‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 67 sur 277 · I. (.. Maspero, Hist. Ane. I. p · texte numérisé non relu

I. (.. Maspero, Hist. Ane. I. p

•'. Gravure de V Histoire Ancienne de G. Maspero, 111. p. 717 : s la partie de gauche reproduit librement le bas-relief de l'Acropole; la partie de droite, le dessin .le Pozzo. a

I I S l'Ill Mi II NS ET l.('li\ SS1 l

plus seulement de la pro u de la poupe ». Les textes de Thucydide el de Pline

deviennent, nvec ces différentes figures, d'une parfaite clarté.

Il nous est facile maintenant d'imaginer les navigations homériques avec de pareils bateaux. Usis ou couchés sur le château d'arrière, duranl les traversées de jour el de nuit, les chefs el If-- passagers de marque ne sont |»as i plaindre. Il> ne sonl |>;i- trop ;i l'étroit. Il> sonl au sec. Le bordage du château les couvre de la lame. I. embrun des rames ne monte |>;is iusqu 'à eux. Une toile

rj"Ar&*'M'~>

i»Jz£^ ^ mi$¥i

i ic 29. — I lotte de Scnnai 1 1 . - j - i I » " .

tendue peul 1rs abriter du soleil ou de la pluie. Quelques l;i|>is, des peaux de mouton el de • belles couvertures » leur fonl sur le plancher un Ml ou des - moelleux : c'esl un divan où I <>n ne monte <|in' déchaussé; Télémaquc, pour s'] installer, a quitté ses chaussures qu'il remel au momenl de descendre • •l de débarquer*. Si le venl souffle trop frais ou si la pluie tombe trop drue ils uni leurs épais manteaux de feutre, leur capote poilue, sous laquelle ils se pelotonnent. Si le temps esl beau, ils voient le navire filer sur le <l<>s <lc la mer: il- écoutent !<• Mol bruire en fuyant le long du bordage : ils fonl monter du vin que I mi mélange dans un cratère el ils passent les heures à deviser,

tt/.t'/vto y.vf-.i :j: .-'.-771';. iy,- 01VO10

I. '• li // toire I ncienne di G Maspcro III. p. 301, d'aprèa La yard, The Monument* o/

rh I | ■ I 71 : I

il 131

ils HARINKS l'IHMI 1 1\ i I IS fiTAHI.1 i mi 17."

Muis di m lu croux du vain .cm, I équipage u i bien moiii h l ui v II u i

entassé m le bancs. II ii (•• i proti '■[■<■ ni do lu pluie i|in lui \ i • - 1 1 1 il in li. ml. m

(lu I l'iiilniin ri dC8 coups (lu lame i|ill lui .uiivcnl |)||| |(! tmVOI M. il. h I I ■ . 1 1 > i

loté des rumeurs, loa gouttes ol lus paquets <l cou plcuveul ui lu du du voi in de que l'on rame contre le vont. \ supposer nue sous lu ikria, ou lu deux chùtonux, « > 1 1 eûl un espace mieux eouverl el presque elos (je ne ('roi po

,i cette liypotliùse), ce n étuil pas grnud chose. « Les soupentes moi >u

les deux gaillards pouvaient à lu rigueur abriter quelques hommes a contlilion <|n ils rcstasseul allongés ou, loul au plus, accroupis. C'étaient les muI !■■ i monts couverts que renfermai le navire, si môme I équipage en usai! comme du logements el non pas de soutes aux armes el aux vivres1. » Voilà pour les navigations de jour. La nuit, I équipage manque de place pour allonger ses membre 4*1 les délirer. Il ne peul dormir <pi assis, môme quand il ne rame pas el quand un bon venl se charge de pousser le navire. Mouillés, trempés, rompus, en quelques heures de mauvais temps, les hommes sonl à bout. Aussi quelles délices quand on arrive à terre de s allonger loul de son long el de rester des jours et des miiis. étendu sur la plage, roulé dans son manteau a pour digérci la fatigue et la peine! » Deux jours et deux nuits après le débarquement, Ulysse el ses compagnons s'étirent sur le rivage de Kirkè :

svOa tôt exoàvTSC ouo t r.uaTa xal o'Jo vuxtar

xzi'j.zh' o'aoû xauâT(.) t: xal v./.-z~'. Quuôv eSovxec'. t > t > i i

Le troisième jour, Ulysse se met en quête de nourriture fraîche el pari à la chasse. Mais ses hommes ne veulent encore rien entendre. Ils restent sous leurs manteaux, dans le sable, vautrés. Ils ont faim pourtant. A bord, on n a pas grand'place ni grand temps pour faire la cuisine : quand on ne s'est nourri, plusieurs repas, « j m* de vin et de bouillie, on seul un gros appétit de viande el de vivres Irais. Les compagnons d'Ulysse et le héros lui-même se jettenl avec voracité sur les fromages et le lait du Kyklope. Dans l'île de Kirkè, un énorme cerf ne leur fait qu'un jour. Aussi chaque soir, quand on le peut, gàgne-t-on le rivage pour manger et dormir sur le sable. Ainsi font Ménélas et ses compagnons dans l'île de Pharos :

oovTcov 0' OTCÀwàuso'G', z~': ~ rt/:Jlv> àu.êpoo'îr, vûç, oyi tÔ" xoiu.*/9yiu.sv stiI v/-,-"j.lv. QaXàcaTfiç0.

Du moins ne passe-t-on jamais le soir en vue d'une côte sans y débarquer pour la nuit. Quand Ulysse veut un soir doubler l'île du Soleil. Euryloque se fait l'interprète du mécontentement général :

Tu es un homme terrible, Ulysse. Tu es toujours plein d'ardeur. Tu ne sens p;is de

Page 1