‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 57 sur 277 · I. n.h, ■ III ":. M > ■'■, lll · texte numérisé non relu

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Ion louions, aucun Pylion ou descendant do Pvlien iiiillu*iili(|iic* Hérodote savait que dos Kiuikouos Pylieus ligumioiil outres Ion |trouiioi l'iuignuil .railiiiiiii.ii- voloutiors que, parmi los louions, adnroteui il Ulièiin, ro koiiI

los PylioiiSi pout-ôtre, oui oui loti prédominer lo oullo do Po oidou, Ci i

voyous ouo Nélcus do Milol nvnil dressé I iiutol do oo diou sur lo cap do* M 1 1 < •

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situation que lo Posoidiou pylion aux bouches de I Uphée. Ko outre, Poséidon devint If diou fédéral < I m Pimionion, conuno il nviiil été lediou fédéral de Pvln Aussi lo poète odysse" eu i poursuivant sa llallerie, fait de Poséidon le [>èrc fies Néléidos, Cotte belle invention ne \a pas sans « j 1 1 » * I « j 1 1 » *-- difficultés. Dans les légendes authentiques de la Grèce propre, Élidc el Thcssalie, c'est le fleuve Knipeus qui engendre le premier Nélcus. Il était difficile d'aller à I encontre de cette foi commune. Mais notre poète a vite trouvé un subterfuge : il raconte que Poséidon a pris la forme «In beau fleuve et, parce moyen, trompé l'amoureuse Tyro. Voilà comment 1rs rois ilrs villes ioniennes ne remontent pas seulement jusqu'aux Croisades, mais jusqu'à l'Olympe.

Ces relations historiques entre Pylos el l'Ionie expliquent suffisamment, je crois, l'exactitude dos descriptions odysséennes La gloire de Pylos vivait el vécut longtemps dans les souvenirs de l'émigration. La topographie survivait aussi dans les récits ou dans les périples apportés d'outre-mer. Bien des aèdes, avant l'auteur de la Télémakheia, avaient sans doute rebattu les oreilles royales de la gloire nélëidc. Pylos. son silo, sa ville, son mouillage, ses alentours el ses légendes étaient devenus une matière poétique, une donnée aussi familière aux ailleurs d'épopées, que le seront pins lard Thèbes ou Mycènes aux ailleurs tragiques : « Les poèmes homériques, ajoute le même von Wilamowitz- Moellendorf, parlent un langage conventionnel que le rhapsode lui-même était obligé (rapprendre tout d'abord, avec un appareil de comparaisons el de formules traditionnelles. Ce style s'élail transmis grâce à une tradition non interrompue, qui, jusqu aux temps pins récents où les mœurs étaient toutes différentes, gardait une idée très exacte des mœurs épiques ». Celle remarque est plus juste encore, appliquée aux notions géographiques. Pour la Télémakheia, en particulier, c'est la tradition pylienne. conservée par les aèdes des rovanlés néléides. qui, pendant des générations, des siècles peut-être, perpétua l'exact souvenir de celte ville et de celte communauté néléennes

Entre Nestor el noire poêle odysséen, des générations, des siècles peut-être s'étaient écoulés. Dans le bouleversement de la Grèce achéenne, dans le clian-, gement des marines et des routes commerciales, Pylos avait disparu du monde

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hellénique. D'autres ports, Kyparissia el Kyllénè, s'en étaient partagé l'ancienne clientèle. 1 es < rois voit uriers • régnaient ailleurs: t'est à Phigalie que Pompos accueillait désormais les peuples de la mer. Les sables el les lagunes ensevelii cul le mouillage de rélémaquc cl le Poscidion de Nestor. Sur sa haute acropole, l.i ville ruinée el méconnue perdit jusqu à son nom. Après vingt-huil ou trente siècles de morne solitude, Pylos attend encore la pioche «lu fouilleur qui la réveillera. Kl cependant la Porte des Sables survit toujours dans le souvenir des hommes, grâce aux vers homériques. .1 ;ii montré, je crois, que devanl m» yeux mêmes, elle pouvait toul entière ressusciter >>i nous voulions bien nous donner la peine seulement de traiter le texte odysséen comme un document, non comme un bavardage, el de l'expliquer à la façon des Plus Homériqm -

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