‹ Les Phénomènes de Choc dans le Coryza SpasmodiqueChapitre 11 sur 16 · ARR URI · texte numérisé non relu

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La malade se remet au lit.

Cinq minutes après la sortie du bain, prurit violent, généralisé, suivi presque aussitôt de l'apparition de placards érythémateux, des dimensions de la paume de la main, à l’avant-bras gauche, au coude droit, à la région présternale, au pied droit. Un piqueté scarlatiniforme se vit sur l'abdomen et le cou.

À 15 h. 20, le prurit se calme, et l’érythème pâlit ; à 16 h. 30, tout a cessé.

À 17 heures, apparition de phénomènes de coryza spasmodique (éternuements, larmoiement, enchifrènement) et de dyspnée.

À 9 heures, crise d'asthme violente, qui dure environ deux heures, et se termine par l’expulsion de crachats muqueux, renfermant 10 pour 100 d’éosinophiles.

Détail curieux, et qui montre à quel point est complexe l’étiologie de ces accidents a frigore : alors que la sortie d’un bain chaud dans une atmosphère froide reproduit constamment les troubles qui viennent d’être décrits, n1 le bain chaud à lui seul, donné dans une pièce chaude, ni le bain froid, ne les produisent. C’est le brusque refroidissement qui, semblet-il, est nécessaire à leur genèse.

III. Rôze Des PoLLENS. — Respiration. Le 1er février 1921, la malade n'ayant eu depuis plusieurs jours, ni coryza spasmodique, ni asthme, on lui fait respirer, pendant quatre minutes, par les narines, du pollen de graminées recueilli au mois de juin 1920, et contenu dans un tube à essai.

à 10 h, 5. Avant l'épreuve ....... 12 400 leucocytes. à 10 h. 10 (imméd. apr. l’épreuve). 12 600 —-

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À 10 h. 25, éternuements, larmoiement, écoulement nasal. À 11 h. 05, crise d'asthme typique, d’une durée de trois heures environ.

Cuti-réaction. — Le 3 février, on fait au bras droit une scarification légère sur laquelle on dépose un peu de pollen. L'expérience détermine : 4° localement une papule, des dimensions d’une pièce d’un franc environ, qui apparaît au bout de quelques minutes, est à son maximum de développement après une heure et disparaît le lendemain ; 2 une crise hémoclasique manifeste et très rapide; 3 une crise d'asthme tardive.

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Vers 9 heures du soir, début de la crise d’asthme, qui dure environ une heure et demie.

Le rôle des pollens dans la genèse des accidents respiratoires semble spécifique ; en tout cas, la malade se montre insensible à l’odeur du cheval (enfermée pendant trois quarts d’heure dans une écurie où séjournaïent trois chevaux, elle n’a présenté ni crise hémoclasique, ni malaise d'aucune sorte). D’autre part, la cuti-réaction, effectuée avec des squames de cheval, n’a donné aucun résultat positif.

IV. Rôze pes méDicAMENTS. — 1° Jngestion. Le 9 février 1921, l’ingestion, à jeun, de 10 centigrammes d’aspirine détermine : une crise hémoclasique immédiate, un érythème généralisé, à la fois maculeux et ortié; du coryza spasmodique et une attaque d'asthme. Voici le détail de ces accidents :

DE PAS LR 12 800 leucocytes.

à 12 h. 40. Ingestion de 0 gr. 10 d’aspirine, en solution. FIERTÉ ESS TR Pa 12 600 leucocytes.

EE EC Pr tr 8 200 —

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