I. Cf. Philippson, Pelopon., le chapitre sur le Pénée
I I v l'Ill SICIK.NS II I.-«i|i\nm l
lianilika, tlunl l'onomastique même montre assez l'origine1. Mais In vieille onomastique des étrangers el «!«*-< | m ■ m | >l •'-. de lu mer subsiste toujours, avec ^••v vocables francs, italiens el luvcs, San tamevi. Portais, Caslel Tornese, Roches Monlayue, Dervich~tchelebi, Veseri, Duka, [li-Pacha, Soliman-Aga, de. \u\ tem|>s homériques on posthomériques, le processus lui toul pareil. Des peuples île la mer, Phéniciens, Vcliécns el Kaukones, avaient occupé on exploité ce golfe, 1 es montagnards il Vrcadic, d'Klide on d'ailleurs les en chassèrent. Une nouvelle onomastique grecque s'installa. Mais les vieilles onomastiques étrangères subsistaient, qui se transmirent plus ou moins lidèlement. Nous en avons cru retrouver quelques traces. Nous attribuons les noms de Pylos, Plêléon, Hélos, Thryon, etc., aux Vchéens. Il semble que les Phéniciens aienl importé Samoa, Sêtla, Upheios, Tour Salmon, peut-ôtre Phigalie. Quelle lui la pari des Kaukones et des Miiivcns donl nous ignorons totalement l'origine, la race cl la langue? Dans |,i période moderne, c'csl du Nord qu'étaient venus à cette côte les peuples de la hum. Vénitiens el Krancs. I»;m^ la période primitive, c'csl du Sud vraisemblablement que vinrent les mannes exploitantes. Pour les ^cus du Nord, c'était li côte septentrionale de l'filidc qui l;i première offrait ses ports : les Krancs prirent I habitude de débarquer à Kato-Akhaia, el les Vénitiens à Glaïeul/.i. Pour les gens du Sud. c'esl la côte méridionale qui d'abord offrira ses mouillages : Pvlos est dans l'Achaïe primitive ce que fut plus tard Kyllènè dans le Péloponnèse hellénique, ce qu'est aujourd'hui Patras dans la Morée grecque. Or toul temps, la façade occidentale de la péninsule possède un grand empoliuin. donl la situation ne fait que varier un peu avec les besoins des marines contemporaines, nuis dont le double rôle reste toujours le môme : c esl un port d'échanges pour le commerce local des indigènes, et c'esl un porl de transit pour le trafic international <\i-^ étrangers. Double rôle el double clientèle : les produits el les caravanes des indigènes rencontrent ici les manufactures el les équipages des étrangers. Les indigènes sont les rois <\r la ville; triais les thalassocrates \ tiennent le haut «lu pavé, Patras a une colonie de riches commissionnaires anglais, qui gouvernent le marché du raisin sec1; Glarentza ;i\;iil sa colonie de Francs ou de Vénitiens; Pylos dut pareillement appeler el retenir quelques trafiquants de Tyr ou de Sidon.
I Dan* les Dif/lom and Contulm Heport», [nninil Strie», n "J.'iT". p, 5, I isul anglais de Patras
avril I'miI 'l ii'' descente des Vrcadicns: il> viennent transfor r en
ihlrs. pour li nillure du in -m de Corinthr. cette façade maritime du Péloponnèse, jusque-là aban-
Wheu the dcstrurl i llie vineyards in France t > >. Ilic phylloxéra broughl
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I ilie |M»pulation was lurned lowards inercasing the area of vineyards. Large tracts of land, -ill along the western coasl ol the Morea and on the shores <>l the Gull ol Corinth, wrhich had up un tli i for thr pastm igc "i innumerahle llocks ol sheep, goals and cattle, were planted witli
.1 the peasantry, who had beforc led :i pastoral life in the mountainous districts ol the inle Ilocked down ta the various plains bordering tlie sea. and i < », > U possession "I
• I niinni lands 1 1 • • - former «hepherds become busbandmen and ;ill tliia land wilhoul excep
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• j.u.,,1 and Conmlai Reparti n 2214, p 6 rhe majorit) ol shipping agents and shipbro ii-li. 'I m Pal i British nationalité . •■
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l < ■ \ i * i m { il i ■ do Putrus, il. m- notre inonde contemporain, le (îlarcnlza, 'lui
lr monde viVuitioii ri franc, nous peut mettre sous les yeux celle ropre rotation. Pylos esl le grand porl «lu Péloponnèse uchéen su renommée v colporte nu loin ri su uloire survit longtemps h su ruine. Iprès lu ilispurition iln momie acInM'ii. e'esl lu famille des uueieus seigneurs de Pylos « 1 1 1 r fournil leui roi ;ni\ \illc^ ioniennes d'Asie : imi^ on quatre cents uns uprès lu di puritiou*de lu chevalerie frunque cl de lu lhalassocratie vénitienne, les anglais mil encore des ducs do Glurenee parmi leurs lils de roi — Comme Pat ras el comme (iln rcntza, Pylos esl d'abord un grand marché de produits indigènes. Le commerce il alors ne \il j >; i ^ du raisin sec; mais il exporte les autres produits du sol, qui de loui l'intérieur descendent vers la (•••le grâce aux routes de I Uphée. L'Alphëe n'csl à nos yeux qu'un petil fleuve, de môme que lu mer Egée n'esl qu'une toute petite nier. Mais il faut nous bien représenter que la mer Kgéc était alors un océan, « la Grande Mer », V Archipel: l'Alphôe comptai! parmi les grands fleuves; il dcvail être une dos grandes voies du commerce homérique.
Descendu des forêts et des pâturages arcadiens, c'était le fleuve des bœufs el dos bois. Los peuples de la mer venaient à sou embouchure charger le bétail. los peaux et les sapins ou los chênes du haul pays. Ils trouvaient dans cette population agricole ol pastorale une clientèle pour leurs objets fabriqués. Nous étudierons plus loin ce régime d'échanges. C'est avec dos troupeaux et de- cuirs que les Achéens sous (lion paient los peuples de la mer. Ce sont dos vivres que los marins de Sidon achètenl aux ilos égéennes1. Ces marines ont besoin de cuirs et de hois. Louis cordages sont de cuir, leurs boucliers soûl de cuir. Leurs constructions navales, leurs rames et leurs mâts sont de sapin, et le sapin couvre ces poules. Au temps de Strabon, les Romains onl fondé Aquilée à l'extrémité de la mer Adriatique pour trafiquer avec les barbares de l'Illyrie voisine : « Aquilée est à soixante stades du rivage et Ton y moule par le fleuve Natison. Les Barbares viennent y prendre les chargements venus par mer; ils emmènent le vin dans dos tonneaux de Lois et l'huile; ils amènent des esclaves, des troupeaux et des cuirs*. » Elle aussi, l'Arcadie a toujours fourni en abondance celte denrée que les peuples de la mer onl toujours appréciée : du bétail humain, des esclaves ou des mercenaires. L'Arcadie n'a jamais pu nourrir sa population trop féconde. Cette Suisse ou cette Auvergne du Péloponnèse déverse sur toutes ses pentes un trop-plein de soldats, d'ouvriers ou de bandits, suivant les époques5. Dans la Télémakheia, los prétendants se demandent si Télémaque