ibid
.". Strab., IV. >nvi.
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ci .lui nul. !>•• Menokha, la fantaisie grecque lira sans peine \lonoikos, d'où lc> Romains lirenl leur mouvais, el les Italiens Monaco. Vlais la meilleure transcription grecque, en supprimanl le calembour, sérail Menoa on
\inmii, Mtvcôtt.
I i ti*oisième consonne de Slcmtl.hu est, en effet, un n . het, une aspiration très lui ir que li'-- ^ii-iris sémitiques prononcent sans peine, mais que la plupart des autres peuples sonl incapables de reproduire. Elle occupai I dans l'alphabel phénicien la place de la lettre A dans notre alpha bel latin. Ifs Grecs remployèrent d'abord comme signe de l'aspiration : elle tinl lieu de l'esprit rndr dans leurs inscriptions archaïques ; puis, la trouvant inutile comme consonne, ils en lirenl le signe de la voyelle longue r,. Cette consonne sémitique, dédoublée par les arabes, leur a donné deux aspirations, l'une forte ri roulée que nous pouvons figurer par kh ou khv (elle csl en tète du mol que nos journaux onl transcrit par Khoumirs nu Khroumirs), l'autre atténuée, que nous sommes incapables de rendre dans nos langues où l'aspiration a virtuellement disparu. I r- Hébreux ri 1rs Phéniciens devaient ;m^i donner dni\ valeurs à leur n : aussi dans les transcriptions de mots hébreux ou phéniciens, les Latins cl les Grecs tantôt rendent le n par un /.. un y. un //. ou un signe d'aspiration, esprit rude ou espril doux, tantôt la négligent entièrement . l'un a donné Xaêûaat cl \'j',:/-.j:. -•"- \yj:j-/.'ty/.. ïin Xà6zp cl "A6ap, ixnN V/7.0. n'iras1 'AvCvaSaê cl \'.r/v;'/. z*~: Nào'ja, *w*n: Naàctov, etc. Il semble qu'en tombant dans les mois. mi clic n'est pas transcrite, celle consonne disparue amenai! peut-être pour l'oreille grecque un allongement de la voyelle précédente : tanin*, ïokhanan, a donné aux Grecs loannès, 'Iwâvvqç, cl nrr;;, Nokha, leur a donné Nôé, Nwi. Le mol de nmac, Manokha, lui-même esl un nom propre dans l'Ecriture : les Grecs l'onl transcrit en Manôe, Rfav<ol, cl en Manokhès, Mavû)Y7)ç. On comprendra que Wenokha ou Minokha ail pareillement donné lonl à la l'ois )Iinoa, Mtvwa, ci. par calembour, Monoikos, Mévoixo*.
Le tilre primitif de noire station sicilienne, Makara on Hérakleia Minoa, esl donc Melkart'Minokha, la ville de Vlelkarl du Repos, on, connue disent les monnaies, le Cap de \lelkarl du Repos. Kl nuire Ile mégarienne, v/.to; Mivtba, esl bien une Ile Minoa, nmjo~'K, /- Minokha, une Ile du Repos, semblable à ces Maisons du Repox, a ces Endroit* 'lu lir/ms que nous fournil l'Ecriture. Kl pour noire Ile mégarienne, si nous n'avons pas un doublel qui nous certifie la vérité de celle étymologie, nous avons du moins nu indice : « Un fils le naîtra, «lit l'Eternel à David, qui sera un homme de repos (is-menokha) : je lui donnerai le repos contre tout ennemi; son nom sera le Pacifique, Salomon, parce que je donnerai paix \nalam) ci repos à Israël durant son règne1 •■. Noire lie mégarienne, du Repos, esl voisine de l'Ile de la Paix, Satamine, dont les rivages occidentaux hoi lient le détroit mégarien .
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i-/,;'. Noire ile de Snlatniiic ;i\;iii une série d'autre nom . Kl le élail \\>-j'>j7- 1 , I Ile îles Tins. le iimni central de l'Ile, couverl de |>m qur foui une lâche sombre sur la blancheur ■ 1 1 ■ calcaire, s'appelle aujourd'hui In Montagne \oire, Maypooouvi. Salamiuc s'appelait encore K'jystia, l/'/< -x'.-jj..;. tlsXava. Mais il ne semble pas que I un ou l'autre tic ces noms nui c fournir matière il doublet. Par (nuire. 07W, xalam, dans toutes les langues sémitiques, signifie lu paix, lu sûreté, le salut. Salamis est une lie du Salut, \/,7o; Sa»*rr,pîa;, si l'on veul faire un nom grec sur le patron de ce Iiuyjv Sa>Tr(pta;, Port <ln Salut, de la Mer Arabique, 8v ex xivôûvujv -v/:: awGsvTe^ -:<■«/ rivsuévtov xto Toù T'juêsê^xôio; outco; ÈxàXsaav '. « ;uii|ii('l des rois échappés < 1 1 1 naufrage donnèrent ce nom en souvenir ». Toutes les onomastiques ont tiré des noms de lieu «le ce nom commun : l'Écriture a îles villes de Salam, des villes de la l';ii\: Dahr-al-Salam, le Séjour de lu Sécurité, et Nahr~al-Salam, le Fleuve de la Sécurité, soi 1 1 les noms appliqués par les Arabes à Baghdad et au Tigre. Salamis esl une lie de la Paix, Nt^os \'.\yi;ntz : telle rdlr Ile que les Grecs connurent sur les côtes de la Taprobane5. Salam signifie la paix avec les hommes (SaXàuioi, < I i l Etienne de Bvzance, sdvbc 'Apàêwv ■ SàXaaa or y siotvt,"
tovou.àa'Qr.a'av or à~o toj evotîovooi Y*vÉ<j8ai tou NaêaTatoiç*) ou la paix avec les
dieux : « Gedéon sacrifia et rôtil le chevreau, et vint offrir les chairs, le ju» el des pains azymes... el le Seigneur dil à Gédéon : Paix à toi... Gédéon éleva en cet endroit un autel (jiii s'appelle encore Paix du Seigneur, Salam lahve* ». Les Sémites ont un sacrifice que les Septante appellent le sacrifice de la paix ou du salut. O'jT'ia sio^vixr,, Sucta iwxTipîou : c'est le D'DIW "-*. zebah selamim, ou ahv, salant*, tout court, pour lequel le Lévitique donne les règles rituelles : « si l'on offre un bœuf... 1p3, bakar ». Le petit fleuve de notre ile de Salamine s'appelle Bokaros: le mol hébreu ")p\2,boker ou bokar, qui veul dire le Gardeur de Bœuf, nous donnerait, transcrit en grec, Bokaros, âtoxapoç7. Les premiers thalassocrates avaient du noter soigneusement ce petit fleuve, car l'île
tout entière manque de sources et les aiguades sont raies en tous ses parages
Au Nord de ce Meuve du Bouvier, la côte salaminienne a son cap de VEcorche- Bœuf, Boûoopov.