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5. Cf. Thucyd., VII, •">" : Maviivf^ ôl xaï ïWo: 'Apxdowv \ii<sQoz>6po: i~\ tv!,; it\ tmXsuîq'j; z~.z., ii:oôe:ttvu|j.évo,Jî elwBôts; Uvxt vta!. tôt: to'J; ;x;Ti KopivOîuv î/.Oovtï; 'Apxioas oOôèv ?,-"ov Stà xspôo; f,YO'jj«.evo'. îîoàeji ïouç.
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i |».i- .1 Pylos pour recru 1er des mercenaires'. La légende arcadienne raconi ni que l'un des petits-lils de Pélasgos, Oinotros, était passé en Italie cl qu'il avait donné li' nom d'Oinotrie à s;i conquête1. Le roi de Pylos dut jouer pour ces Vrcadiens d'Oinotros le même rôle qu'Agamemnon pour les gens d'Agapénor qui vonl sous Inde: les rois de la côte l'ournissenl des vaisseaux aux Arcadiens qui m' oonnaissenl pas les choses de la mut ». Ce sont des navires pyliens qui mit transporté les montagnards vers les terres du couchant. Je parle de cette
ude comme si réellement elle méritai! lui. Ce n'esl pas que j \ croie entièrement. Mais elle contient, je pense, un indice précieux. Oinotros el Oinotrie \iuil avoir une place, une grande place, dans les Voyages d'Ulysse. Il nous esl utile de savoir dès maintenant que les Hellènes nul peut-être connu ce pays cl ce nom pai les marines de Pylos ri «lu Péloponnèse.
i esl que Pvlos n'esl pas seulement un marché local; c'esl aussi un port il»' transit : comme Patras aujourd nui, c'esl la dernière escale levantine sur le chemin des mers occidentales. Patras ;i tenu ce rôle, «lu jour où le commerce levantin ;i pris vers l'Europe lu route de Corinthe. Aux temps achéens, Pylos esl aussi le terminus de la grande route terrestre qui traverse alors If Péloponnèse : ' est l.i route de la Télémakheia. Pour les temps achéens, relie roule Gythion-Sparte-Phères-Pylos remplace notre chemin île 1er Pirée-Athènes- Corinthe-Patras. Pareille ;'i ce chemin de 1er. la mule de lu Télémakheia n'esl que la continuation par terre des routes maritimes qui sillonnent alors l'Archipel. La Télémakheia ne nous dit rien de ces routes maritimes : Télémaque ne \.i pas jusqu'à la mer du Levant; il s'arrête à Sparte. Mais éludiez encore l'exemple de Patras et voyez comment la prospérité de ce port implique certains courants commerciaux dans la mei Egée. Les roules terrestres du Péloponnèse -mil toujours solidaires de routes maritimes de l'Archipel; les variations de
celles-ci entraînent forcé ni les variations de celles-là. Etant donnée une route
transpéloponnésienne, on peut toujours retrouver la roule transégéenne qui lui con espond.
Le transit sur la ligne Pirée-Patras implique des marines amenant leurs passagers '•! leurs marchandises dans le golfe d'Athènes; il faut que les routes transennes confluent vers ce golfe. Or toutes les roules de l'Archipel ne peuvent
des quatre coins de l'horizon converger ici : toutes les marines levantines n mit pas intérêt a diriger leurs convois vers Uhènes. Seuls, les chargements venus de I archipel Nord, Nord-Esl et Est, seuls, les convois de Salonique, des Dardanelles el de Smyrne, peuvent trouver une voie plus courte à travers I isthme franchi ou coupé. Quel profil auraient à ce grand coude vers le Nord le-- convois de l'Extrôme-Levanl méridional? Partis d'Egypte, de Syrie mi de i rète, ces convois de l'Extrême-Levanl passent au Sud, 1res loin au Sud. du Matapau. Dans l'étal actuel de no- marines, ils n mil que faire des roules
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Los barques primitives cahotaient prudemment uu loup don rote vricum |uiis chypriotes ou asiatiques. Ellos atteignaient uiusi le canal de ilhode . où le
{iiinl des |U»s, Illioilrs. KllSOS i'l KtU'putllOS, les nieiuil en Crète. \u loilfl ÂC
(•('îles Cretoises, le rabotage les conduisait ;i l'autre pool des lies, i < i igollo. Gérigo cl Cervi, < ] i m les menai I enfin h ee golfe de Laconie au loi ni < 1 1 1 « 1 1 1 1 - 1 s ofTrail la roule islhmiuuc de l'Eurotas cl de l'Alphëc : là, un grand abîme de mer pouvail l'ire évité et, dans cel ahime, le contour terrible du Matapan — De Crète, les navigateurs se lançaient parfois vers les grands espaces de la mer Occidentale cl gagnaient directement soi i 1rs ports de Libye, soil les échelles «!<• l'Klide, de l'Épire ou des i 1rs Ioniennes : Ulysse nous parlera des Phéniciens qui devaicnl le passer de Crète en Libye, à IMos, chez 1rs Êpéens ou chez les Thesprotes. Mais Ulysse nous dira aussi 1rs tempêtes cl les naufrages qui punissent de leur folie ces téméraires navigateurs. Les gens sages interrompaient leur navigation au golfe de Laconie et la reprenaient aux plages d'Elide : la route transpéloponnésienne Gythion-Pylos pouvait remplacer notre voie Pirée- Patras.
Mais que l'on prenne bien garde à cette solidarité «1rs roules terrestres et maritimes. La rouir de la Télémakheia implique nue certaine thalassocratie. Pour qu'aux <lru\ extrémités, les échelles de Gvthion et IMos soient devenues des ports de transit; pour qu'au long du trajet, les caravanes aient eu leurs étapes à Sparte, Lykosoura et l'Itères; il esi de toute nécessité que l'Archipel fût alors sous l'exploitation des marines d'Extrême-Levant. Il fautqu'une thalassocratie crétoise. rliodienue, chypriote, phénicienne ou égyptienne, ait étendu jusqu'aux mers du Couchant sa ligne de correspondants et de comptoirs. Seul. un tel régime commercial a pu tourner vers les arrivages du Sud-Est les routes transpéloponnësiennes. .Nous revenons à ce phénomène déjà noté par Strabon, quand, plus haut, à propos des Villes Vieilles, il nous parlait de ces ports préhelléniques, « tournés vers le midi et vers Alexandrie», tcoXù itpàç [xeoTifjiêpiav àvaxeîvoua'a xal 7:poç 'AXs^àvSostav uàXwra1. Par la suite, nous retrouverons les étapes maritimes entre l'Extrême-Levant et le golfe de Laconie : un chapelet de doublets gréco-sémitiques jalonne les côtes entre Sidon et Gvthion. Et nous retrouverons aussi dans les mers occidentales, à l'autre bout de la route transpéloponnésienne, les grandes étapes vers le Couchant de ces navigations préhelléniques.
Donc, comme Patras aujourd'hui, IMos est alors le dernier port grec vers