I. Odyss., Mil. r.ii'J-r.li
•>. l'.uis.. III. 23, '2. Cf. Frazer, 111. y. 586; Hitzig et Blûmner, II. p. s:.s.
•"». Odyss., Mil. .". 19-50.
i. Odyss., IX. lil.
."). Cf. Thêvenot, Voyage, I. chap. vm.
I I s l'IHMi II Nv l l l 'ODYSSI l
où jaillit une source abondante qui ne tarit jamais1. » Nos instructions nautiques disenl encore : < Bien que l'Ile Grambousa ne soil qu'un rocher dénudé, on \ trouve une source de bonne eau. ^ussi est-elle très rréquentée par les petits navires côtiers. Il \ a sur cette Ile un antre naturel sous lequel les barques peuvent passer*. » El ailleurs : < Sur plusieurs points de la côte, on rencontre de vastes grottes, dans lesquelles l'eau esl profonde Une autre située ;i proximité i une entrée 1res basse el esl si vaste à l'intérieur que, dans les temps anciens, les pêcheurs \ allaient chercher un abri contre les croiseurs barbaresques. » Comme toujours, les voyageurs des xvn* el wm' siècles nous ton i lussent par comparaison les meilleurs commentaires. La navigation de Chandler dans le golfe de Mégarc semblerait, à peine embellie, une page tir VOdyssée. Chandler esl parti du Pirée sur dr^ bateaux du pays. Il a longuement caboté de Saturnine a Eleusis, puis à Mégare. Malgré le temps qui menace, il s'aventure le long de l'Isthme. Mais, des roches Skironienncs, tombe soudain une rafale accompagnée de pluie, (mi se réfugie dans une crique el l'on cherche un abri :
Nous laissâmes nos bateaux dans la crique el nous montâmes à une grotte voûté»1 dans le rocher. Elle était toute noire de fumée; c'était le résultat des Feux <|ii'\ avaient allumés, soil les voyageurs en s'j reposant, soil les marins el les pêcheurs qui, comme nous. \ avaient cherché un asyle pour ne poinl s'exposer pendant la nuil le long d'une côte aussi dangereuse ou pour attendre un temps Favorable. La vue, de ce point, esl Forl étendue Nus regards se promenaient avec plaisir el sur le golfe bruyant placé audessous de nous el sur les îles qu'il renferme. Nous rimes du Feu el nous restâmes dans cette grotte jusqu'au lendemain malin. Le calme se rétablit alors el nous nous
rembarquâmes Mais il s'éleva un \ «-ni Irais qui en s'augmentanl nous Fatiguait
beaucoup; il était d'ailleurs accompagné de pluie. Nous Fûmes fort aises de pouvoir gagner le rivage, quoiqu'il ne nous offrit ni grotte hospitalière ni abri contre le mauvais temps. \niis Huns amarrâmes sur quelques rochers qui nous préservèrent du vent. Nous étendîmes nos voiles sur des perches en Forme de tente au-dessus de nos bateaux el nous j restâmes toute la nuit, mouillés, mal à notre aise, ballottés sur les vagues, incommodés de la Fumée de nos \; u\, surtout pendant que l'on Faisait cuire notre poisson. Le jour suivant, la luise s'abattit un peu el nous ru profitâmes pour remettre à la voile Puis, quittant nos bateaux, nous montâmes à la ville d'Egine, où nous restâmes deux jours, le \<'ni continuant à être Fort el contraire*.
Ecoutez un autre voyageur :
Nous nous embarquâmes (de Samos) pour Nicaria le <> Février. Mais le s.-ii. nous fil relârhei au porl Seitan. On a eu raison de donner à ce porl le nom de Seitan, qui en langue turque signifie le diable. Il Fallut tirer notre calque à terre el pendant la nuil il s'en perdit un autre qui était chargé de vin. Le vent ilu nord nous retint à Seitan jus-
i|u m 12 Février. Non- \ étions logés dans un,' caveri ù nous ne brûlions jour el nuil
i|ue des lauriers, des adrachnes, des storax, <•! nous \ passâmes le temps fort agréable-
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.' ; naut n 77*. p