dervend, du Pinde, du Balkan, i\\\ Taurus ou du Liban. Car Mycènes surveille un dervend très passager. A ses pieds commence le défilé qui de la plaine d'Argos conduit à la plage de Corinthe. L'Acrocorinthe et Mycènes sont les deux portes de cette roule étroite sur laquelle Héraklès rencontra le lion de Némée, sur laquelle aujourd'hui les locomotives mènent aux quais de Corinthe les voyageurs débarqués aux quais de Nauplie. Mycènes est la véritable clef du passage terrestre entre les deux golfes d'Argolide et de Lëpante. Or nous verrons par la suite dt> quelle importance étaient ces passages terrestres pour les marines primitives.... Dans les dervends de la Turquie moderne, la bande d'Albanais, de Bosniaques, de Kurdes, de Tatars ou de Bédouins qui moulait la garde, n'était recrutée le plus souvent que de pauvres mercenaires à la solde t\\\ Grand Seigneur et de ses pachas'. Rarement ces dervendjis opéraient pour leur propre