‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 85 sur 277 · Tbucyd., II · texte numérisé non relu

Tbucyd., II

I ! S PHÊN1I H !*S I r L'ODYSSl I

marque vingt-quatre el vingt-sepl mètres. Mais au Nord, la roche trempe dans

- \ ises il un petil golfe marécageux «|iii. sur une moitié de son étendue, n'a

m mètre de profondeur et qui graduellement, vers la plaine liasse, linii en

marais d'eau salée. \ l'Ouest, la roche ne va pas jusqu'au continenl : un isthme

bas trace encore l'ancienne passe marécageuse qui jadis unissait le marais du

Nord a la rade méridionale et qui faisait de «•<> promontoire ! Ile. A travers

I isthme, des remparts modernes on! remplacé l'ancien fossé d'eau de mer. Ils

nui \.ilu .m promontoire son nom de Cap des Murs, Tikho, tcîvoç

En regard de cette carte marine, mettez I»* texte de Thucydide : jusqu'au moindre détail, vous suivrez alors la marche el les opérations de Nikias1. Voilà bien l'Ile entre les deux chenaux, l'un profond, l'autre à demi comblé déjà. Voilà I"- marais côtier qui permel <lu côté «le la terre une attaque sur l'île, cl voilà des remparts modernes qui mil remplacé le mur de défense élevé par les Uhéniens. Presque rien n esl changé. Au temps do Thucydide, un pont unissait déjà Minoa à la Mégaride. Dès l'antiquité, le travail dos hommes ou les alluvions des torrents élargirent cette levée. Le petit chenal devint un marécage, puis une plainette. Aux temps romains, ce travail achevé l'ail i\^ l'Ile un véritable |>romontoire. Strabon décrit un (Mal dos lieux toul semblable à celui de nos caries marines : ^près les roches Skironiennes, s'avance la pointe de Minoa. ïxpa jtpôxeiTxi M'./m-/. qui forme le port de Nisaia. Ce Nisaia esl l'échelle de Mégare, dont il esl éloigné de dix-huit stades el à laquelle deux Longs Murs le rejoignent. (.elle échelle s'appelait aussi Minoa*. » \u temps de Strabon, les alluvions, rattachant Minoa à la côte, ont fait que Minoa et Nisaia ->mil unies, confondues. Elles ne forment plus qu'un bloc de nulles el de plainettes, un seul promontoire avec un seul mouillage. Pausanias, qui vint ensuite, tout plein de lectures et île souvenirs classiques*, rechercha celle lie de Minoa, qui avait joué un si grand rôle dans la guerre du Péloponnèse. Il lui fallait une lie. Il crut la retrouver dans l'un des il"i- rocheux Pakiaki, Trupika, Paki ou Rhevituza, qui sèment encore la rade el le chenal : il nota que, devant Nisaia, s'avance la petite lie de Minoa, -v.vry.z: '": --/-.y -il N'.Tv.'.y./ vriffoc où iuyakri Mivt'oa1. Ces [lots rocheux, séparés de la côte par de grandes profondeurs (pour l'un de ces canaux, les cartes marines donnent vingt el un mètres), ne sauraient représenter la marécageuse Minoa >\<- rhucydide : l'erreur de Pausanias est certaine el s'explique facilement. Donc, à l'origine, le chenal entre la haie de Mégare et la rade d'Eleusis était double. Mai- ,\r- le \ siècle avant notre ère, au temps de Thucydide, l'une dos passes 'lui a demi comblée, et dès h> commencement de notre ère, au temps de Strabon, elle était close. Il est possible qu'avant Minoa d'autres îles pareilles aient eu h- même sort. Ce pays <\<- Mégare esl une plaine, marécageuse ou sèche,

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'. i' jpii i.- h m une phrnsc semble empruntée presque textuellement ;'i Thu-

. etc., I. 'il. *.

I M s I \ NOM l I H \ \i.l RI m. ii iiiih'. il mm émoi 'gonl . véritabloi Ile noyée dan l'iilliivion, quelqui Imi

rOChoUSOB, I l'est I mu' do CG8 boRRO . I.i hiIIiih' .m lui'lle ilr SllillMîl nui

servait d'acropole nu bourg il"' Nisnin, I « • < 1 1 ■ • 1 1 « • de Mégnre, el qui - nppelail nu i \i Ja. I m' autre bosse toute voisine, consacrée aujourd'hui h Sainl Nieoln .

passe à tort pour l'ancienne Minoa c est en réalité In butte d Uhcna la M il"'.

D'autres encore s'échelonnent Bur le pourtour * I « * In baie d'Eleusis \n milieu

de la plaino, au pied des dernières pentes des monts, deux colline necounlée portaient autrefois la double acropole de Mégare : le bourg actuel en couvre toujours les pontes.

Mégare était la ville principale. Nisaia était l'échelle, êittvewv, le port, /'.;>/'. le chantier et l'arsenal, vewpiov. Minoa était la forteresse, la guette en travers < 1 1 1 détroit. Pris dans smii ensemble et dans ses détails, on comprend sans peine qu'aux temps helléniques ce site n'ait pas eu grande importance. La plaine étant petite, étranglée entre le marais el la montagne, sort 8' ^ vtôpa tûv Mevapétov -aoâA'j-poç: xal tô -),iov aùrriç sTîéyei t& "Ovsia opv) ', la capitale ne pouvait être ni très riche ni très peuplée : l'échelle par conséquent n'était pas un grand port. Le détroit de Minoa était de même peu fréquenté. Les Grecs, devenus navigateurs, avaienl mis à profil 1rs admirables situations du Pirée el de Corinthe. Le commerce de transit à travers l'Isthme faisait la richesse de l'une. Le commerce de l'intérieur, d'Attique ou de Béotie, descendail vers l'autre, et, la proximité du Pirée transformant toutes les habitudes, le golfe d'Eleusis avail (tour grande entrée el pour mande sortie, pour porte commerciale presque unique, non pins le détroit de Mégare, mais la passi1 du Nord-Est, le détroil de Psyttalie. Cet étal du commerce implique des Hellènes civilisés, navigateurs, faisant eux-mêmes leurs affaires et ne dépendant plus, pour leur trafic et leurs voyages, des marines étrangères. S'il fui un temps où cette indépendance n'existait pas. les roules el les mouillages avaient sans doute une orientation et une importance Imites différentes. Nos portulans du xvn' siècle signalent le porl el le village de « Maigra (Mégare) où l'on l'ail beaucoup de goudron, de poix et de raze, et quantité de Imis de construction; on y charge beaucoup de bâtiments pour l'Archipel; on peul aussi charger du blé par tous les villages qui sont du côté de la terre ferme3 ». Mégare est alors un porl de chargement. Les marines franques connaissent aussi le Pirée qu'elles appellent Port-Lion : « Ce port est tort bon; il y peut entrer de grands navires el on mouille depuis dix à quinze brasses, fond de vase, à couvert de tous vents; on ne peut courir aucun risque en y échouant, puisque tout est vase. Un côté du .Nord, à environ trois lieues, est un château sur une

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