I. Helbig, ['Épopée Hotn., tr.nl. Trawinski, p
•'. Gravure de YHistoire Ancienne de ti. Maspero, II. p. 81. Les 6g. 25, 24, 25, 26, 27. -28 et 'J'.> sonl tirées de ['Histoire Ancienne de <i. Maspero. L'auteur el les éditeurs, MM. Hachette et Cie, ont bien voulu mettre ces clichés à ma disposition. Je leur renouvelle mes plus vifs remerciements.
.">. G. Maspero, Hist. Ane II. p. 198-199.
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monument, ajoute l'auteur, ne nous apprend de façon directe ce qu'étaient les «seaux des Phéniciens. Mais nous connaissons la structure des galères (1rs Pharaons de la Wlll Dynastie. <>n ne risque guère de se tromper si Ion se ligure les navires phéniciens comme ne différant des égyptiens que par île menus détails de coupe <>u de gréément. » Ce raisonnement est d'autant plus légitime qu'en réalité nous avons un monument pour le vérifier. La barque votive de l'Ida, où les archéologues reconnaissent une œuvre phénicienne, est li reproduction exacte de telle barque votive égyptienne « 1 ■ i temps d'Àhmosis : même coque allongée cl terminée en deux ruines, qui sortent de Peau; même rangée double de rameurs ;issjs dans le creux du vaisseau, tandis qu'à I avant et i l'arrière se dressent deux petites plateformes. Ces barques sont en miniature
Fie, 24. — Vaisseau de course égyptien1.
l'exacte rej ludion des grands vaisseaux. Si. phéniciennes ou égyptiennes,
les barques entre elles -nul semblables, c'est que les vaisseaux l'étaient aussi*. M inl un temps où toutes les marines de la Méditerranée levantine construisaient sui ce modèle. Les monuments égyptiens permettent de constater la ressemblance complète entre les navires des Peuples de la Mer. Shardanes, Danaens, Vchéens, etc., cl les vaisseaux de course de la W III Dynastie, <i. Maspero, dans -mi Histoire Ancienne1, ms|s|r avec raison sur ces ressemblances. Les galères barbares avaient, comme les vaisseaux de course de Deïr-el-Bahari, des formes allongées, avec des coques peu profondes.
I ligues do l'avant cl de l'arrière se relevaient droit, à la façon d'un cou de cygne
mi il |).u\ châteaux dominaient la coque et un parapet courant 9ur le plat du
I.mi.i rantissail le corps des rameurs. Le mât unique était muni d'une vergue
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En somme, c'esl aux no vires égyptiens do In \ \ III Dynastie (ju il l'aul recourir, si Huns voulons connaître les vaisseaux homériques, Vycz sous les yeux le seaux de course nue lu reine llaïtshopilou envoya aux Rebelles du Pa\ de rEnccns, el vous comprendrez dans leurs moindres détails les descriptions el 1rs manœuvres odysséennes. Le mémoire de G. Maspero, s"/ quelques navigations des Egyptiens1, el les dessins qui raccompagnent seraient le meilleur commentaire de l'Odyssée. Nous avons déjà vu les ressemblances de coupe el « ! « l'orme, la môme disposition des bancs dans une cale peu profonde el les mômes châteaux aux deux extrémités. C'esl aussi le môme gréement. Le mât est unique. V juger par la hauteur des hommes, le mal des bateaux égyptiens peul avoir huil mètres «le haut. Le poète odysséen non-, dit que la massue du Kyklope étail un olivier haut comme le mât d'un navire à vingt rames. Les commentateurs remarquent avec justesse que l'olivier, comparé au chêne, au sapin, au platane ou au cyprès, est un arbre bas, trapu, sans élancemenl '. Le mât homérique n'a donc pas grande hauteur. Il ne doil |»;i^ dépasser les huit mètres du mât égyptien. -« Le mât égyptien, continue G. Maspero, s'implantail perpendiculairement au centre de la coque; îles entrelacs de corde l'assujettissaient. » C'esl aussi la disposition du mât homérique. Pour mater, on soulève le mal de sapin: on le dresse perpendiculairement à la coque, au-dessus des bancs de nage; on engage le pied dans un trou qui est au milieu de la coursie, psvôop.rt, puis dans un carré de bois dispose'' au fond de la coque, >n c la quille ou sur la carlingue, el qui s'appelle le pied <hi mât, '.-rro-io-/-, \
'jt^txv astpavTSç xa-:à o£ "otovo'.t'.v Eô7i<rav.
Dans les vaisseaux égyptiens et dans les vaisseaux homériques, le mât n'a pas de haubans. A son pied ou à la hauteur de la mesodmè, il est lié à la coque ou à la coursie par des entrelacs de cuir; niais c'est par le haut surtout qu'il est maintenu : un double système de cordages, étais et faux-étais, -pÔTovoi '.
1. (i. Maspero, Biblioth. Égypt., VIII. p. 89. Cf. riin.. VII, r>7. la : nave primus in Graeciam es V'-u> i>i<> Danaus advenit.
2. Cf. Buchholz, Hom. Realien, 254-255; Odyss., 1\. 525. r>. Cf. pour tous ces mois. Ebeling, Lexic. Hom., <. v.
i. Cf. A. Jal, Glossaire Naut., s. \. Protonos el Etai : o Les dictionnaires donnent à npow/o;. et -y'jz'j-i'j-i la signification de hauban, corde tendue depuis le haut du mât jusqu'à là proue; ce n'esl pas If hauban que définissent ;iinsi les auteurs de lexiques, mais l'étai.... L'étai est un cordage qui,
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va s'attacher à la proue el a la poupe. Quand le mal est dressé, on raidit les étais ii i. nivelai- el « * 1 1 les » attache en l>;is ». Pour démâter, manœuvre inverse. i>n lâche les étais, on sorl le mal • 1 1 1 pied el < I m trou, el « > ■ 1 le couche sur la roursie ou sur les deux Fourches destinées ;i le recevoir, wtoSôxyi.
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Sur les vaisseaux égyptiens, «lit G. Maspero, » le mât ;i piblc (c'est-à-dire d'une seule pièce) n'a pas de haubans prenant leur point d'appui sur les bords »lu navire, mai- des étais, deux a l'ayant, un ;i l'arrière. Le faux-étai d'avant se rapèle a la tète «lai mal par le bout d'en haut el s'attache à l'éperon par le bout d'en bas. L'étai d'avanl ci l'étai d'arrière partent ilu mal el vont s'amarrer symétriquement sur le- attaches de proue el «le poupe. » De même, sur nos vaisseaux odysséens, le mât ne tient debout que par ces dais el faux-étais.
• Miami une rafale brise les deux étais, le mal se renverse brusquemenl sur le i li. Me. m d'arrière :
IffToû os icpotôvoue IûptS1 ivsuoio hjùJ.y. KucDorépouc' Ittôc 8' oitîtrtj rcérev1
v il s'agissait de deux jeux de haubans, attachés sur les lianes <lu vaisseau, leur rassure entraînerait la chute <lu mal sur l'un «les bords el non pas sur l'arrière. < 'lie attache «lu mât fait «pie l'on ne peut guère naviguer que vent arrière. Si le vent prend la voile par le côté, rien n'assujettit assez fermement le mât, qui risque alors de se coucher ou «le se briser en fouettant. I>i«'n li\é au contraire vers l'avant el vers l'arrière, le mal peul supporter la voile que le venl d'arrière
nfle el pousse violemment vers la proue.
Le mât homérique porte, comme le mal égyptien, nue voile «'l des agrès,
• les amies, otzXol. Le mol hopla, urine*, désigne loul ce «pu sert ;i « armer » le vaisseau, comme disent encore nos marins, rames, voiles, cordages, etc. Il semble pourtant que, dans I Odyssée, linplu désigne plus spécialement les voiles el les vergues qui tombent avec l«' mât. Comme les vaisseaux égyptiens, le navire homérique a une voile, lorvov, soutenue par «les vergues, fotol : on la déploie au vent, en dressant le mât el en élevant la vergue,
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La voile se hisse par «les cordages de cuir, qui sont passés dans une poulie au haut ilu mal ei dont «m tourne l'extrémité du bas autour de quelques chevilles
plantée- au long «lu bordage.
''■•in ii,< i.i i.i, d'un m, ii. \;i -,■ ii\,i par - ttrémilé inférieure sur le ponl ou
ititrc m, a II fortifie le mol contre les mouvements que fail le navire 'l'' l'avanl fi ■ in il csl 'lui- le plan vertical qu'on peul Bupposer passant par la quille.
' un. quelquefois deui étais; le second éti '"il le nom de faux-étai.
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LES MARINES PRI NlTIVES i i LEURS RTABLI ni i
Dos navire i'1 lovaient ■ m re ôtrf propre i tenii la limite iiipi Saut
pour traverser le jfollV trabiquo, je m' pou p p i que le i npil liue i i pliiMi enhai
dissent jamais i perdre In cola de vue, Il allaient longeant le rivage pendant le li
du jour <•! s .ni 'étaient choque soir |» repartir le lendemain mnlin I n 'ii po ition <!••-
vergues ol la forme doB voiles montrenl que les vergue ne devaient jamni raire ave< l'axe de plus grande largeur qu'un angle de l">" ou 20* au plu Kv i l< iiovin devaienl-ils |us s'élever racilemenl au vent. Ms ne pouvaienl uiareliei a la voile que venl arriére ou à peu prés '.
Quand nous calculions sc|ii nœuds ;i l'heure pour les navigations homérique . c'était donc un très grand maximum : « Les marins grecs «lu commencement de notre ère, ajoute Maspero, évaluaient la journée de navigation a cinq cents stades en 1 1 1 «>\ **i i !i<* : je ne pense pas que les marins égyptiens aient jamais obtenu vitesse pareille. » Les vaisseaux homériques el les vaisseaux égyptiens se ressemblent davantage encore dans la disposition <lc la coque et dans l'arrimage «lu chargement : ils n'ont ni soute couverte ni cale profonde*. « Il ne semble pas que la cale ait eu plus d'un mètre cinquante de creux en son plus creux; encore allait-elle s'étrécissanl vers les deux extrémités. Elle renfermait le lest, les marchandises, les provisions. » Les monuments «le Deïr-el-Bahari montrenl Mon cette disposition. Le chargement csl arrimé cuire les bancs ou sous les liiincs dos rameurs. Il dépasse en hauteur la coursie qu'il encombre. .Nous assistons au chargement que les peintures représentent el que les inscriptions décrivent. Partie sur la nier Rouge vers les Échelles de l'Encens, la flottille