‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 95 sur 277 · I. Geog. Grxc. Min., I. p · texte numérisé non relu

I. Geog. Grxc. Min., I. p

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■ 1 1 1 » - les Béotiens célèbrenl avec eux tous 1rs soixante ans. Duranl cel intervalle, à chaque petit Daidalon, ils onl préparé un xoanon et ils doivent en avoir <iu<ii<>r:c en tout. Ces t/ntit"! :<■ xoana sonl partagés entre les villes béotiennes. Les grandes villes, Platées.

K née, rhespies, Orchomène, Tanagra, Chéronée, Lébadée, Thèbes, en onl chacune un.

I ps petites villes se réunissent 'i plusieurs pour un xoanon. Chaque xoanon est mis sur un char et, suivant un ordre tiré .m sort, les représentants des villes conduisent ces chars .m sommet du Kithéron. Là un autel a fie préparé avec tics poutres carrées,

empilées c me les pierres d'une construction, et ce bûcher est couronné de branches

-'■«•lir>. Chaque ville nu association de villes sacrifie une vache à Hèra ri un taureau à A 'ii- Les victimes arrosées de vin et d'encens Boni brûlées avec II'-- Daidala. Les citoyens riches sacrifient aussi, de même que lés pauvres. Il Faut que toutes les victimes brûlent ensemble et que l'autel lui-même soit entièrement consumé. I ne immense flamme - élève que l'on aperçoit de fort loin : je l'ai vue1.

\ cel holocauste béotien, comparez nu holocauste de Syrie :

l>.' toutes les l'êtes que j'ai vues, la plu- solennelle est celle «lu printemps, qu'ils iippellenl le Bûcher ou la Lampe. On coupe de grands arbres que l'on dresse dans la cour du temple. On amène des chèvres, des moutons et d'autres animaux vivants que l'on attache i ces arbres. \ l'intérieur «lu bûcher, un met encore des oiseaux, des vêtements, des objets d'or et d'argent. Quand tout est prêt, un promène les statues des dieux autour il''- arbres, puis mi met le feu et tout flambe. \ cette fête accourt une immense multitude qui vient de toute la Suie ci des contrées voisines : chacun apporte le- dieux et le- statues qu'il .1 préparées pour cette fête1.

Ces deux textes rapprochés parlent d'eux-mêmes. Notons cependant le rôle «lu chiffre sept dans les rites platéens : sept ans ci quatorze daidala. Les holocaustes hébraïques comportent aussi sept agneaux un quatorze agneaux cl quelques-uns se renouvellent duranl sept jours*. Sept esl le nombre rituel des Sémites. Nuus l'avons rencontré déjà dans les navigations des Phéniciens, où le septième jour devait être le juin- du Seigneur. Par la suite, nous allons le retrouver souvent dans les légendes de la Grèce homérique: les navigations odysséennes sont ordinairement rythmées par ce chiffre sept. La Thèbes «le lléotie est la Ville aux Sept Portes; elle a. dit-on, septante stades de tour; kadiinis, après avoir erré sept ans, se fixe et se repose el consacre aux dieux la huitième année Notons aussi que le rite de l'holocauste n'es! pas fréquent parmi les Hellènes, pens économes el entendus aux affaires, qui ne brûlent d'ordinaire en l'honneur des dieux qu'une faible part de la victime, la peau, entrailles, les viscères, les morceaux que les hommes ne veulent pas ou ne peuvent pas manger : les viandes vraiment comestibles sonl gardées pour le prêtre ci pour les assistants. V Odyssée pourtant semble connaître des sacrifices pareils a nus holocaustes platéens un syriens : 1 Quand lu seras

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d'objets précieux, '\i,> ['■''■■ ,' ' rOXwv*. ' Mai (l'ordinaire le IhH'Iici divin n'est rempli nui) do fumée odorante. Le verbe Ouui<î>, nui iguific brûler, fumer, faire brûler, faire fumer en /' honneur de» dieux, iguific plu pénale* ini'iil brûler de l'encens, Il avait donné le substantif Ouuiar^piov, l'encensoir, Or la première ville nue le Carthaginois Hannon Ponde au sortit île ' (donne d'Hercule est appelle, dans la traduction grecque de son périple, Thymialerion,

On ,-( longuement discuté le sens el l'origine du mot. Je le crois authentique nii'iii grec. Car cette traduction grecque d'un périple carthaginois contient deux sortes ilf noms de lieux. Les mis, simplement transcrits de I original, sont b peine habillés (rime parure grecque : •< Nous arrivons à Soloeis, EoXéc.;, promontoire couvert d'arbres»;on verra par la suite que So/opcsI un mol phénicien signifiant les Hoches, le Cap Rocheux. Mais d'autres noms ^nii évidemment traduits du phénicien en crée, l « * 1 1«* la Corne du Couchant, 'Eoitépou Kipaç, le Char des Dieux, 8ewv Oy7ju.a, la Coeur du Sud. Nôtou Képaç, etc. Je crois que Thymiaterion est l'un de ces noms traduits. Il se présente comme un vocable tout à l'ail grec. Quand on a voulu voir en lui un mol étranger, il a fallu recourir à d'étranges jeux étymologiques1. Que ce nom demi-religieux ail été donné par les explorateurs carthaginois à leur première station au delà des Colonnes, en pays inconnu, nous pouvons l'expliquer sans peine. Hannon a fondé là un sanctuaire du Dieu «le la Mer, ev8a Qocmoûvoç Upov lopua-â^evo. : il a l'ail là des sacrifices propitiatoires, brûlé des victimes el de l'encens; c'esl bien \'l:>ic<'i)soir. O'j^'.xt/v.ov. Skylax, t|iii nomme cette station Thumiateria, ajoute : « De ce point au cap Soloeis, s'étend la région de Libye la pins renommée et la pins sainte. ôvou.aaroTàT7) xal UpiOTaTZ], cl sur la pointe <ln cap se dresse 1111 grand autel, êrcs-rri jcouôç uévaç3. »

Il faut donc supposer un original sémitique, que traduit le mol grec Thymiaterion. Gel original devait être emprunté à la racine TOp, k.th.r, fumer, brûler, et le synonyme parlai! du grec Hvy.'.ù), brûler ou faire brûler des victimes ou de l'encens, sérail la forme piel "rep, kither, avec les deux voyelles caractéristiques de celle forme i et e. (Test du moins celle forme piel que les Septante traduisent par 8u|uw dans la phrase qui revient si souvent au livre des Rois : « ils sacrifiaient (i ils offraient de l'encens sur les liants lieux, sôup-tôiv èv tot.ç iir'/.oU ». Pour l'onomastique de ces hauts lieux, si l'on voulait tirer un nom propre de lEp, kither, il faudrait recourir aux modèles que nous avons dans l'Écriture, \\ïïh, Liban-on, "poin, Eerm-on, \vchlt, Salm-on, etc. : à étudier la plupart des noms de montagnes palestiniennes, il semble que la terminaison ",\ on, ajoutée à la racine verbale, soit de règle. Nous aurions donc p-TOp, kitheron, el nous trouvons ce nom de lieu Kithéron dans la Bible : c'esl le nom

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