‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 65 sur 277 · I. (i. Maspero. Biblioth. Égypt., Mil. p · texte numérisé non relu

I. (i. Maspero. Biblioth. Égypt., Mil. p

'1. Au sujet du pont el de la cale des \aisseaux égyptiens, l'opinion de G. Maspero a un peu varié.

Les représentations égyptiennes montrent au liane de la coque, au-dessous des rameurs, des rectangles

alignés sur une seule ligne de l'avanl à l'arrière. Certains considéraienl ces rectangles c ne les

ouvertures, les hublots, de cabines installées sous un pont qui supporterai! les rameurs, G. Maspero n'a jamais admis cette explication cf. le Mémoire de quelques navigations, etc., p. 39 qui semble inadmissible en effet. Ces rectangles sont au nombre de dix-sep! sur chaque lace du bateau. Quel besoin de dix-sept compartiments dans la cale et de dix-sept hublots qui, difficiles à fermer et à bien aveugler, offre en tout temps une entrée trop facile à la vague el <pii. à la moindre tempête, se peuvent transformer en voies d'eau? Ces rectangles, en outre, semblent être en même nombre que les rameurs el la première explication de (I. Maspero rendait bien compte de leur utilité possible : « En temps ordinaire, les rameurs estropaient, attachaient leurs rames sur la ligne du plat bord: tout le liant de leur corps apparaissait à découvert En bataille, ils passaient leurs rames par les écoutilles situées au ras du pont et nageaient accroupis, de manière que le buste lui protégé et que la tête seule fût visible du dehors. Ces! par la comparaison des tableaux de Deïr-el-Bahari avec les tableaux de Médinet-llabou que je suis arrivé à déterminer l'usage de ces ouvertures. « (i. Maspero. depuis ce Mémoire, est revenu à une autre opinion. Il considère aujourd'hui ees rectangles comme les têtes saillantes des baux, c'est-à-dire des poutres qui soutiennent le plancher ou le ponl du navire. Il semble. comme on voit, admettre l'existence d'un pont. Mais en me donnant l'autorisation de reproduire les dessins de bateaux contenus dans son Histoire Ancienne, il a bien voulu inexpliquée toute sa pensée là-dessus : « Je regrette, m'écrit-il, que vous n'ayez pas l'ait dans ces derniers temps le voyage d'Egypte. Nous avons maintenant au Musée des modèles de bateaux provenant de la- tombe de Tlioutmosis III et qui sont la reproduction exacte de ceux de Deïr-el-Bahari. Ils prouvent que j'ai eu raison «1 interpréter, en second lieu, les rectangles connue la tête en saillie des baux et non plus comme les sabords de nage. Sur un point, il faut corriger : les bateaux sont pontés, mais sans qu'il y ail sous le ponl place pour autre chose que pour du lest et des provisions ou des marchandises. » Ce poui n'es! donc qu'un plancher où les rameurs peuvent appuyer les pieds; dans le vaisseau creux, il ne l'ait pas une batterie ni une chambre; il ne sert qu'à recouvrir partiellement la sentine du tond. Yantlon. La disposition du chargement montre bien qu'il n'v a pas de batterie, mais une cale ouverte, telle que nous venons de la décrire au moyen des textes homériques.

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«le riuq vaisseaux est allée jusqu'au pavs des Somalis. Elle est entrée dans un fleuve. I Ile a cargué ses voiles el jeté l'ancre au milieu « 1 1 1 courant. Elle a 1 1 1 i ^~ ilr> planches a terre pour communiquer avec les indigènes. Elle esl mouillée en d'un village, donl les cabanes arrondies el juchées sur «lc> |iiloii^. sur des ikria, dirail Hérodote, ^» » 1 1 1 éparses dans les sycomores el les palmiers. I v messager roval débarqua sous l'escorte de huil soldats el d'un officier. Afin de prouvei ses intentions pacifiques, il étala sur un guéridon des cadeaux variés, cinq bracelets, deux colliers en or, un poignard muni de sa gaine el de sa coui roie, une hache de bataille, onze fils de verroterie : « Comment avez-vous atteint cette contrée inconnue aux hommes? demandent les indigènes, êtes-vous descendus par les voies <ln ciel ou bien avez-vous navigué par eau sur la mer de Iiiinniiii .' ■ Les premiers compliments échangés, <>ii aborda les affaires sérieuses.

I ig. 25. Chai -i' ni des vaisseaux '

l<- Egyptiens dressèrent une tente, sous laquelle ils emmagasinèrent leur pai otille, et, pour épargner à leurs hôtes <l<"> tentations trop vives, ils tracèrent un cordon de troupes toul autour. Les conditions <ln marché se réglèrenl il;ms mi banque! où I on initia les Barbares aux délicatesses de la cuisine égyptienne. Puis on fil les échanges. Sous assistons au chargement. Pendant plusieurs jours, ce lui un défilé il<' gens el de baudets pliant sous le faix*. » Les peintures de hni -rl-p.,ili;n i rcprésentenl ce défilé. Sur Ir^ planches il terre, circulent des porteurs ou <lrv couples de porteurs. Ils viennent déposer leur charge dans le • reux iln vaisseau, à lu place que leur indique le commissaire debout au gaillard il avant. Le creux du vaisseau est rempli : » Il s ;i\;iii de toul dans ce que 1rs [»ticns achetèrent, des dents d'éléphant, «le l'or, de l'ébène, de la casse, de la mvrrhe, des cvnocéphales el '1rs singes verts, des lévriers, des peaux <l<i léopard.

I Gravure de VHiiloire \m n-mir • I • ■ ii Mnspero, II. p. 251

// Inc., Il p 249-250 Voil la bibliographie complète, qu'ici comiîts partout, lounr toujours |»our léjciti r sa moindre assertion.

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vergue. Lesarbres a encens s'alignent sur In couri ie entre le bain de i iineui Les ballots forment des amas sur lesquels gambadent le inge Voilà, traduit ;in\ yeux, notre vers odyssôen : « I»' vaisseau creux était plein de denrée

a L'arrimage fut long et difficile. Quand la place manqua, les navires, cluu autant qu'ils pouvaient l'être sans gêner la manœuvre, repi iront la mei , Celte Ilot le égyptienne de la reine Haïtshopitou nous donne I idée tout à fait juste de ce que furent aussi les Molli Iles homériques. A . Jal

avait raison de conclure son étude îles marines égyptiennes en disant que « notre galère-subtile du xviue siècle est une tradition assez fidèle de la galère égyptienne du xve siècle avantJ.-C. ». Entre cette galère égyptienne et notre galère-subtile, le croiseur odysséen . la naus-thoè, v/jùç 06r,, est

le chaînon intermédiaire, et ce nom même de naus-thoè, galère-rapide est le prototype du nom galère-subtile, couramment employé aux xvne et xvme siècles*. C'est aux monuments égyptiens des XVIII' 'et XIXe dynasties qu'il faut demander une représentation de la marine odysséenne. Notons soigneusement celle date. Elle est importante. Car les monuments postérieurs <le la Phénicie et de l'Assyrie nous font connaître un autre type de vaisseau (fig. vJ(ii :

Ce ne sont plus les galères du type égyptien, recourbées aux deux bouts, non pontées, faibles contre l'attaque des vagues OU du vent. Ces nouveaux vaisseaux ont une coque longue, basse, mince et bien équilibrée. La poupe se relève encore et surplombe le pilote. Mais la proue est droite, munie d'un éperon aigu qui s'emmanche à la quille el qui sert aussi bien à fendre la lame qu'à défoncer le liane des bateaux ennemis. Deux rangs de rameurs sont superposés. Le premier appuie ses avirons sur le plat bord. L'autre manie les siens par des sabords percés dans la muraille. In taux pont, assis sur

Fig. 26. — Galère du type phénicien :

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