Jug., VI, L
(i. Cf. i'Inscript. phénicienne de Marseille, C. I. S., p. 228-229.
7. Cf. Boux(5Xwv «ôXn sur la côte syrienne, Strab., XVI. 7,'>S.
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l loiionvmic île Snlaniiiic semble donc étrangère, el clic cori'cspond ;t une toitologic ojiii sûrement u esl pas grecque. Si l'on ï*-t l**. en cll'cl, les veux sur la < .u le de Salamiue, ce uni n'apitc loul < I . 1 1 m > i < I . c'esl If déplacement de la capitale .1 ii ,iv ri » les ùges. Le liourg miMlerne esl au fond de la grande rade de Kolouri, en un site • 1 1 1 1 ;i ses avantages |>ar la profondeur, la sûreté cl l'étendue du mouillage, mais uni n le grave défaut de manquer absolument d'eau douce :
Ce mouillage, diseul les Instruction* nnu tit/ues, n'offre m eau m provisions' ». Pour une capitale indigène néanmoins, qui peul se creuser des citernes mi eut retenir des puits, c'esl le -i l «• loul indiqué : h la pointe d'une colline dominante, le bourg surveille toutes les tipproclies de l'Ile el guette les descentes de pirates ou de corsaires: « on voil le village sur lu montagne; de quelque roté de l'Ile que l'on soit, ou le voil parce qu'il esl au sommet1 ». Mais les indigènes de Salaminc mil presque toujours vécu dans la dépendance commerciale el |Miliiii|iir ilu voisin. Depuis le début des temps historiques, jamais une communauté autonome n'a subsisté dans l'ile. Dès la première antiquité, Mégare cl Vtbènes se la disputaient. Athènes linil par l'acquérir. La capitale de Salamiue athénienne s'installa en race du Pirée, sur le détroit de Psyttalie. i étail une échelle commode pour le passage vers la terre athénienne, commode aussi pour le transit entre !<•> deux golfes athéniens de Phalère el d'Eleusis. M. ii-, au dire de Strabon, c'était là une ville nouvelle ri nous voyons bien quelles relations de politique et de commerce l'onl créée. Ce site esl dans une étroite dépendance de l'Attiquc. I.*"- Athéniens tiennent cette capitale sous leur main, non seulement par les incursions donl ils peuvent la menacer en temps de guerre, mais encore par les mille nécessités de la vie quotidienne en temps de paix : i Le détroit, disent les Instructions nautiques, offre un excellent mouil- ; mais on ne peul pas se procurer de l'eau douce aux rivages voisins; loul doit venir du Pirée el les gros vents du Sud occasionnent souvent une forte nier entre ces deux points ». \\;ml que Salamiue appartint aux Athéniens, — ;ui\ temps homériques, elle étail le royaume indépendant d'Ajax, — elle avait -.i \u-illr \ 1 1 li ■ . dit Strabon, tournée vers Ruine cl vers le Sud. tàv uèv ipvaîav
;',/-'.'/.• v.- ■./// TCToauuivr.v ■/-/•. rcpôc vôrov *. La pointe Sud de I ile présente
en effet une petite rade qui, ouverte vers bgine, protégée de lu houle et du vent |i.u le petit archiiiel des Colombes, esl un site très favorable à un port de relâche h h une \ i 1 1 < • de commerce. I ne vieille t « • 1 1 r <\<- guette subsiste encore pour rappeler les descentes des corsaires en cette rade. Des puits el de petits i uisseaux assurent l'aiguade.
Les avantages *\r cette rade el de ses Ilots, avec les habitudes de commerce qu'elle suppose, nous vont familiers. La situation de cet emporium dénonce
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le commerce cai'lhagiuois lii la grandeur il \;n iiM'iiir -, lr commerce italien .> créé Païenne L'Ile de Paros inique avait son Rebelle sup In côte Suil-K i. en > <■ I m > 1 1 tir I Vin. mi le capitau-pacha s'installait chaque année poiip levep le tribut, le Unira/// des Iles-, quand Papes pedevienl gpecque, le popl île Pai ikia se pouvpc sur la côle Ouesl, eu face de la Gpeco, sup le site de I ancienne rapitale hellénique. Dans presque toutes les Iles de l'Apchipel ancien, il faul notep que les vieilles villes ne sonl pas toupnées vgps l'Ouesl ou vcps leNopd-Est, c'est-à-dipe veps les leppos d'Eupope ou d'Asie peuplées par des Gpccs : elles rcgardcul toutes le Sud nu lr Sud-Est, c'est-à-dice l'Egypte ou la Phénicic. \ Rhodes, à Kos, nous avons étudié ce phénomène. Lindos, la vieille \ille de Rhodes, ouvpc --a rade el pointe son ppomontoire rocheux vers le Sud cl veps Alexandrie, -o/.O izobz 'Ki-jf'L'jZ'.yy àvaTi'lvo'jTa xai -~Jj: 'AXsçàvopstav uiàMTTa. C'osl à l.iiulu^ nue
les Dan aides, venues d'Egypte, oui fondé le temple d'Athèna; c'esl à Lindos que Kadmos, venu île Phënicie, a consacré le sanctuaire de Poséidon el laissé nu grand bassin avec une inscription1. Ku Crète, pareillement, <• "est à la côte Sud. eu l'ace de l'Afrique, que Gortyne, la vieille capitale, a ses deux ports : quand Minus établit sa llialassocralie dans l'Archipel grec, il ti'ansporle la capitale cpétoise à Knossos sur la côte .Nord, en face de la Grèce. .Nous verrons, à Santopin, la ville actuelle dominer la grande rade de l'Ouest, qui s'ouvre aux bateaux venus de la Grèce; mais la vieille ville couvrait le promontoire opposé, sur la côte Sud-Est, el tournait vers les arrivages du Levant sa plage, son débarcadère, sa source fréquentée par les marins et ses falaises trouées de tombeaux phéniciens. A Sériphos, à Siphnos, à Kéos, 11101111' alternance. El voici qu'à Salamine, enfin, le déplacement est tout pareil : la vieille capitale des origines, tournée vers la mer du Sud-Est, lui abandonnée par les Hellènes qui transportèrent au .Nord, en face des terres grecques, le nouvel emporium grec de l'île.
Pour tous ces changements, il faut remonter à la môme cause. A Salamine. à Kos. à Rhodes, à Santorin, en Crète, etc.. dans toutes les îles, ce ne peut être qu'un même courant commercial, venu du Sud ou du Sud-Est, qui a créé les vieux entrepôts. La topologie, à elle seule, nous permettrait d'affirmer l'existence de ce vieux trafic. Mais, comme toujours, la toponymie conduit aux mêmes conclusions. Car ce courant commercial laissa dans tous les entrepôts une onomastique étrangère, qui ne présente aucun sens en grec. [Judos. Oea,