Odyss., Ml
I I S Nil SU II \n I I I 'OUYSSl I
le vent fauche la mâture, tout s'écroule dans la cale, <|iii n'est donc |»;«s couverte1. Dans le creux «tu vaisseau, S k \ lia peul pêcher six hommes qu'elle enlève ,i bout ilf bras; c'esl donc que rien ne les couvre; il n \ a pas un ponl au-dessus
d'eus
toi !/.j/./ i - '/ j .j-.i : iv. '/fie éralpouc
Dans le creux du vaisseau, on entasse les vivres el les présents :
..-.-/-/. j . i ilOTOV ITOAÙv eU7COAÔO)VTOS. r V i i
Les marchandises les plus précieuses restent là, sans que rien ne les dérobe à l.i vue m aux convoitises de l'équipage. Même sur les navires perfectionnés des Phéaciens, il n'y a pas de chambre où serrer les objets de pi i\ :
Uora la reine vide (la femme d'Alkinoos) apporte un admirable coffre; elle j dépose
idéaux, les tissus el l'or, que les Phéaciens donnaient à I lysse, el elle Hii au héros :
\ iens loi-méme regarder la fermeture et, v ite, ajoute un nœud afin que, durant le voyage,
personne ne le puisse voler tandis que lu feras un bon somme sur le vaisseau noir, u
mots, l lysse vint aussitôt arranger la fermeture et, vite, il Ml par-dessus le nœud
savant, que lui avait enseigné la vénérable Kirkè.
n il faut tant de précautions pour sceller le coilrc, c esl <| u il va rester sons la m. un de l'équipage. La bonne reine Arètè connaît son peuple de chapardeurs qui rainasse el s'approprie tout ce qu'il trouve •• à la traîne ». Pendant le sommeil d'Ulysse, on ouvrirai! le coffre non scellé, comme on ouvre la fameuse outre du roi Uolos. Relisez l'épisode. Ulysse reçoit d'Aiolos l'outre merveilleuse qui contient le souffle des tempêtes. Il arrime cette outre dans le creux du vaisseau. Il l'attache avec un cordage d'argent. Puis il s'endort. Ses compagnons ne peuvent résister à la tentation. Cette outre <|u ils ont là, sous leurs pieds, a leur (Muiee. toujours devant les veux, que |»eul-elle bien contenir? quels trésors ce malin d'1 lysse leur cache-t-il encore? Ils ouvrent. La Lempêtc sorl — Si le creux du vaisseau était une chambre close, une soute couverte, tout ce récit deviendrai! invraisemblable, incompréhensible. Que l'on relise encore un conte d I lysse au chaut \l\. --a prétendue captivité à bord d'un navire thesprote. Les corsaires I mit dépouillé de ses vêtements el solidement ligotté sous les bancs des rameurs. Ils débarquent le soir à la côte d'Ithaque pour mélanger h' vin et prendre le repas. En leur absence Ulysse détache ses cordes, se glisse le long du gouvernail jusqu a la mer et s enfuit à la nage :
t.' /J-.i'ji zj:> :v77i/ •;(■) 6V1 V7,i
',-r.i u ,tt . SCI 77-.. :.<■>:.
« . ii
l Uiaà I 134 //'/»"' 1/'"/ MM Odyu III, 110-114
lis MAHINKS l'iinil 1 1\ l s M LKI'IIN KTAHI.ISSKMK.M Il h ,■ i pu g question il uiio cale li'i niée "H I "H inellrail "i\ l<i le ' ' I ivi iil
lr r;i|i|il's. I r |ii i i 'ici .ri lin un il .il l,n lu- |)U i n IIP le, OU I'' 1)1 1'
rameurs. Lu i"i 'li' mu' fois do liée, pion no I einniVlie île l'uir, ni porto b onvrii . m parois à enfoncer. Sur les bateaux iln xvn t < •< I » • . von i I" réi m il liiio évii ion tonte pareille llobert, capitaine anglais, .1 été pris pui de 001 iiire lun uvec un jennu garçon ilf ses anus
Je no doutais pas qu'ils nous vendissent il Rhodes pour * ■ 1 1 iclaves l« pp Ip d
jours, Cpppudanl ils agii'Pnl mieux il notre égard que nous n'utloiidion , puisqu il ne nous mirent pas il l,i chaîne, Il \ avoil ili'.i'i cinq jours que nous étions entpp Ipups m lin .
lopsqu'ils inouillèppnl il Samos, Cp lui ici qup je me hasardai la nui) il prpndre n
jeune garçon sur le dus el il nager .1 ten*e où nous abordâmes heureusement. Pour n'être pas découverts par les Turcs qui s'j étoienl pendus, il nous fallut demeurer cachés si\ jours el six nuils dans les crevasses d'un rocher, où nous n'eûmes pour toute nourriture que Mois limaçons el les racines de quelques herbes sauvages1.
Que l'on noie bien le détail de cette histoire. Si nus gens mil pu Cuir, <• e^i qu'on ne les avail pas mis à la chaîne, à fond de cale. Les corsaires turcs onl des chambres où l'on mol à la chaîne, des soutes qui peuvenl servir de prison. Mais ils « agirent mieux » avec leurs captifs. Nos gens ne furenl pas enfermés. Comme Ulysse, ils purenl se couler jusqu'à la mer el nager vers la rive. Comme eux, Ulysse n'a |>ns eu de porte à enfoncei : mais le vaisseau thesprote n'avail pas
de prison C'esl de même, dans le creux des vaisseaux, sons les lianes dos
rameurs, el non dans une chambre close, que Ton al lâche les déserteurs ramenés à bord. Ulysse l'ail rallier de force les matelots qui ont voulu déserter au pays des Lotophages : « Malgré leurs larmes, je les traînai aux vaisseaux et, dans le creux, sous les bancs, je les attachai toul de leur long ».
touc uisv SYtbv £7îl vrîac avov xÀaîovrac avàvxr,