‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 66 sur 277 · A. Jal, Arch. Nav., I. p · texte numérisé non relu

A. Jal, Arch. Nav., I. p

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poteaux solides, court de Pavant à l'arrière et forme, au-dessus de la chiourme, un serve .ui\ soldats et au reste de l'équipage*.

Nous voici bien loin de mon vaisseaux homériques. Les châteaux d'arrière et d'avant <>nt disparu : plus d'i'&ria! Un ponl les remplace, tendu d'un boul à l'autre iln vaisseau. l«e n'est nlus If navire creux de {'Odyssée, vaùc vXaŒua^. C'est l"niii.ini un type de navire que 1rs Hellènes ont connu; c'est le vaisseau ponté,

-/o'.ov v.j-.i .-,>/.-.', i . nui succéda, «lit Thucvdide, aux anciens navires de course;

c cs| le vaisseau-long couvert, m iris tectu

Fie. 27. — Bateau égyptien (M dynastie)*.

Des \.iiss;ni\ de ce tvpe figurent dans les (lottes de Sennachérib. Les inscriptions de ce roi affirment «pi ils uni été construits par des charpentiers syriens et <|ii ils étaient montés par des marins tyriens, sidoniens el ioniens*. Thucydide a donc raison : ces cuirassés-pontés sont plus récents; les croiseurs homériques étaient d'un i\ |>e plus ancien, plus semblable aux navires des Peuples de la Mer, ?<ji icaXat^

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i i. M. ipero, III p

: i' h h roclotc lei vaisseau* égyptiens du Pouanil Boni dea vaisseaux-longs, II. 102 i Liffûïtp'.v

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mi- de VHuloire incienne de i> Maspero, I. p 303, d'après un tableau du tombeau d'Api, iqqai . * I ■ Smith, flui "/ Srnnaeh., p. 80; G. Maspero, II, p. 282.

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creuse à double chAtoau il nvaiil ol il di i ière, m est i|iie le développement logiqw des pins anciens navires employés sur le Nil. Dès la \l dynastie, le tombe di Saqua rail nous montrenl déjà les navires do ee type qui n mil encore c|ii un . ni château d'arrière, où le pilote esl assis :~*l.i coque, dil <■ Maspero, établie ui quille ronde, étroite, amincie aux deux Goûts, esi basse h I avant, très relevi i l'arrière el chargée d'une longue estrade couverte; I homme debout sm h proue esl le pilote d'avant qui sonde le fleuve el indique la direction an pilote <l arrière qui manœuvre les rames-gouvernail1 ». En pleine mer, le pilote d'avant ne sonde plus à toute minute : il n'est plus obligé d'être toujours penché sur I eau, an ras de Iran. Il devient, an contraire, une vigie qui devra surveiller an loin les Mois (i les roches : il devra dominer la mer; on lui fera donc une estrade, toute semblable à l'estrade «lu pilote d'arrière : la galère homérique à double

Fig. '28. — Trière grecque*.

château sera créée. La trière classique, la galère pontée sans îkria, me semble dérivée d'un autre modèle. Nous la connaissons mal en ses détails. Mais, dans l'ensemble, avec sa proue basse et sa poupe élevée, avec ses deux étages el ses doubles ou triples rangées de raines, elle parait dérivée îles bateaux de l'Euphrate, qui, eux aussi, h Unir entrée dans la mer. mil subi quelques modifications.

Le type le plus ancien est, je crois, ce navire rond en forme de cruche profonde, aux deux bouts arrondis et relevés en cornes, qui figure encore dans la flotte de Sennachérib. Le type le plus récent nous est fourni par les autres navires de cette flotte. Le progrès a consisté à transformer ce navire de charge en navire de course et de guerre, en abaissant et en aiguisant la corne de l'avant, qui esl devenue un éperon pour tendre les Ilots ou pour entamer les navires ennemis. .Mais, anciens ou récents, les bateaux de l'Euphrate ont pour caractéristique, comme la trière des Hellènes, leur division en deux étages par un pont continu, avec l'installation des guerriers ou des passagers sur le pont, à l'étage supérieur, et des rameurs en multiples rangées sous le pont, à la cale inférieure. Les châteaux ont disparu. Tout le pont peut se couvrir de soldats : on ne » combat

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