Mol.. 55, 6d. Didot, p
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il Une région on dune vieille ville chananéenne, qui lui épargnée par la Iribu île Zabulon el que les Ghananéens continuent il oeeuper, moyennanl redevances, I i transcription grecque fti7/»<Jron-Ki8aîptov s'appliquerait exactement à ce nom propre hébraïque, car elle conserverait bien la vocalisation spéciale î et e de la forme piel. Le Kîthe'i'on serait 8uu.iainripiov, le Mont de [Holocauste ou de la Fumée, le Moul du Bûcher, comme ilil Pausanias, de la Lampe, comme dit I ucien, F Encensoir dont on aperçoit de loin la colonne de flamme el «le fumée, --.ii -jj-.i / u/vv //•. :/ uLoxpoTÔrou ïuvoircov oioa v:0-r'.77v : les dédales conservés el séchés depuis sept ans sont remplis d'aromates, 8uu.iau.aTwv -/./,-,/,. Le Kithéron avait d'abord porté le nom très grec à'Asterion, 'Aorépiov, la Monu> iir l'Astre, • parce que, dit Etienne de Byzance, ce sommet brille au loin comme un asli j*r,Xoû opouç xeiu.svt] toiç ït6ppa)8ev <•>■: awtïip vaiverai.
1 .1 roule ilu Kithéron tut donc suivie jadis par les caravanes sémitiques, comme elle est suivie aujourd'hui par les convois d'Athènes. A vingt-cinq ou t i*en te siècles d'intervalle, les mômes conditions de commerce oui imposé à la lléotie li' chois des mêmes routes el de la même capitale. I n trafic oriental, venu île Mégare comme jadis, ou d'Athènes comme aujourd'hui, fait île Thèbes la capitale béotienne parce qu'il fail des passes du Kithéron la grande route commerciale. Examinez ce qui se produit sous nos yeux. La capitale imposée à l.i Béotie par les navigateurs ri par les routes de l'Occident, Livadi, la grande Livadi des Francs, (1rs Vénitiens el des Turcs, perd de sa richesse el de sa population ii mesure que le trafic vers le golfe de Corinthe diminue, l'on à peu, Thèbes, qui n'était rien il \ a quarante ans encore, redevient la grande ville, If siège des autorités el des affaires. Nous voyons recommencer l'histoire lointaine. Il lui un temps très lointain, préhellénique, où Thèbes n'était rien. La capitale indigène était alors Orchomène, un peu au Nord de Livadi. Le commerce indigène el les émigrants venus du .Nord avaient créé cette capitale au point où 1rs routes venues du Nord. d'Atalante el des Thermopyles, convergent des dernières collines vers le centre do la cuvette; les Minyens, ^oriis do Thessalie, étaient montés du détroit eubéen el du golfe maliaque; c'esl pourquoi leur ville est a la sortie des routes du Nord. Orchomène lui riche, Orchomène lui puissante jusqu'au jour où Thèbes fui fondée. La rivalité politique el militaire de ces deux villes ne fait ensuite que traduire dans l'histoire leur concurrence commerciale. Thèlies linil par l'emporter, quand le développement des grands ports de l'Est, Corinthe, Mégare, hginc ou Athènes, lui assure le monopole du trafic béotien.... Orchomène tomba comme Livadi tombe aujourd'hui. Mais aux temps gréco-romains, quand les échelles du golfe Saronique perdent leur trafic cl quand 1rs marines occidentales viennent aux mouillages du golfe deCorinthe, Dièbes a son tour décline el se vide. Strabon nous la décrit comme un simple village. Dion Chrysostome \'>ii la liasse ville déserte el la seule acropole encore habitée : au milieu de l'agora désolée, une statue se dresse parmi les ruines. Pausanias enfin nous ùii : La ville dru bas est loul entière déserte:
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il h \ le. le que li"' temple I kcropole .1 ei ij ii<*I<iii<*m habitant . aile •>
pria le nom de rhèbes bu lieu de son ancien nom de Kadméc Livadi ou Léhadéc est déjà lu grande ville romaine des Béotien elle pré ente un
aspect aussi unir que les villes les | • 1 1 1 ^ riches de la Grën
l niic Mégare el ThMies, le Kithéron n'est pn le eul témoin île In grand rouir phénicienne. Légendes, tombeaux el lieux sacrés de fondation, icmhlc-l-il, élran gère, s'échelonnent aux diverses étapes. Dans In ville de Mégare, 1 ■< 'tait le tombeau de la mère d'IIéraklès, ilkniouc : elle s'en allai! il \i 1 1 n-l •<
elle mourut en chemin. \ la passe d'Eleusis, étaient enterrés 1rs chefs <\<- I expédition des Scjii contre Thèhes. \ la | ».i ^-,« * d'Elcutheres, r étaient les soldats de la môme expédition*. El peut-ôtre, au dire de certains savants, aurions-nous un souvenir religieux de celle époque dans les mystères il Eleusis que tant de particularités rattachent aux pratiques orientales. .1»' n'ai |»;is à discuter ni môme à exposer les si logiques el si vraisemblables conclusions que M. Koucart* a tirées de la seule étude «lis textes anciens : la légende d'Eleusis reconnaissait dans Eumolpos, qui fonda 1rs mystères, un lils de la nier, nu descendant de Poséidon, un étranger venu de Thrace (comme Kadmos) ou d'Ethiopie; les Anciens rapportaient à l'Egypte le culte éleusinien, comme ils faisaient venir delà môme Egypte le héros Lélex, fondateur de la Karia mégarienne*. Pour nous en tenir à uns arguments géographiques, le sanctuaire d'Eleusis est situé, comme les autres grands temples de la Grèce (Héraion d'Argos, Hyakinthion d'Amyclées, Olympieion d'Elide, Delphes de Phocide), à une étape courte ou longue du port de débarquement, au |>oinl où d'ordinaire les convois étrangers rencontrent les caravanes indigènes : le héros Eleusis passait pour un |»elit-lils d'Okéanos. El dans ce pays d'Eleusis subsistent des noms de lieux ou des familles de héros à l'aspect étrange.
Près du Képhise éleusinien, dont le courant est beaucoup plus violent que le Képhise attique, — :--t\ Se Krcpwoç -zbz 'EXzuo-îvi BtawTspov Ttapsvéusvoç toû reooTÉpou peûua, - on montre le tombeau d'un certain Zarax ou Zarex, tlowov Zâpr,xoç : « On prétend qu'Apollon lui enseigna la musique. Moi je crois que Zarax csl un étranger venu dans le pays de Lacédémone et, s'il existe vraiment un héros Zarax d'Athènes, je n'ai rien à en dire. » Sur la côte laconienne, en effet, on trouve un port do Zarax. Colle côte, qui « fournit les meilleures coquilles à pourpre après colles dt> la Phénicie »5, présente deux mouillages voisins, mais très différents. C'est d'abord un îlot, rattaché à la terre par une mince jetée de sables et de roches, la pointe Minoa, ïxpaMivwa, ou l'île Minoa, vîiffoç Mivbxx, toute semblable à notre Minoa mégarienne, avec la source1 d'Ino
1. Paus., IX. 7. 7(>: VIII, [33, '2: Strab., IV, H>3; Dion Chrysost., Or., VII. vol. I. éd. Dindorf.. p. 106; Paus., IX. 59, 2; cf. Fi'azer, V. p. 27.