‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 88 sur 277 · Strab., XVI · texte numérisé non relu

Strab., XVI

3. Je dois les renseignements qui vont suivre ;'i M. René Dussaud, dont on connail les explorations syriennes.

.'>. Cf. II. Lewy, Die Semit. Fremdwôrter, p. 141-1 12.

*LES PHI NICIENS II L'ODÏSSl I

/;../ de I" l '//<• : :iy/t; :-/,:. traduit l'inscription bilingue de Malte'. Melkart m [rchégélés lim delà l itle esl bien le jumeau de (loi du Peuple

; i es deux noms ne sonl qu'un double! ou plutôt une double invocation rituelle, que la suite de la légende \;i commenter mieux encore. Car Mélikertès, précipité dans les ll"|s par sa mère Ino, lui transporté sur un dauphin à l'isthme de Corinthe. Il \ recul les honneurs divine el le nom <lr Palémon, [fcXaîutov, M ù .-if.)/. Ce dieu, monté sur un dauphin, nous reporte aux cultes de Syrie' et, i Mélikertès esl un équivalent de Léarchos, Pal-emon ou Bal-emcn est de Roi »/;/ Peuple la traduction minutieuse : -. bal, signifie le maître, ipvoç, el tinn, iiiinn. si gui lie /'/ foule, le peuple, Xoôç. Tous les sens que donnent ;m mol />e//p/i» les poèmes homériques, foule, multitude confuse ou multitude ordonnée, armée, le mol lien, emon, dans l'Ecriture lésa. [La transcription en atiucov est l'orrecte de tous points : n=:e, ai, o m. v o. <•>, : //. La transcription de Bal, 72, en /'<// ne souffre qu'une difficulté à première vue, lep, -. au lieu du b, y. Mais le - sémitique ne semble pas avoir été l'équivalent exact < 1 1 ■ 6 grec, qui n'est pas nuire h ■. les Grecs rendent souvent le 2 par nu re, un v, un i. ou par les dmiMes consonnes uS, uwt, u.<p. Les mêmes noms sémitiques Abraham, Gamael, <■!<•. . donnent aux Hellènes les variantes Aêpaajj. et "Aupaau, ;/'/ et l /;j //,/.. etc.; nous verrons de même Qàvuvoç au lieu de Bàvuvoç : OTK, 0206. ;i donné Saorumoç.]

La légende el la parenté «le Mélikertès-Palémon et <ln Chef du Peuple onf pour origines, comme tant d'autres légendes grecques, la personnification des différents titres rituels que portait un seul el même dieu. C'est le procédé grec par excellence. L'Hellène analyse cl humanise. D'un nom, il fail une personne humaine ou divine, et chaque nom, chaque titre lui fournil un héros ou un dieu. Le Sémite accumule les formules d'adoration el les titres flatteurs autour de ses noms divins: dans l'inscription bilingue de Malte, le texte phénicien invoque • le Seigneur Melkart, Maître de Tyr », Adon Melkart Bal-Sour*. Le Grec donne à ses dieux un nom el uni1 épithète, cl << Seigneur Melkart, maître de

I \ 1 devient en grec Héraklès Archégètès. Nous avons là une traduction savante. La traduction populaire eût fait de ce dieu sémitique trois ou quatre person-

divins, Vdonis, Mélikertès, Balos ou Bolos, el Syrios. Ce n'est pas autrement que sur la cote mégarienne « Melkarl Maître du Peuple », Melkart Bal- Emon, ;i donné naissance au triple Mélikertès, Palémon el Léarchos. Mais la tradition n'a pas oublié que ce triple dieu n'esl au fond qu'un seul cl même

I I ni 1 : Palémon n'esl que Mélikertès ressuscité el Léarchos n'esl que le jumeau, lit doublure, de ce môme Mélikertès '.

\ulir doublet. La route <\r Mégare vers Eleusis bordait le tombeau d'une nvmphe Mopè, K\6mt,que l'on «lirait fille d'un certain Kerkyon, Kepxûcov, voleur

: m \ 1,1 ihi Originelle* Culte» Ircadieni |> 08 el sui>

l /s l :, 138 el 183 l. Pau I 3 l

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de Kcrkytm, l'endroit aplani où Kcrkyon forçait Ici pu mil ii lut Ici contre lui cl c (nruCilil les vaincus. I Ici le source il Uopè n'appelait llll i la Soitree de I [mil il',

•l"./.'i w,- '. Kll hébreu, lll 1 1 .iihnl hmi lll plllM OXaclC A mm nul ■THH, '//<</<.

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[faut), \/,o~/, : la SOUI'CC iVAlûpÙ CSl lucii la Source (le I \iuiln\ Il l'illhle IIIH!

\|é"are ;ij| eu m. m loin île celle Soitl'Vf tlf I \nnlic un l'mls ilr lu Uinpille, Imil

semblable à celui de l'Ecriture : ■> Les serviteurs d'Isuac, ilil la Genèse '. creiisèrenl dans la vallée d ils \ trouvèrent un puils d eau vive; mais les bergers voisins les attaquèrent en disant : « Ce puits CSl à nous .. ; ;ui-~-.i I appel, i-I-oii

le Puits île l'Injustice, Beer-Eseq. Alors ils creusèrent un autre puits, pour lequel «>n eul eneorc nue dispute, d'où sou nom de Beer-Sithna. IK allèrent (dus loin cl creusèrent un nouveau |>uils. puni' lequel <>n n'eut pas à se battre et que l'on nomme Béer liekhobot. » Les nymphes Sithnides, SîOvioe;, président aux sources «le Méjrarc, xal uûwû ic tyiv xotvt.v ->:'. xotAouusvov SiQvtouiv vuuoûv . Le nom des Sithnides ne présente en grec aucun sens. De ces Nymphes, les Mégariens savaient seulement qu'elles étaient indigènes et certains ajoutaient qu'une nymphe Sitbnide, aimée de /eus. avait donné le jour à Mégaros, le véritable fondateur de la ville. Cette légende nous t'amène, je crois, à notre étymologie de Mégare. La parenté entre Mégaros et la nymphe Sitbnide, entre la Source de la Dispute et l'Homme à la Caverne, n'est, à la mode ordinaire des Grecs, que l'interprétation anthropomorphique d'un fait matériel et patent : la renommée de quelque Source à la Caverne, Kp^vT- uirà 5»;tefouç, comme dil le poète de VOdyssée, créa la légende. Dans cette plaine dénudée OÙ les chaleurs estivales changent en plaques de boue les Irons d'eau et les citernes, une « Source sous Hoche » esl chose précieuse. Si nous prenions la route, qui ih' Mégare moule vers Thèbes, nous rencontrerions, à l'une des étapes, une source toute pareille avec une légende aussi belle; c'est la Source dans la Caverne d Anlione, ororiXaiov oo <xh'x xal —ao' x'jto uoaxoc ~vr (!/u«yoo'J \

En son langage anthropomorphique, la légende de Mégare nous traduit un autre détail de la description odysséenne. -Nous avons vu que les sources de Kalypso versaient à la mer leur onde blanche.

xpfivai o zliir,.: -'Itu^s; osov Joa-:'. Xsuxw5. i • - i • i • i i

Les sources méditerranéennes, de Grèce surtout, peuvent se diviser en deux tlasses. Les unes, sortant des lèvres de la roche et coulant sur la pierre ou sur les détritus calcaires, sont claires, limpides, blanches. Les autres, dormant

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