XVI. Eretrii
\\ II. [ùniicMisi'H
nnnn - (LXI) I XVIII
de mol de thalassocratie rend bien compte du phénomène qu'il veul définir. \ travers toute l'histoire écrite, la Méditerranée esl comme mi empire où règne toujours mie marine en maîtresse presque absolue. Cette marine dominante l'ail la police H la loi. lève les tributs ou les bénéfices, impose ses habitudes ri sa langue, cl l'ail que tour à tour la Mer esl un lac anglais, français, italien, arabe ou grec, Ce n'esl pas à dire, — cl il faul bien nous entendre là-dessus quand nous parlerons do thalassocratie phénicienne, — ce n'esl |>as à dire que la marine régnante supprime toute concurrence cl lasso elle-même toutes les besognes, sans élèves, sans rivaux, sans collaborateurs. Los barques et bateaux indigènes caboten! toujours, pèchent ol trafiquent toujours sur les côtes do leurs îles ou dans leurs rades et leurs golfes. I.a thalassocratie anglaise de nos jours n'a pas supprimé les Hottes espagnole, française, italienne, grecque, etc. \u xvne siècle, — nous ferons grand usage, pour nos comparaisons, de celte période qui nous esl bien connue, — la thalassocratie franque a îles concurrents arabes, turcs cl barbaresques, des collaborateurs ou des élèves grecs, arméniens, syriens, etc. .Mais à toutes les époques les « peuples de la nier » se mettent à l'école, sous la férule et sous l'exploitation des thalassocrales. naviguent connue eux, comptent et paient connue eux. s'habillent comme eux. parlent souvent connue eux. Bref, si les marines locales subsistent, elles deviennent les sujettes et les servantes de la marine étrangère.
Le mot thalassocratie correspond donc à une éternelle réalité. Mais quelle valeur peut avoir la liste, donnée par les lexicographes, îles thalassocraties primitives? Il est à craindre que ce catalogue n'ai! à travers l'antiquité subi les mêmes épreuves que le Catalogue des Vaisseaux homérique. Chaque auteur, eu
I. Eusèbe, ('./non.. I. p. 225. Voir In discussion de cette liste dans 1». Mallet, les Premiers Établissements, p. I i'i suiv. Il esl probable que ces listt>< proviennent de Castor le Rhodien. "Avi-ji-t Ba6uXûvo<; xai xûv BacXarcoxpaT7}aâvc<i)v iv [3i6X(oi; V titre donné par suithis .
I" i.i S Mil NICIENS M l '0DYSS1 l
l'i.nii celte liste, 1 1 1 1 1 augmenter les numéros de la série, en prolonger la
-Hi'iii. en renverser I ordre, un liv de ses préjugés «mi de son patriotisme. Je
* 'M il est impossible de tirer de eette liste quelque renseignement certain.
Il est d.-s auteurs anciens qui nous mil parlé de ces premières marines. Mais
leurs aflirmations concises et peu nombreuses ne nous conduisent p;is à plus de
certitude. Méi |uand ces auteurs sont Hérodote et Thucydide, la pari de vérité
el la pari de légende, ou du moins les apparences de vérité el les apparences de
ml.', s.iui dans leur texte mêlées trop étroitement : il faul quelq ritérium
extéi ieur poui les discei nei .
In celle incertitude, on crul au rouis des trente années dernières que I archéologie, apportant I ample moisson des rouilles « mycéniennes », reconstituerait s;nis peine la période antéhellénique. On ne saurait exagérer l'utilité de ces rouilles : Mvcènes, Tiryuthe el llion, Priam el Agamemnon, désenlisés de la nde. uni été remis sur le sol historique. L'Iliade H l'Odyssée onl cessé de nous apparaître plus 1 1 1 \ 1 1 1 i < 1 1 1 « -— que la Chanson de Roland. C'esl pour l'histoire toute une province reconquise.... Mais, au début du six* siècle, les paléontologues retrouvèrent aussi pour notre planète nue histoire antérieure à l'homme. Ils tirent ;nis>i de merveilleuses découvertes dans le-, couches les plus anciennes de noire sol. On put s'extasier ;nissi devant la grandeur des ossements exhumés, quand Cuvier el s(-s disciples reconstituèrent «le quelques débris 1rs représentants d'espèces disparues. La paléontologie eut son heure <l incontestable utilité. Pendant quelque temps, elle jouil à bon droit d'une faveur presque exclusive. Il
I riant, si son règne eût duré trop longtemps, nous voyons bien aujourd'hui
que l'histoire « 1 « - la terre eûl été singulièrement déformée, inclinée aux miracles et i I invraisemblance. Kl cet exemple .loi I nous faire réfléchir sur la portée des méthodes ••! sur lu valeur des découvertes archéologiques.
I.i recherche el l'étude, la détermination el le classement des organismes fossiles réclament à coup sûr nue attention critique, des habitudes de comparaison, un esprit scientifique. Mais ou ne peut nier aussi que la pari de la fantaisie el du sentiment ne soit encore liés grande en ces recherches el surtout que cette part ne devienne prépondérante quand il s agit *\r mettre en œuvre les matériaux réunis et classés1. De ers membres épars. de ces fémurs écourtés, de ces vertèbres égrenées, de ces dents desserties, il faul reconstituer un organisme complet'. Or, 9ans cesse, l'imagination grossissante du paléontologue esl solli-
l perrol cl Chipiez, Hul de i \*i i. M. p. lo 1 1 I archéologie dispose de matériaux don) la
ml '' i thodc! d'analyse el de comparaison deviennent de
i I n h , i |,,i- un petil fragment de pierre ou de terre cuite, de l»'i-- de verre,
d'ambre .m de métal qu'elle ne recueille el qu'elle ne classe pour ) retrouver l'empreinte |.l
des habitudes qui régnaient aloi q il été
I |i ' j i n /. pi logique à \l if. • m n lievue imli . 1805, p. 12 arrive, en étudiant la
li idéi m i. i" le [iréhelléne, le problème de! origine de ôtree
• i un.- réponse provisoire i la l'aune terrestre h même .,„■ marine, puisque sur les |Miteri. - de Uycéncs m>ii~ voyon repr<! enté iiialifera dt oiea i" . nai lien • i des . anards un pattes '
I I I I 1)1 1)1 DIlKil * I lili
Illl'l' |)Ur II' 1 1 I I I ■ ' I 1 , 1 M \ IIH'llir i|ll il .1 Mil |(l \r\\\. \ h.iM'i | || l||, i|i imlln | (](! n i| |i' . 1 1,1 II II' I .il Mil s ||f II' \ lll II ||l lll III I i' I M- . 1.1 |i|ll|i,H | i|i cil ; .1111 (II,
h i il,". r| Irllll nul. iiililinr il r- I li.iliin'l. ili |)lll'll |)l'( l|ll(! t*|] t II '!'«* Il !<*■ 1 1 I'
paléontologue m- vil il. ni-. I.i compagnie i|in' il riii' i .mi' i|in dont I n uliirc
nul |,nll • ecluppei .1 loill I'' IlOHlU'clH l'I (llllll lll lillli'. I.i lnli r il l.i Im .nilc i |, , ni ;illjnlli il II lll . | ml II' I es pi || qui li' l ii «»ll — lllllt*. Mil llinllilr ili' IIH'I Ml II, , I | • . ■ i I • > i
de clunièl e-, Iniil dllïneill de linhe pr| il inniide In l r ;i le i i r ' . \n i Mu I ■ >
Iti mode dos paléontologues étail elle très différente de I lu loire réelle ijue non commençons d entrevoir.
Elle avail une conception fausse des phénomènes terrestres el de I < * ■ 1 1 rnan luà travers les siècles. Entre le monde merveilleux des origines, tel qu il- I imaginaient, el la mesquine réalité <!••-- temps présents, telle < 1 1 1 ils l'apercevaient autour d'eux, les paléontologues ne pouvaicnl supposer une évolution lente cl continue. Il leur fallait des révolutions brusques, des cataclysmes soudains, des déluges, des éruptions el des soulèvements, pour expliquer les abîmes insondables, croyaient-ils, qui séparent notre époque des époques primitives. Régie par des lois, visitée par des phénomènes, bouleversée par des forces, donl nous chercherions vainemenl autour de nous les similaires ou les équivalents, la terre des mammouths el des ichthyosaures était, ;i les en croire, aussi diflérente de notre sol que I»1 peuvent être les mammouths de nos moutons el les ichthyosaures de uns lézards, aussi différente que les archéologues ima-
ginenl l'IIellade des héros et la Grèce des pallikares Quand les géologues
entrèrent en jeu, quand l'étude des terrains remplaça l'étude des monstres, toute cette conception fut renversée. On reconnul mie profonde similitude entre les époques apparemment si diverses. On \ii que, depuis les origines jusqu'à nos jouis, les mêmes lois, les mômes phénomènes, les mêmes forces continuent sur les mêmes éléments leur travail de longueur et de patience. L'histoire des origines terrestres, ayant repris contael avec la réalité contemporaine, fut moins miraculeuse, moins héroïque el divine : elle devinl pins vraisemblable, pins proche de l'humble, mais certaine vérité.
En outre, les conclusions de la paléontologie — on le constata bientôt axaient été viciées d'avance par les vices mêmes de la méthode paléontologique. Elles ne fournissaient aucune certitude historique, parce qu'il était impossible
I. rhucyd., I, 1(1 : (j-: ;j.;v M'j'/.rvi: U.LXOÔV iy r, îl xi tiôv tôt: TttiXiajia vûv ;j > xJ-iÔYOSbiv Soxeï
eïvai.... Cf. Perrol el Chipiez, t. VI. p. 581 : « Je suis tenté de croire que Thucydide lui-même n'a jamais été à Mycènes. S'il avail parcouru ce vaste champ de ruines. >i ses yeux s'étaienl levés vers le dôme des deux grands tombeaux el en avaient mesuré le vaisseau spacieux, s'il avait contemplé les murs de la citadelle el >'il en avait franchi la porte, il n'admettrait pas que Mycènes était une petite ville, comme toutes les villes de ce temps-là.... Les monuments de Mycènes éveillent encore maintenant l'idée d'une ville populeuse, d'une royauté riche et puissante, o Dans quelques siècles et après quelques révolutions, Chambord, Chenonceaux ou Langeais — u.txpôv -F, eï t; t<ôv tôt: -o/.i-ui — pourront soulever entre archéologues el historiens les mêmes contradictions, lu grand château, un grand t < >i ■ i-
lie.iu. un grand donj l'impliquent pas nécessairement une grande ville : Chambord n'est qu'une
résidence royale sans même un village; le Versailles de Louis XIV n'était pas une cité populeuse el l'Escurial est encore un désert.
v. r.Kuum. — t. 8
IX LES Nil Nil II NS El l ODYSSl l
il appliquei à i ensemble de la planète les résultats, môme les pin» certains, il' une «ni de plusieurs enquêtes — » i ■ • tics provinces particulières. \ vouloir ■ I. iin . en effet, par les seuls organismes fossiles, telle couche de terrain et la [MM'iode correspondante', on s'aperçut bientôt d'erreurs grossières, indiscutables. Ici encore, le spectacle • 1 1 1 monde actuel pouvait servir de leçon. Les diverses
• •h» émergées nous offrent le» différences qui séparent les faunes et Mores contemporaines. Les plantes et les animaux de I Australie semblent d'une autre époque que nos faunes et More» d'Europe, d'Amérique ou d'Asie : les crucifix, calvaires el statues de la Bretagne actuelle semblent aussi d'un autre à^e que nos sculptures el moulages de la rue Saint-Sulpice — Et, liés souvent, en outre, le» organismes fossiles n'appartiennent pas ;i la région où il» se rencontrent, à l.i couche où nous les trouvons aujourd'hui. Jadis, vivants encore on défunts, ces organismes furenl transportés loin de leur habitat par le hasard des courants el glissements contemporains. Plus récemment, fossiles déjà, ils oui élé précipités de leur sépulture primitive el accumulés en d'autres jiites par les secousses el le» dislocations postérieures1. L'histoire à la mode des paléontologues était donc sans chronologie possible3, s;ms géographie même approximative. Que peul être nue pareille histoire, sinon une histoire, un pur roman? Vprès cinquante ;m^ de paléontologie, il fallut renverser les rôles. Le géologue étudia les couches de terrain, data et séria le» époques, en lil la chronologie el
ographie. Puis, quand le théâtre eut été reconstitué el la pièce refaite, on y pul réintroduire les acteurs, les fossiles : ils s'j trouvèrent à leur place el dans
Iriii riecor.
I S. Reinach, /»• Mirage oriental, p. 13 el '»'» : • \i i- de décembre 1873, H. E. Buraouf |<''iu-
dinit] un vase que Schliemann venait de découvrir ;'■ Bissarlik. Ce vase étail orné de caractères incisés nue M Burnouf essaya -! .il» >i <l d'expliquer par le phénicien el l'égyptien; n'y parvenant point, il 1rs
...m 'i - d'ancien style 0. Rayel s'égaya de cette hypothèse; mais il -■■
l'aspect éminemmenl asiatique ides trouvailles troyennes, qui lui rappelaient cet
i.iiii- ..i m- ni- i ir les bas-reliefs de Ninive el de la Phrygie ». Peut-être Rayel eût il été
rmba i les orne nts niniviles auxquels il faisait allusion. Quand Schliemann découvrit
.ml»- de M*. fut surtout aui Phéniciens que l on Bongea.... Stcphani, qui en rapprocha
quelques œuvres >\ art de la Russie méridionale el centrale, tomba dans i srreur plus [(rave en
attribuant ix Barbares qui envahirent la Grèce à la lin de l'Empire romain, hu moins
■■ île sentir vivement que la civilisation mycénienne tenait ■< I Europe par autant el plus
de liens qu'à I Isi i rchitcctc en ml de i Expéditi le Morée, frappé par la singularité du décor
le du Tréêot à Urée, avait hasardé l'hypothèse qu'il était d'origine byzantine. Il n'est certes
le n le de se tr per i m-i . . . . Parler, i propos des trésors mycéniens, de civilisa-
ti :eltiqur ou même byzantine, c'est indiquer, sous une forme naïve, cette idée très juste que [ces
lient i l'art de l'Europe centrale, où l'ornemenl byzantin n'esl guère qu'une forme p|u iln -t \ t.- celtique
ii /.; Sculpture en Europe, p. I el suiv. Les matériaux que nous avons
dpttires | • ■ - tives ... Dispersées dans les musées, bous des désignations |>lu- ou
ilifiée* ici de reltiques, là d'étrusques, ailleurs de gallo-romaines ou de barbares,
i,ni loin ri '■ toutes publiée; Comme le plus «rand nombre de ces petites sculptures ne
il ni |.i d'étal civil en règle, que leur provenance ou du moins les circonstances précises de leur ,' presque toujours obscures, il esl parfois difllcile de distinguer les ligures vraiment
i h conquête romi en Occident, de celles qui, appartenant aux premiers
• me à des époques plus récentes, présentent avec celles-ci un air de famille. »
", i i » Reinach, U Mirage oriental, p 26 Lei plus anciens exemples que nous connaissions de
«nient pour le m au xi siècle avant J.-C le dît pour le moins, i car je
ville d'Ilissarlik comme beaucoup plus ancienne, peut-être de <li\ ou quinze
I I I I M IU S ulili.l m S liltl I t)\ I
l.i paléonlolo"jr Illumine j(! M'ii\ iliir I .iM 1 1 ... I . , i . • .1 \i- m. ii ■•
illMll'lisaiices. Ses délaut--1 KOIll LMICOI'O .i'.' gl'aVOM |)(Mll Atl'CS |)BI l.i religion de
l .mi ii|iiiic par II* respecl un pou dévol « •In moindre IVaguiciil du piorru ou du
Iciic nuit'. île bois, ilr \erre. <l ambre mi (le iinl.il ». I .i I . m . 1 1 > <■ ||(< .n. h. -..
loguoa pour le moindre iIim liri do tour bric > brac su l'ail parl'oi lourhaiito
Ce tnode d'exploration a permis de retrouver, noua lea restes de l'Age rla ique, la trace du naïf el touchant effort de l'artiaan primitif. Tout gauche qu'il aoil encore
cel artisan noua intéresse passionnément : on n épargne aucu lépensc el nucune puine
pour recueillir jusqu'au moindre fi'agmenl de Boa travaux même lea plu gro ici voit el l'on aime on lui le prédécesseur el l'ancêtre direel des grands artistes «lu «iêele de Périelès el de celui d'Alexandre. Cea idolea informes de pierre el d'argile, ces morceaux d'enduits coloriés, ces éclata d'une poterie à la couverte mate h au déi m
puremenl géométrique est-ce autre chose que les premiers anneaux de la chaîne ■>
l'autre boni de laquelle il \ a 1rs statues de Phidias el de Lysippe, 1rs peintures de Polygnote el de Zeuxis, les entailles de Pyrgotèle, les vasea d'Euphronios el de Sosi i
Une telle tendresse el une telle admiration ne sonl |>;is favorables, semble-t-il, à l'exercice d'une critique bien sévère. D'ailleurs, à ne vouloir chercher que le-< « empreintes «les idées el des goûts, des habitudes el des croyances >•. <>u risque de n'en pas apercevoir les causes, les fluctuations el les conséquences, même les plus proches : le monument el le signe cachent un peu l'intention el le sens. A demeurer en extase devanl » les admirables bornes milliaires des Romains* », on oublie parfois de noter les détours el la direction générale de la route. La contemplation îles œuvres d'arl ne dispose pas l'esprit à l'étude des opérations moins esthétiques de la vie ordinaire, el sonvenl elle tenue les veux sur les nécessités un peu basses, un peu laides du train-train journalier : pourtant, ces opérations el ces nécessités ont dominé et façonné toute la vie des Anciens connue elles dominent el façonnent la noire.
Je suis toujours demeuré pensif devant certaines affirmations d'archéologues : « L'archéologie, dit l'un, démontre que la Gaule n'a rien dû ou presque rien aux colonies grecques de la Méditerranée, en dehors de la monnaie el de
1 . C'est dans les œuvres de l'archéologue allemand II. Furtwsengler que l'on peul voir, par les exemples les plus typiques, comment s'écrit l'histoire à la façon des archéologues. Pour ne prendre que quelques pages de cet autour, je recommande la lecture de l'article Gorgones dans le Dictionnaire <!<■ mythologie de Roscher, i». 1709-10; en voici le raisonnement mis en forme : a Los Gorgones sonl toujours ailées.... Sur la métope de Sélinonte, les Gorgones ne sonl pas ailées : c'est que la place manquait pour les ailes nu que ce ne sonl pas là des Gorgones.... Le Bouclier d'Hésiode ne parle pas .les ailes des Gorgones; naturellement, ce n'est pas une preuve que les Gorgones étaient sans ailes.... Un monument particulièrement vieux et significatif esl un bronze du Louvre, représentai une Gorgone agenouillée : elle esl sans ailes: ce n'est que par hasard: les ailes étaient sans doute appliquées, et elles mit disparu. •> Devant un monument, l'auteur n'hésite jamais sur la date ou la provenance : ceci est echt ionisch, cela ekalkidisch. Jamais il n'hésite non plus sur l'authenticité. Tous les monuments conformes à ses théories ou à ses fantaisies personnelles sonl authentiques, indiscutables. Les autres sonl e évidemment a Taux. Il ne veut pas qu'il y ait de Gorgones sur les pierres des lies. Voici pourtant une pierre des lies qui représente une Gorgone. G'esl que la pierre n'esl pas des Iles : elle e-1 postérieure, du mi' siècle.