S. Reinach, le Virage oriental, p. '21. T<\). etc
i. S. Reinach, te Mirage oriental, p. ".'S. 32, 38 el suiv.
I l.s l III NICIKNS II I ODYSSI I
dont je combats expressément les « • | >i m i « >■ i<- . Quand, d'ailleurs, je l'envoie le li-. iriii ,i des répertoires, Chroniques d'Orient de S. Reinach «m Dictionnaires «lo horemfo S .lin. de Roscher el de Pauly-Wissowa, à des ouvrages devenus classiques, comme {'Epopée homérique de W . Ilelbig, {'Histoire Ancienne de G. Màspcro ou le Pausanias de Krazer, à «le^ manuels qui sont dans toutes les mains, comme les Uomerische Bealien de E. Ruchholz, il me semble inutile de recopiei les listes bibliographiques que peuvent donner ces divers an leurs.]
^i du moins pour le public une consolation fort appréciée que le spectacle des étranges disputes entre les oracles de I archéologie :
\| l'ndsetl .1 i»ssayê de montrer • 1 1 1<* l'épée de bronze occidentale (type danubien) dé ri vu il d'un modèle égyptien par l'entremise tic la Grèce. Il s'esl ronde, pour cela, sur
trois ou quatre éj - de bronze, de provenance égyptienne douteuse, conservées ;ï
Bei lin, à Londres el à Saint-Germain. Mais ces trois épées, à supposer qu'elles aient été vraiment trouvées en Egypte, ne peuvent j avoir été introduites que par les premiers colons égéens. Leur analogie avec les types mycéniens ne le démontre pas moins que la dissemblance très sensible qui existe entre elles et les poignards de Fabrication égyptieniie. Mieux inspiré autrefois, M. Undsetl avait cru reconnaître en Hongrie leprototype de notre épée de bronze. Il est fâcheux qu'il ait renoncé à cette hypothèse, car c'est ni groupe hongrois, non à l'Asie ou à l'Afrique, que se rattachenl ces spécimens de Mycènes....
M de Mortillel allègue, à l'appui <le sa thèse indienne, les épées de bronze à petite
poignée de l'époque morgienne. Ces poignées sont remarquables par leur petitesse
Elles étaient faites évidemment pour îles mains moins larges que les nôtres, du moins tout i rail analogues à celles des habitants «le l'Inde. C'est, pense M. «le Mortillel, une ■ le> nombreuses preuves que l'industrie «In bronze mais a été apportée de l'Asie. Il peul J ibord sembler singulier de conclure «les mains d'Indous actuels à celles «les Indous antérieurs au svi' siècle avanl notre ère. Mais ce n'est là qu'un détail. Tout, dans l'argument iln savant préhistorien, me semble entaché d'erreur1
El ce ne sonl encore lit <|u«' discussions françaises, toutes pleines <!«■ modération el il urbanité. Si le lecteur veut connaître l«' véritable ton «les 1 1 1 - 1 h 1 1 » ■- entre archéologues, je le renvoie aux querelles allemandes «le
M. Furtwamgler, une des lumières de l'histoire archéologique1 Une citation
de Voltaire a fait fortune parmi les archéologues en dispute. Quand ils veulent jugei les arguments d'un adversaire: « La moitié se compose d'erreurs, disentils, cl le reste d'injui es .
Nous avons là, en effet, le dernier mol de la méthode archéologique. Procédant i>.u affirmations sentimentales, elle m aboutil <|n a «les querelles dogmatiques, à Je> excommunications contre les personnes cl à <!<"> credos passagers que I «m admet «I abord «ou la foi du maître, quitte à les rejeter ensuite comme • préjugés d'un autre âge1». • Les anciens, «lit llellii^ avec son ironique belle
I h «/ . ' ■/. oi irritai, \< 28,
ii nrchéol 1000 II p 181 P Jumol, ftevwe archiol., 1805, II. p. 7. h ( hrtm <l Orient I p 5
Mirage m " ntal. y 27 ni '•'
I I I I M DIS Dit |l,| M. s (iHKl l)\ I lliliniill , . 1 1 1 1 iIhi.mciiI ,111 \ I'Ih'iih iciis iinr -i unie nillih'ih r ni ||< lil'CI |>I*îf llîlî I
ri cotte tradition lui jadis admise pur In plupart de nvaul i I Mui
ini'iiii' je l'ai suivie dans mon Epopée Homérique, I \ ni uppo <■ que l< Phéniciens eurenl nui' large pari dans I*' développement de In eivili ntion rpie nous connaissons surtout par les monuments de Myeèiie el ipii u pri , poui cette raison, le nom do mycénienne. Dafis les dernières années, comme dit un pci imn de Molière. « nous avons changé loul cela ». Les malheureux Phénicien mil devenus L'objet de In profonde antipathie de plusieurs savants, antipathie nue
l'on serai) presque tenté de mettre ru rapport avec le n vemenl antisémite
de nos jours ' — »
Pour compléter la ressemblance avec les querelles théologiques d'antan, il arrive parfois que l'archéologue condamné, l>;iiin el mécontent, fasse appel mu l>r;is séculier el menace ses adversaires des tribunaux de commerce vengeurs de lit diffamation'.... Ce ne soi il pas de tels errements qui conduiront à In vérité. Voilà, du moins, ce que commencent à penser certains savants, ci I on ne peul les soupçonner de mauvais vouloir à l'endroit «les archéologues.
En tête de ses admirables Chroniques d'Orient, qui resteront comme le répertoire le plus complet île Unis les travaux archéologiques durant les vingl années dernières, M. Salomon Reinach écrivait avec son ordinaire impartialité : >« Un des caractères les plus frappants de l;i science à la lin du \i\' siècle a été l'effacement graduel de l'ancienne philologie devant l'archéologie envahissante. // en est résulté un certain abaissement. Car un philologue, qui n'est |>a^ archéologue, connaît encore l'antiquité et l'aime, tandis qu'un archéologue, qui n'esl pas philologue, n'est qu'un collectionneur ou un éditeur de
curiosités Une nouvelle révolution se dessine. Les papyrus grecs, sortant
de terre, remettent en honneur, comme à l'époque (\c la Renaissance, la connaissance (\u grec, du vrai grec, qui n'est pas celui des épigraphies sur bibelots, mais des textes littéraires3. » Arrivé au terme de sa carrière. E. Curtius se demandait loul pareillement si le règne absolu de l'archéologie n'avait pas assez duré, s'il n'était pas grand temps aujourd'hui d'en vérifier la gestion el peut-être d'en corriger les effets. Au sentiment de Curtius, l'histoire grecque devait quitter un peu les musées el reprendre pied sur le sol réel, s'adonner à la seule élude qui puisse fournir quelques témoins irrécusables, l'étude des lieux : « La topographie seule nous ramènera à de justes conceptions sur le rôle des Orientaux et des Hellènes dans la Méditerranée primitive*. » Cet avertissement de Curtius vaut la peine délie médité :