‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 82 sur 277 · V. ItKKAHD. — I · texte numérisé non relu

V. ItKKAHD. — I

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devenait pour les anciens un ; ou un g, comme dans nïjr, râÇa, Gaza, ou moy, i i, GomoiTha. ou "WS, pôywa, Photior, elc. Tantôt faible, il n'était pas

perçu, ex. : mnwy, \ nj, l*/ar/e, ou "W», lâ^p, l<i:-rr. ou **uy, Eépato;, Uebraeu*, elc. : dans le phénicien surtout, il devait souvent échapper à l'oreille, puisque les Phéniciens eux-mêmes négligeaient de l'écrire en un grand nombre de leurs mots, comme 793, liu'nl, qu'ils écrivent Sa, />'<//. Parfois aussi cette gutturale profonde donnait l'impression de la voyelle o, par quoi les alphabets et latin l'avaient remplacée, et Ba, ai devenait BùXoç pour les Grecs, Bolus pour les Latins, \- /■.',<•>/. o;. Aglibqlus; de même B002, Noema, Odollam, B60Ç, N " .-// / xji, etc. Mais dans megara, il est plus probable que le 9 devait être

bien perceptible. Nous en pouvons juger peut-être par un doublet gréco-sémitique. En Béotie, dans le pays de Kadmos, on donnait le nom de mégare, (pov, à des antres ou à des trous sacrés, une l'un ouvrait puni1 certaines l'êtes et où l'on jetait des offrandes au\ dieux, en particulier à Déméter : Mcyapa, ilit Hésychius, désigne les demeures souterraines et les gouffres, tàç xomovetouc ','./.< -v.i /■/'. ââpaOpa : ces mégares béotiens ne sont que <l anciens mégares, il anciens /mus des Sémites.

Reste a trouver le nom de la source : il est le même dans toutes les langues sémitiques, y", m. Il nous est devenu familier depuis que les Arabes ont semé tout l<" long de la Méditerranée africaine leurs Ain-Amour, Aïn-Berka, Aïn- Sefra, etc. C'est ainsi du moins que nous transcrivons le mol arabe, où le 9 initial est faible; par conséquent nous ue pouvons pas rendre celle consonne exactement. Mais si la vocalisation arabe donne aïn, il esl vraisemblable que la vocalisation chananéenne avait adouci l'a et nous voyons dans l'Ecriture des / \-Akore, 'Ein-Rogel, 'Ein-Giddi, que Pline transcrit Engadda, et les Septante Evar jii.-.i. 11/7/»/. "Ev-'PepfAÛv. Pour les Grecs, la transcription deVï pouvait aussi, comme nous l'avons expliqué plus haut, cire 'tu ou Din. suivant que l'on ne tenait pas compte du V initial ou qu'on le rendait par un 0 : les sources du Sahara actuel s'appellent sur nos caries In-Salah, In-Rhar, etc.

Mu pourrait appliquer le même travail de translation à tous les mois caractéristiques de notre mouillage idéal. Le nombril, opcpaXéç, homérique nous conduirait au "*-- tabour hébraïque et peut-être aux munis insulaires l-taburios, 'I-txoupioç, ou A-taburios, A ïoêûpioç, qui sont les nombril» <\r Rhodes et de la Sicile (le o initial esl rendu le plus souvent par le Tgrec)... Mais formons déjà un système loponymique avec les trois noms ni*, megara et m. que non- venons de trouver. Ce système figure dans l'onomastique de la Méditerranée primitive. Sur les côtes de Grèce, en effet, une ville de Mégare, M ■ j-.j. .1 son échelle, Sisa, Vt-/. et sa déesse Ino, "Ivw, et voilà qui mérite de nous arrêter, d'autant que l'histoire et la destinée de Mégare, envisagées du point de vue grec, sont tout à fait incompréhensibles.

Non seulement d'après la légende, mais encore d'après l'histoire certaine, Mégare lui quelque temps, au début de la période hellénique, une grande place

I M, M \ I ION I I 11 \ SCI l;l I''.

de inmmci i c, uni' "i.nulc puissance IUlValc, une fondai i n <• ||(! i ni I h ,

dans l.i Grèce vraiment grecque, Mégare il •• jumiii eu ce rôle. \i la iliiulioii m

l;i lialllic (lu 8011 piIVS ne - rinlili'iil l.i de huer .1 I tiii|iiie (le lll uni . \u iiiilnii

(l'une petite plaine iiiio l'ossorrenl de toutes parts les montagne .unir . Mé u. ne poul nourrir m une grosso population ni un grand commerce. I n jmîu • I « - \>\<ol Je \ni, un pou 1I1' liius ci de goudron, c'est tout ce que h navire viennent charger en cel endroit. Mégare ne nous upparall pas, non | » I • i . comme le Ici me on le carrefour de nombreuses routes terrestres ri mai itiines. Pour lu travci 1 1 de l'Isthme, Gorinthe esl bien mieux située. Pour lu pénétration vers l'inléi nui . vers les marchés de l'Allique nu de lu Béotic, Eleusis ri le Pirée semblcnl bien plus commodes, l'u point de vue grec, Mégare u'esl donc l'ien el Mégare, au temps <lc la puissance grecque, n'a joué aucun rôle. Si. parfois, son nom esl cité dans l'histoire vraiment grecque, c'est que son territoire cl son peuple servent de terrain tic rencontre aux armées ou aux intrigues des Spartiates ci

des Athéniens lll pourtant Ions les Hellènes se souviennent qu'un instant clic

a été maîtresse de la mer. Ses marins sVu allaient, dit-on, jusqu'au fond du Pont-Euxin el de la mer Occidentale. Certains prétendent même que les colonies

de Mégare oui bordé la côte sicilienne el la roule de la Kolchide Entre ces

deux chapitres de l'histoire mégarienne, il y a contradiction. Faut-il, pour cela, nier la grandeur préhellénique de Mégare? ou celle grandeur même peut-elle nous cire expliquée par un ensemble de conditions el de causes, qui prévalaient alors el qui disparurent ensuite? Le problème des origines mégariennes vaut qu'on s'y arrête, non pas seulement comme devant un témoin bien caractéristique d'une époque disparue. Nous savons, en outre, que la tradition pylienne revendiquait pour les fondateurs de Pylos une parenté avec les fondateurs de Mégare : le héros Kléson était venu de Mégare fonder la première ville pylienne; il était lits du héros Lélex, qui était venu d'Egypte fonder Nisa, la première ville mégarienne, Méyapa TrpÔTepov N^a-a xxXo-juivr,1. Dans la question odysséenne, Pylos tient une place qui nous apparaîtra de plus en pins grande : les origines de Mégare nous fourniront quelque certitude sur les origines de Pylos.

Au tond du golfe Saronique. la cote orientale de l'isthme de Corinthe et les rivages occidentaux de l'île de Salamine tonnent une rade qui de tout temps a beaucoup servi aux petits voiliers. Bordée à l'Est par les deux bras de Salamine, à l'Ouest par les falaises abruptes de l'Isthme, cette rade s'ouvre largement vers le Sud; au Nord, elle n'est pas entièrement close : un chenal étroit et boueux la met en communication avec la baie intérieure d'Eleusis, (.'est la rade ou baie de Mégare :

A partir de Kalamaki (sur l'isthme de Corinthe), disent les Instructions nautiques, la côte, en allant dans l'Est, est haute et forme la base du mont Gerania qui, à i milles 1 i

dans les terres, s'élève à 1370 mètres au-dessus de la nier. Entre la peinte Théodore,

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