l'Iiii.. IV. 12, li cl
". Cf. Schol. Eurip., ad Hecub . 1245 el suiv. Cf. Daremberg-Saglio, s. v. Lapida tio.
s. Cf. Goscnius, Handwôrt.. s. \.
i I s l'ill Nil IENS I l I '0DYSS1 l
aussi lapider. Les Hébreux en liront non, rigina, les Vrabos ragamoun et rigaiiimiii. i|in signifient pierre dressée el tertre tle pierres : xoXtovô*, dirait le scholiaste. I)c skoula, les Grecs me sciiiblont donc avoir tiré quelques-unes de leurs Skulles, SxûXXx, SxuaXoùov, elc. Le travail du calembour on de l'étymologic populaires inclina le mol sémitique skoula, vers le mol grec txj/,/,7, txj/'.ov. chien. Si le calcul l'ail [dus haut ne semble pas entièrement prouvé, je demande un crédit passager pour cette étymologic. L'élude «le VOdysseia va nous en démontrer l'exactitude : nous allons retrouver le doublet homérique /7r--.Tw,. si. i/lla pierre. La Skylla homérique rentre dans la série des MiMii-.li vs el des pavs visités par I Ivsse. Imis ces monstres el l<>us ers pays ont des noms étrangers an grec, Charvbde, Uaiè, Uoliè, etc., \v.vj'//.». Àiaîr,, \:rj/:t{. Mais loujours le contexte <ln poème nous explique ces noms étrangers par une épitliètc grec(jue on par un doublet gréco-sémitique. Voilà qui peut sembler étrange à première rencontre. Par l'exemple môme de Kalvpso, nous allons I » i • ■ 1 1 1 •'» i non» l'aire à celte idée. (.Ii;ii\l>dt' esl pernicieuse, \~âav6oic ô\6r., parce qu'en réalité Charybde est la Perte; Aiaiè esl I Ile de Kirké on de l'Épervière, \ •.--/•./ vtjtoî Kîoxt,*, parce que vraiment Ai est Vile el Aie, VEpervieve. C'est une série 1 1 < • pareils doublets qui localisent tout l'Erremenl d'Ulysse en ilrv sites iir-. exactement caractérisés et conformes aux descriptions du poème. sk\l!.i esl la Pierre, parce que réellcmenl skoulo est la roche.
Sur le pourtour des eûtes méditerranéennes, il esl probable que chacune de ces roche», de ces Skylla primitives, eut son déterminatif qui la distinguait des autres. Nos marines ont leurs Pierres du Corbeau, leurs Pierres Noires, elc comme N,s- marins classiques avaient au Sud de l'Italie leur Pierre Blanche, \. y/.' -..-.%■) . La Skvlla odvsséeuuc est la Pierre Coupée : izi'sr, nepiEcann, ilil le poème dans son contexte grec; Skylla Krataïs, l'y.-//./.-/ KpaTat*, dit-il dans son texle légendaire. Sous verrons en ellel que le mol grec neoiçsTrr,, taillée, coupée, est avec !<• mol grec -ï-yrt, la pierre, dans le^ mêmes rapports que les deux mots étrangers Skoitla cl A/"/" ^«»nl entre cu\ : « l« *i i n. à dcu\ ces n m »is <l< >i \ en l ûtre réunis pour nous donner l<' nom complet «lu promontoire, Skoula krata il -.-.( -■.:•':. -'.i Pierre coupée. \\;ml l'ail de Skoula un personnage moitié humain, moitié divin, aux attributs monstrueux, le poète a pareillement persounifié Krata, iiui dans --;i légende esl devenue Krataïs, \\yj.-v.'<.;, mère < If Skvlla, comme Ulas, le Pilier du Ciel, \;i devenir le père de la Cachette,
\ Mégare, notre Skoula cul un pareil sort. Le même anthropomorphisme grec fit de cette Pierre sémitique une héroïne de sang royal el lui donna îles père cl mère, un amant, une famille complète. Le père étail Nisos, c'est-à-dire l'Epcrvicr ou l'Aigle marin : si la légende grecque cul i«i la Skylla de Nisos, -/.j/'/.-j. \-',j. c'esl que la loponvmie primitive ;i\;iii ici sa Skoulal Sis, sa Pierre de CEpervier ou de f \igle marin. La mère étail Ahrotè, nom tout aussi peu grec que Nisos, du moins loul aussi peu compréhensible pour une oreille grecque,
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Serait, en lieliren. de l;i racine -^x. ftbdV, VOlfil', el le Chypriote HVIlilMll «In
« ' 1 1 1 1 1 1 nnlei . à leurs VoisillN île S\ i le mi ,m\ ua\ iraient de l\i. le I almila
ijlll (lailS leur dialecle signifiait e//e ail<\ cal llés\ i h i n , UOIIM dil ! / //.
k'j-e/e. • dans lu Klltle. eli;ii|iie lue qu'il es| ipielnin de I e|iei \ ni . m . OU Villltd ses ,11 les épaildues. 13}i, ni ht, ;iii singulier, pr:N. aluni , ,m |dni ni . Je i roi Il lie Ifl légende lil d [hl'Otè Ifl mère de Sl.i/lln, |i,iree ipie l.i lupmiv mie primitive ;i\;ill UUC Skoilltt llniil. nue l'ifirr (Ifs OisettUJC, eniiiine elle ;i\;nl une Skoilldt
Vis, nue Pierre <lr I hpervier. Il ne Paul pas aller bien loin pour retrouver relie Pierre des Oiseaux : jusqu'à nous, la toponymie n conservé le Skyllaion d Vrgo lide. La triste histoire de Skylla, fille de Nisos, commence sm- la plage de Mégarc, près de la haute pierre qui porte aujourd'hui l'église de Saint-Georges el qui, durant l'antiquité, porta l'acropole de Nisa : c'esl la Pierre de l'Epervier. I. histoire de Skylla linil au promontoire d'Argolide <>n son cadavre, rejeté par la vague, lui dévoré par les oiseaux : c'esl la Skoula des hfres Ulês, le Promontoire, la Pierre des Oiseaux, ûiro 7<>>v i/. 8aXào,a,7i; osvlOuv1.
Source <lc V Amitié, Ville de la Caverne, Source de la Dispute, Melkart Roi <lu Peuple, Pierre de VEpervier, Pierre des Oiseaux, une série de doublets grécosémitiques nous rend ainsi compte de la légende el de la toponymie mégadennes. Reste pourtant le nom du site qui (lui jouer le rôle principal au temps des vieux navigateurs, le nom de l'ilol ou promontoire Minoa. Si vraiment le premiers thalassocratès séjournèrent en ces parages, cet Ilot dut être leur principale station e1 le nom de cel Ilot garde sans doute le souvenir de leur établissement.
Ce nom de Minoa, Mivcôa, est 1res répandu dans la plus ancienne toponymie méditerranéenne. De Syrie en Sicile, on le trouve sur Imites les rives continentales el insulaires, aux aiguades particulièrement. Partout les Grecs y voulurent reconnaître une trace de leur légendaire Minus. C'était Minus qui avait fondé la Minoa arabe, la Minoa syrienne (plus tard Gaza) et les deux Minoa de Crète. l'une dans la rade de la Sude et l'autre dans le golfe de Mirabello. C'esl à la thalassocratie de Minus que Ton attribuait l<ls Minoa d'Amorgos, de Paros, de Siphnos el enfin la Minoa sicilienne. Ces Minoa sont des fondations de Minos au même titre sans doute que Soloi de Chypre devint au temps de la thalassocratie athénienne une prétendue fondation de Solon, ou Khaïfa de Syrie, aux temps de la thalassocratic franque, une prétendue fondation du grand-prêtre
I. I';iii-.. II. ~l'i. 7. i'.\'. la théorie indo-européenne de Siecke, de Wso et Scytlù.
I I S Nil \|. Il NS I I L'ODYSSf I .
!■■■.- ces calembours se valent el prouvent seulement que khaïfa, Soloi "ii Minoa étaient îles noms étrangers |K»ur les marins qui les interprétèrent d'une m belle rayon. Il est possible île retrouver le sens véritable de Minoa par un procédé moins fantaisiste.
I.i Minoa sicilienne s'appelle île son nom complet Makava Minoa ou llërakleia Minoa, Môxxpa Mivtoa, HpxxÀsu Mivtba. Elle était située sur la cùte de Sicile qui irde I Vfriquo. Elle occupait le sommet d'un liant promontoire, < 1 1 1 « * mis marins appellent le < ap Blanc* :
1 •■ prou toire blanc, disent les Instructions nautiques, n environ 2H métros d'élé-
valion ri descend d'une hauteur de 127 mètres. Les petits fonds s'étendent à ses côtés
* Mtirclt
Acrag^f •
KgMrt/ //yMmii
^Syracuse
WB.-l,.r,iJ
I le. 32. — La Sicile '.
■i plus de I mille. Entre le Cap el Scincca, le pays présente une grande plaine ondulée fi bien cultivée, arrosée par plusieurs rivières; les plus grandes sont la Verdura, le M .. izzolo el le Platani, qui coulent des deux côtés du mont Sara, dont l«' sommet, de
couleur sombre, est élevé de 155 mètres. La plaii st adossée fi une haute terre
accidentée el il j ■> dans le V-l . t\<^ mines de soufre à deux milles <ln cap. Du cap Bianco .m cap Rosello, situé i dis milles de distance vers le S.-E., la côte esl découpée par plusieurs caps el falaises rocheuses s'élevanl à des hauteurs de 70 à 150 mètres. Sur les pointes, il j a de* tours ... D'importantes mines de soufre sonl exploitées dans le voi-
Héraklcia Minoa occupait donc • l'un de ces promontoires de la mer ». xxpa{ j7/77Tr. que Thucydide signale autour de la Sicile comme de vieux
II' i {(la* I idal Lablai lie p I >
I \ I s i \ I in \ I I It \ m.i i; i
COinpIoil'M phenu n'ii In établi cinrnl éll'llll ci I r • m i s .1 1 1 mi Imil, |, Ii
I ion v de ci unir cl de Im lune . I e i ,1 |i |ii « » l «■*••. 1 1 1 II' débit rqUClUCIll |<< Imn ||(< gUCttC, (Illi RUhsistOIll eucnre. 1 ,i|i|ii'lli'iil ipic le- I .ulli.i ' IKmIcI'IIC jl!
dire les pirates borbanMiques de Puni I Mger, fréquentaient ce inoiiitl
C'est ni que les marines africaines trouvent Ih roule lu plus commode |
pénétrer vers I niii'iiriii de l.i Sicile et même pour 1 1 . i \ • • i n I 1 1< ■ < I « - pnrl en port, Kn travers de la Sieile, en eflet, de In cote Sud ii la cote Nord, deux vallée» fluviales nfi'ronlées Icaeeul un clieuiin continu, le seul chemin naturel lioui mouler de h mer d'Afrique .ni sommet des monts el redescendre vers la hum TviThénienne. Le Platani, qui coule du Nord an Sud el (jui vienl sejetei nu pied de Minoa dans lu mer africaine, prend sa source non loin du Hume Torlo, qui coule iln Sml au Nord cl va se jeter près de Tcrmini dans la mer italienne. N'ou savons l'importance de ces couloirs terrestres, de ces roules isthmiques, poui le marines de l'antiquité. Aux deux extrémités du couloir sicilien, les anciens curent toujours deux grands débarcadères. Sur la mer italienne du Nord, ce lui (limera (nous aurons à nous occuper de ce mouillage ri de ce nom). Sur la mer africaine «lu Sud. ce lui lautôl Minoa, tantôt Agrigente, suivanl l'orientation du commerce maritime. Car la vallée même du Platani (l'ancien llalvcos) abouti! à Minoa. Mais ce fleuve, qui, dans la première partie de son cours, allait tuul droit du Nord au Sud. l'ail brusquemcnl un ronde rectangle dans sou cours inférieur cl roule de l'Esl vers l'Ouest: sa vallée aboutit ainsi au pied du Cap Rlane. Si le fleuve n'eût pas tourné court, s'il eût poursuivi tout droit sa marche première, c'est |»rès d'Agrigcute qu'il eût débouché. Or ce coude n'est pas liés éloigné de la mer. Des collines sans grande hauteur ne dressent entre la cote et la vallée du fleuve moyen que de faillies obstacles; en outre, le |>eiii couloir du Draco, la rivière d'Agrigente, pénètre droit au cœur de ces collines. Nous pouvons reprendre pour Agrigente la comparaison qui nous a servi déjà pour Pylos : Agrigente est à la vallée du Platani, ce que Gènes est à la plaine du Pô, ce que Pylos est à la vallée de PAlphée, le port le plus proche. Nos ch.emins de fer vont aujourd'hui de Termini sur la nier du Nord ;i Porto Empedocle, qui est le mouillage d'Agrigente, sur la mer du Sud. C'est déjà la grande roule sicilienne Au Moyen Age et de l'Antiquité. Depuis les Hellènes, Agrigente est le marché, la forteresse et l'échelle de cette roule sur la mer africaine. Les Hellènes, venus de l'Est, axaient adopté ce mouillage parce qu'il était le plus oriental, le plus voisin de leurs autres ports. Mais les Sémites venaient de Carthage, de l'Ouest : Minoa se présentait à eux d'abord; Minoa pour eux était le mouillage le plus occidental, le plus proche. Kn outre, Minoa. ville du promontoire, n'est pas sous la main des indigènes : elle peut n'être, à la mode phénicienne, qu'une station pacifique, un comptoir commercial. A quelque distance de la mer. au penchant des collines intérieures, Agrigente est au contraire une colonie fortifiée, à la mode hellénique; sa sûreté exige une occupation effective des vallées et dos montagnes, une conquête et une surveillance armée. Si donc