Strab., VIII
3. Dapper, Descript. (1rs lies, p. 259 i. Odyss., X. NT el suiv.
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«I lluiiiioii : Vprès iiii ji'in ilf navigation, nous atteignons l'entrée d'une sorte île lac intérieur; de grandes montagnes le dominaient, pleines de sauvages qui, vêtus de peaux de fauves, se mirent .1 nous jeter des pierres el ;i vouloir nous empêcher de sortir, v. jâiXXovre^ y-/./:// t,yj;. xwXûovre; èxê^vai1. »
\u wii siècle, des mésaventures analogues peuvent survenir en pleine Méditerranée. Il est un port i|iie toutes les marines occidentales ont connu el fréquenté .m muI du Matapaii. C est le P01 1 aux Cailles «>ù Turcs, Grecs, Francs el Italiens, chasses pai la tempête, allaient attendre un venl favorable pour entrer dans l \\ < hipel. Mais le voisinage des brigands Mai notes rend ce mouillage dangereux.
Il nous lui impossible de doubler le cap Saint-Ange. Le venl se renforce : il est Est, \ -I : H augmente el devient furieux. 1 \ ire de bord el retourne en arrière, <lil le capi-
1 line. afin de 1 liller au Porl Caglia sous le cap Matapan. 0 Nmis \ voici ;'i huil heures
ilu Mm Bon mouillage du côté du cap. Mais à l'ouesl de ce port, il j a un rocher <|iii
1 les vaisseaux en péril. Ici nous pensâmes imis être esgorgés par les habitants de
cette contrée, voleurs el bandits s'il en lui jamais. Le porl esl fail en forme de fer ;'i cheval, large d'une bonne demi-lieue au milieu, mais si étroil à l'embouchure qu'à peine trois vaisseaux pourroienl passer de front sans se heurter. Celte entrée esl gardée pai des rochers escarpés, sur lesquels il \ a une espèce de plate-forme des deux côtés, où ili\ hommes pourroienl avec de seules pierres abîmer un vaisseau el assassiner l'équipage. Ce fui dans ce véritable coupe-gorge que le gros temps el le venl contraire nous obligèrent de relâcher. \ peine eûmes-nous fait tomber l'ancre el plié nus voiles que 1 mu- aperçûmes comme un essaim de |>lus «le deux mille de ces braves gens, qui habitent dans des cavernes inaccessibles autour du port.... Il faul lier un e;'dde ,1 terre pour ne pas dériver. \ l'aube du jour nous voyons notre vaisseau flottant qui acculoil sur le rocher. Ils avoient coupé le câble. I ne grêle de balles siffle autour de nos oreilles. un ne peul se remettre en mer s.ms risque. Le venl ne permet pas d'appareiller. Il faul cependant le faire ou s'exposer à être massacrés. Non-' voilà à la voile. Mais quelle lui notre infortune quand nous parvînmes à l'embouchurel Plus de six mille de ces gens nous attendoient. Nuire canon est inutile. Nous sommes trop bas pour les atteindre. Notre vaisseau ne peul gouverner dans un passage si étroit. Nous \ voici cependant. Nnii- essayons une triple décharge presque à bout touchant. Enfin, à force de manœuvres, nous entrâmes dans le golfe de Calamata. Mors nous limes tellement jouer notre canon contre cette canaille que nous n'entendîmes pendant deux heures que des dis et des hurlemens effroyables. Ce fui le II de janvier (1719) que nous quittâmes cette race el que nous fûmes en sûreté après avoir perdu deux .unies el notre câble de terre, ;i|irès avtui pu six matelots blessés el deux passagers*.
Malgré la tempête el les fureurs «lu Maléc, on comprend pourquoi les vaisseaux du WH siècle ne 1 1 ei|lien I illclll re l'nil ;illX Cailles <|IU' (hlllS lus CilS
d'extrême danger. La pleine mer ou quelque mouillage forain offrent encore moins de risques. Il un lui ainsi sur tout le pourtour de la Méditerranée primitive. Certaines affirmations des Anciens, certaines relâches du commerce primitif
j [1 1/ n ,1 \venturet, I. \< •!' el mil Cl Frazei III p 396; Hilzifi el Blûmner,
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quoi, in lr Bosphore, n I on pi eTéi «• jucl i In promontoire rie (lliulcériui ne ii l il unit rie Hyzancu? Pourquoi Syrueu ■«• el Cartilage ne ont-elle pu établie au fond rie leurs rades tranquille ' (Humilier, iloul le voyage en hnrque non u ervi déjà
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[lottilles, île préférence h lu huile rade close iln Pi rue toul voi m. I. lu luire iiuii allume pourlunl <|ii il en lui ainsi :
Lu port rie Phalère servi! aux Uhéniens jusqu'au temps rie Tliémislocle Il e i petil cl rie forme circulaire. Le rond esl d'un beau sable lin que l'on dislingue pai rapporl
,i l,i transparence de l'eau Le voyageur, accoutumé h uns ports profond el i\ nof
grands vaisseaux, ne manquera pas d'être surpris, 9a us doute, d la vue «In porl de Phalère. Mais son étonnemenl cessera bientôt, s'il veut se rappeler que le fameux navire Vrgo se portail sur les épaules «le l'équipage; que l'on tira à sec ^m le rivage, comme pour servir de fortifications au camp des Grecs devant Troie, les vaisseaux qui les avaient amenés ; et qu'enfin cette flotte de Xerxès si formidable n'était presque compo que de galères el de barques1.
Les raisons données par Chandler soul bonnes. Elles ne smii pas complètes Si le l'irée ne lui un grand porl qu'après Thémistocle, c'esl qu'alors seulement les indigènes de celle côte, les Athéniens, devinrent un peuple de marins: » auparavant, dil un personnage de Thucydide, ils n'avaienl ni l'expérience, ni la vanité des choses de la mer: ce furenl les Perses qui les forcèrent à devenir marins1' ». Après les guerres médiques, les Athéniens propriétaires de cette rade close, la surveillant par leur police el la défendant par leur armée, pouvaient à leur guise entrer, sortir, embarquer el débarquer. Mais antérieurement le trafic élail aux mains d'étrangers, Mégariens, Corinthiens, Ghalkidiens, Ioniens ou Éginètes. Les (lottes du dehors ne venaient pas volontiers jeter l'ancre au fond de celle1 prison circulaire qu'une chaîne tendue ou deux barques affrontées pouvaient clore au moindre caprice des Athéniens. La rade ouverte du Phalère ne prêtait pas à de pareilles surprises : elle fut longtemps préférée. Que l'on médite bien cet exemple. Il est caractéristique, entre tous, de deux marines et de deux laçons de naviguer —
Il vaut donc mieux ne jamais donner en pareilles nasses. Toujours demeurer à portée i\c la mer libre esl la première règle de ces navigations. Aux ports intérieurs les mieux abrités, on préfère les rades foraines ou même les plages absolument découvertes.
Les Carthaginois connaissent, dit Hérodote5, des populations el des bourgs de Libyens au delà des Colonnes. Ils y vont; ils déchargent leurs marchandises et les étalent sur la laisse de mer, puis ils regagnent leur bord el font des signaux de feu et de fumée. A ce