Paus., I. W
". P. Foucart, Mémoires de /' [cad. des Inscriptions et Belles-Lettres, XXXV, |>. I. 1. Paus., I. 59, '.'; il. \ : i T. Frazer, Pausanias, II. p. 519 ol V. p. (i. :.. Paus., III. 21, 6.
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dans le voisinage, Ivoù; xaXotiiuvov uotop1 : cette source est un hou profond, un œil noir, dirait le mythe; ce n'esl pas un ruisseau courant. Le port, qui suit, s'appelle Zarax (porl actuel d'Ilieraka) : c'csl une sorte de 1 01 1 «^ fiord mi de canal rocheux qui serl de débouché a plusieurs torrents, avec un très bon mouillage, ïXXwç uiv «ùXtuevov vcopiov*. Nous verrons plus longuement |>;ir l,i suite que cette côte lui fréquentée par les flottilles phéniciennes cl quels souvenirs nombreux elle en ;i gardés. Zarax <!i>il être de ceux-ci : la racine STU, :. ;■. /. . . signifie en hébreu verser. Après le Porl de la Source. Jno, nous aurions le Porl du Déversoir ou du Courant, Zarax, qui sciait dieu un nom venu de l'étranger en terre laconienne, çivov uèv iœixôuevov :.: t/jv y/,v AaxeSaïuiviov. Il semble même qu'un doublet, sous forme de légende anthropomorphique, nous permette de vérifier nuire étymologie : car le héros Zarax d'Eleusis, ZàprjÇ, avait pour fille Bhoio, Pouo, c'est-à-dire le Courant (poT,, powt, âoiàç, etc.) : en montant de Vlégare, ville d'Ino-la-Source, vers le Kithéron, montagne de I Encensoir, les caravanes avaient à passer le Képhise, qui, desséché pendant l'été, devient, pendant l'hiver ou après les orages', un grand courant d'eaux troubles, peûua ^taiôrcpov, le déversoir des gorges d'Eleusis cl d'Oinoé, le Saranda-Potamoh, Quarante-Fleuves, d'aujourd'hui : piT. Zarak, disaient les Phéniciens; Rhoio, dirent les Hellènes. El l'Odyssée nous donnerait comme toujours la traduction la plus exacte : elle connall un mouillage d'Ithaque qui s'appelle le Porl Rheithron, le Port du Courant, Xiu.r(v 'PetBpov, par opposition ,i l'autre mouillage de l'Ile où les Nymphes mil leur source dans la caverne4. \u\ temps historiques, cette grand'route du Kithéron était doublée d'un sentier difficile qui, par Pagae et Aegosthènes, contournait la montagne cl traversait le pays de Platées : c'esl le sentier que suit Agésilas pour rentrer de liéotic dans \<- Péloponnèse, quand les Athéniens de Chabrias gardent le défilé d'Éleuthères. Mais, dangereux, étroit, exposé aux terribles rafales du golfe", ce chemin n'était suivi qu'en cas de nécessité : sur son parcours, au bourg d'Erencia, on montrait le tombeau d'une fille de Kadmos, Autonoé, qui était venue s'établir cl mourir lie
.le (inis doue que, ~-ui l,i nulle menant de Sillon, ville de l'Iininix ou d'Âgénor,
,i fhèbes, \illc de Kadmos, il suffit d'explorer les rives méridionales de l'Ile de l.i Paix, Salamis, l'Ile de la Halte, Minoa, ci la Pierre de PEpervier, Skula Sis, poui retrouver, grâce aux noms de lieux, l'emplacement d'un emporium phénicien. \ l'entrée i\<^ passes qui pénètrent dans la baie d'Eleusis, ces trois
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ci >i < >i 1 1 1 c| Mit s'appuyaient el •!• complétaient le un le autre Mai il loin inaiii|ii;iii oncorc une chose essentielle, l'aiguado, Poui avoii de l'eau, Ici marins dovaiont aller à la Source de l'Amitié, l/<</"\ on mieux - • ■ • Ilochei de la Caverne, Weflai'tt, s«»ns lequel ou près » 1 1 1« 1 1 i«*l la Source de lu l'i pute, Sithnith'8, el la Source « I « * Molkart, lm> Melikertèa, pouvaicnl assurer la provi sion. C'osl près de ces sources que s'installa lo bazar el < 1 1 1 • - v. hâtil la \ ille de la Caverne, Knria \legara. Los indigènes racontaient qu'en ce pays avait ri l.élex i|iii. venu d'Egypte, étail (ils de Poséidon el de Libye, x«ptx6p /ov Uvûwcou, tt/'.'V/ 81 [ToatiScôvoç •/-/'. \'.'/jii~. Mais ils disaienl aussi que la ville était alors Nisa el nue le héros Mégareus vinl plus tard de Béotie pour ronder Mégare.
Ces légendes signifient, en langage historique, que Nisa fui le débarcadère des étrangers, Mégare le bazardes indigènes, el que la Béotie ;i\;iil alors un port en face de Salamine : toutes choses parfaitement vraisemblables. En nous reportant aux habitudes des marines primitives, nous savons que les navigateurs traversenl les isthmes el les péninsules : la Béotie, nous <lis;iil Ephore, est une péninsule baignée par toutes les mers grecques; c'esl un isthme véritable entre les golfes du Sud el le canal du Nord, entre les mors de Corinthe ou de Mégare el les mers eubéennes ou maliaques. Reportons-nous à telle roule que nous avons étudiée entre la mer d'Eubée et le golfe Saronique, la route isthmique de Dékélie. A travers l'isthme attique, les caravanes débarquées à Oropos \ iennenl reprendre la nier an Pirée. A travers la Béotie, de Chalkis à Mégare, on peut tracer une roule exactement parallèle. Quand le Pirée n'est encore rien, quand Mégare est l'emporium dn golfe Saronique, celle roule béotienne remplace avantageusement la route attique de Dékélie. C'est à travers la Béotie que les convois eubéens descendent vers les flottes étrangères et que les caravanes étrangères montent à leur rencontre. A mi-chemin entre les deux mers, Thèbes marque rétape principale. Quand donc celle route est suivie, Thèbes est le grand bazar et, réciproquement, quand Thèbes est le bazar, il lui faut aux deux bouts de la route terrestre deux échelles, l'une sur la mer dn Nord, l'antre sur la mer du Sud. C'est pourquoi, aux temps homériques, Thèbes a les deux échelles de Nisa et d'Aulis.
Anlis est le port des Aehéens sur lo détroit d'Eubée : c'est à Anlis que l'épopée réunit la flotte dn Roi des Uois. Nisa figure aussi dans ['Iliade : Nisa lient alors la place de Mégare. Car les poèmes homériques ne mentionnent même pas le nom de Mégare. Par contre, le Catalogue des Vaisseaux range parmi les villes béotiennes Nisa la divine, Nwàvcs Ça9é7|v. La ville terrienne de Mégare n'existe pas encore; mais la légende locale se rappellera toujours que Nisa étail alors
l'échelle et la ville, Mévapa, dit Pausanias, tcoôtsoov Nîa-a xaXouuivr '. Aux temps